Roland Lesaffre: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Roland Lesaffre en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
57
œuvres recensées
56 films · 1 série
- Première année recensée
- 1938
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 26 juin 1927 à Clermont-Ferrand, Roland Lesaffre s’engage durant cinq années chez les fusiliers marins, période au cours de laquelle il suit des cours de comédie en parallèle de compétitions sportives, amorçant ainsi une double expérience physique et artistique qui marque ses débuts professionnels. (Source : Cinémathèque française, 2009) C’est au cours de ces années qu’il rencontre Marcel Carné, présenté par Jean Gabin, rencontre déterminante qui oriente durablement sa trajectoire vers le cinéma. (Source : Cinémathèque française, 2009) Carné lui confie en 1949 un premier rôle dans « La Marie du port », aux côtés de Jean Gabin et Nicole Courcel, même si sa participation n’est pas créditée au générique, ce qui constitue néanmoins un point de départ décisif dans sa carrière d’acteur. (Source : Cinémathèque française, 2009) Dès le début des années 1950, Lesaffre apparaît dans plusieurs productions importantes, parmi lesquelles « Juliette ou la clef des songes » et « Thérèse Raquin », consolidant progressivement son statut de comédien régulier au sein du cinéma français de l’après-guerre. (Source : Cinémathèque française, 2009) En quelques années, il passe ainsi du statut de jeune acteur formé sur le terrain à celui de collaborateur fréquent de réalisateurs confirmés, notamment dans l’univers de Carné. (Source : Cinémathèque française, 2009)
Collaboration avec Marcel Carné et ancrage dans le cinéma français
La carrière de Roland Lesaffre est étroitement liée à celle de Marcel Carné, qui en fait l’un de ses acteurs de prédilection à partir de 1949. (Source : Cinémathèque française, 2009) Son nom apparaît dès lors au générique de la plupart des films du cinéaste, dans des rôles où il impose une silhouette tour à tour pittoresque, gouailleuse ou plus sombre, notamment dans « Thérèse Raquin » (1953), « Les Tricheurs » (1958) ou « Terrain vague » (1960). (Source : Cinémathèque française, 2009) En 1954, il tient le haut de l’affiche dans « L’Air de Paris », où il interprète un boxeur ambitieux entraîné par un ancien champion incarné par Jean Gabin, film qui contribue à renforcer sa visibilité auprès du public comme des professionnels. (Source : Cinémathèque française, 2009) Avec Carné, Lesaffre prolonge cette collaboration sur la durée, jusqu’aux années 1960 et 1970, avec des titres comme « Du mouron pour les petits oiseaux » (1963), « Trois chambres à Manhattan » (1965), « Les Jeunes loups » (1968), « Les Assassins de l’ordre » (1970) et « La Merveilleuse visite » (1973), couvrant ainsi plusieurs phases de l’évolution du cinéma de Carné. (Source : Cinémathèque française, 2009) Cette fidélité professionnelle se traduit également par la présence de Lesaffre dans le documentaire « Carné, l’homme à la caméra » réalisé en 1979, où il apparaît dans un dispositif de mémoire autour de l’œuvre du cinéaste. (Source : Cinémathèque française, 2009)
Filmographie marquante et diversité des réalisateurs
Si Roland Lesaffre demeure associé à Marcel Carné, il travaille également avec plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma français et international, inscrivant sa filmographie dans un réseau de collaborations diversifiées. (Source : Cinémathèque française, 2009) Il apparaît ainsi chez Jacques Becker dans « Casque d’or » (1951), chez Max Ophuls dans « Le Plaisir » (1951) et chez André Cayatte dans « Nous sommes tous des assassins » (1952), trois films emblématiques du début des années 1950. (Source : Cinémathèque française, 2009) Il tourne également pour Jean Grémillon dans « L’Amour d’une femme » (1953) et pour Jean-Pierre Melville dans « Quand tu liras cette lettre » (1953), confirmant sa présence dans des univers de mise en scène très différents. (Source : Cinémathèque française, 2009) En 1954, il joue dans « To Catch a Thief » (« La Main au collet ») réalisé par Alfred Hitchcock, expérience qui l’inscrit ponctuellement dans une production d’envergure internationale. (Source : Cinémathèque française, 2009) Au fil des années 1950 et 1960, sa filmographie s’enrichit de titres variés comme « Si Paris nous était conté » de Sacha Guitry (1955), « Crime et châtiment » de Georges Lampin (1956), « Méfiez-vous fillettes » d’Yves Allégret (1957) ou encore « Amour, autocar et boîtes de nuit » de Walter Kapps (1958). (Source : Cinémathèque française, 2009)
Années 1960-1970 : genres populaires et productions internationales
