Paul Bonifas: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Paul Bonifas en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
80
œuvres recensées
72 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1975
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Paul Bonifas naît le 3 juin 1902 à Paris, où il suit initialement une carrière dans l’administration des douanes tout en prenant des cours d’art dramatique au Conservatoire de Paris durant les années 1920 (Source : Wikipédia, 2008). Il y obtient un premier prix de comédie, distinction qui lui ouvre les portes des grandes institutions théâtrales parisiennes (Source : Wikipédia, 2008). En 1933, il rejoint le Théâtre de l’Odéon comme pensionnaire, s’inscrivant dans la tradition des comédiens formés aux classiques et à un répertoire exigeant (Source : Wikipédia, 2008). Quelques années plus tard, en 1936, il intègre la Comédie-Française, où il interprète les grands textes du répertoire, confirmant ainsi son ancrage dans le théâtre public français (Source : Wikipédia, 2008). Parallèlement à ce travail de troupe, il commence à apparaître au cinéma, amorçant une trajectoire qui le conduira à naviguer entre scène et écran pendant plusieurs décennies (Source : Wikipédia, 2010).
Premiers pas au cinéma avant-guerre
Au milieu des années 1930, Paul Bonifas commence sa carrière à l’écran avec une première apparition en 1935 dans une adaptation de Crime et Châtiment réalisée par Pierre Chenal, tirée du roman de Fiodor Dostoïevski (Source : Wikipédia, 2010). L’année suivante, il poursuit son activité cinématographique tout en restant attaché à la Comédie-Française, consolidant un profil d’acteur capable de passer du théâtre aux plateaux de tournage (Source : Wikipédia, 2010). En 1934, il figure déjà dans Le voyage de Monsieur Perrichon, et en 1939 dans Les Cinq Sous de Lavarède, où il interprète un marin, ainsi que dans Le Chasseur de chez Maxim’s, au sein de productions représentatives du cinéma français de la fin des années 1930 (Source : Wikipédia, 2010). Ces rôles, souvent secondaires, l’installent comme visage familier de personnages de composition, ancrés dans un registre tantôt comique, tantôt de caractère (Source : IMDb, 2017). À la veille de la Seconde Guerre mondiale, sa filmographie témoigne déjà d’une activité soutenue en parallèle d’une carrière théâtrale institutionnelle (Source : AlloCiné, 2026).
Engagement pendant la Seconde Guerre mondiale et activité à Londres
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Paul Bonifas sert comme lieutenant d’artillerie, est grièvement blessé et est évacué avec son unité lors de l’opération de Dunkerque, épisode qui marque une rupture dans son parcours (Source : Wikipédia, 2010). Réfugié à Londres, il rejoint la France libre et participe aux émissions de Radio Londres, s’adressant à la France occupée au sein de la propagande alliée (Source : Wikipédia, 2010). En 1942, il apparaît dans le film britannique The Foreman Went to France, qui s’inscrit dans la production de guerre visant à soutenir l’effort allié, confirmant son intégration dans le milieu cinématographique anglophone (Source : Wikipédia, 2010). L’année suivante, en 1943, il fonde la troupe « The Molière Players », qui joue principalement Molière dans des théâtres londoniens, en province et dans les casernes de l’armée française, contribuant à la diffusion du répertoire français en exil (Source : Wikipédia, 2010). Entre 1943 et 1944, cette troupe se produit notamment au Comedy Theatre de Londres dans des pièces comme Le Malade imaginaire, Le Misanthrope, Les Femmes savantes et Le Paquebot Tenacity, inscrivant Bonifas dans un réseau de collaborations théâtrales internationales (Source : Wikipédia, 2010).
Carrière britannique au cinéma pendant la guerre
Durant son séjour en Grande-Bretagne, Paul Bonifas enchaîne plusieurs rôles dans le cinéma britannique, prolongeant ainsi sa visibilité auprès d’un public anglophone (Source : Wikipédia, 2010). Il apparaît dans The Big Blockade en 1942, dans un petit rôle, au sein d’un film de propagande sur l’économie de guerre (Source : Wikipédia, 2010). Il joue ensuite dans Two Fathers aux côtés de Bernard Miles, sous la direction d’Anthony Asquith, ce qui le place dans l’orbite d’un cinéaste important du cinéma britannique des années 1940 (Source : Wikipédia, 2010). On le retrouve également dans des productions de genres variés comme les comédies musicales Heaven Is Round the Corner et Champagne Charlie, le film d’aventures The Man from Morocco, le drame comique Johnny Frenchman et le film à sketches fantastique Dead of Night, où il incarne un client de cabaret français dans le segment consacré au ventriloque (Source : Wikipédia, 2010). Ces participations, souvent dans des seconds rôles, attestent d’une insertion durable dans l’industrie britannique à un moment où les acteurs français exilés trouvent leur place dans les studios londoniens (Source : IMDb, 2017).
Retour en France et travaux au théâtre
En 1946, après la guerre, Paul Bonifas revient en France et reprend son activité théâtrale, se spécialisant dans la comédie tout en acceptant également des rôles dramatiques (Source : Wikipédia, 2010). Il retrouve les scènes parisiennes et régionales, s’inscrivant dans la reconstruction du paysage théâtral d’après-guerre (Source : WikiDoublage, 2026). Dans les années 1970, il participe à des mises en scène comme Douze Hommes en colère de Reginald Rose, dans une mise en scène de Michel Vitold au théâtre Marigny en 1970, ce qui le rattache à des adaptations scéniques de textes déjà marquants au cinéma et à la télévision (Source : WikiDoublage, 2026). En 1971, il joue dans Les Anges meurtriers de Conor Cruise O’Brien, mis en scène par Joan Littlewood au théâtre de Chaillot, manifestation d’un théâtre politique et engagé sur les scènes institutionnelles françaises (Source : WikiDoublage, 2026). En 1972, il figure dans Les Bas-fonds de Maxime Gorki, mis en scène par Robert Hossein à Reims puis à l’Odéon, confirmant un parcours où les