Au cours des années 1960, Roland Lesaffre poursuit une activité soutenue dans des films qui explorent aussi bien le polar, le mélodrame que le film d’aventures ou de genre. (Source : Cinémathèque française, 2009) Il joue notamment dans « Fête espagnole » (1960) de Jean-Jacques Vierne, « Les Menteurs » (1961) et « L’Accident » (1962) d’Edmond T. Gréville, ou encore « Du mouron pour les petits oiseaux » (1963) de Marcel Carné, élargissant sa palette à des registres parfois plus populaires. (Source : Cinémathèque française, 2009) Il participe à des productions internationales comme « Ursus e la ragazza Tartara » / « La Fille des Tartares » (1961) de Remigio Del Grosso et « 2 + 5: Missione Hydra » / « Destination planète Hydra » (1965) de Pietro Francisci, film de science-fiction italien resté l’un de ses titres les plus souvent cités dans les filmographies. (Source : Cinémathèque française, 2009) La seconde moitié des années 1960 et le tournant des années 1970 le voient apparaître dans « Le Bal des voyous » (1967) de Jean-Claude Dague, « Les Enfants de Caïn » (1968) de René Jolivet, « Traquenards » (1968) de Jean-François Davy ou « Le Bourgeois gentil mec » (1969) de Raoul André, autant de films qui prolongent sa présence dans un cinéma de genre et de série. (Source : Cinémathèque française, 2009) En 1970, il est à l’affiche des « Assassins de l’ordre » de Carné et du « Mur de l’Atlantique » de Marcel Camus, avant de retrouver Carné pour « La Merveilleuse visite » en 1973, témoignant de la continuité de ses collaborations au-delà des années 1960. (Source : Cinémathèque française, 2009)
Activité à la télévision, prolongements de carrière et engagements artistiques
Parallèlement au cinéma, Roland Lesaffre mène une seconde carrière à la télévision, où il apparaît dans de nombreux téléfilms, prolongeant son activité d’acteur au-delà des seules salles obscures. (Source : Cinémathèque française, 2009) Il continue à tourner au cinéma jusqu’à la fin des années 1980 et au début des années 1990, avec des rôles dans « Il faut vivre dangereusement » (1975) de Claude Makovski, « Bernadette » (1987) et « La Passion de Bernadette » (1989) de Jean Delannoy, puis « Dames galantes » (1990) de Jean-Charles Tacchella. (Source : Cinémathèque française, 2009) Il apparaît également dans le documentaire « Le Fantôme d’Henri Langlois » (2004) de Jacques Richard, qui revient sur l’histoire de la Cinémathèque française, institution avec laquelle son nom est associé par la suite. (Source : Cinémathèque française, 2009) En 1991, il publie un livre de souvenirs intitulé « Mataf », témoignage écrit sur son parcours professionnel et sur son expérience du milieu cinématographique et artistique. (Source : Cinémathèque française, 2009) À partir de 2010, les archives de Roland Lesaffre sont consultables à la Cinémathèque française, signe de la reconnaissance institutionnelle de sa contribution au cinéma et de la volonté de préserver la mémoire de son travail, notamment en lien avec l’œuvre de Marcel Carné. (Source : Cinémathèque française, 2009)
Rôles récurrents et place dans le paysage des acteurs français
Sur l’ensemble de sa carrière, Roland Lesaffre s’impose comme un acteur fréquemment associé à des rôles de second plan, mais dont la présence régulière marque durablement le paysage du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle. (Source : AlloCiné, 2009) Il se distingue par une participation continue à des films d’auteurs comme à des productions plus commerciales, ce qui lui permet de traverser les époques en accompagnant l’évolution des genres et des formats, des années 1950 aux années 1990. (Source : Cinémathèque française, 2009) Son interprétation du boxeur dans « L’Air de Paris » est souvent mentionnée comme l’un de ses rôles les plus marquants, en raison de la place centrale du personnage et de la dimension sportive qui fait écho à son passé d’athlète. (Source : Cinémathèque française, 2009) Dans la plupart de ses autres films, il occupe des rôles secondaires, parfois brefs, qui contribuent à structurer l’univers des récits, qu’il s’agisse de drames sociaux, de chroniques urbaines ou de films policiers. (Source : Cinémathèque française, 2009) Cette trajectoire, jalonnée de collaborations avec des cinéastes comme Carné, Becker, Ophuls, Grémillon, Melville, Hitchcock, Guitry ou Delannoy, inscrit Roland Lesaffre dans une histoire du cinéma où la figure du comédien de composition occupe une place essentielle, souvent discrète mais constamment présente. (Source : Cinémathèque française, 2009)
Films et séries avec Roland Lesaffre
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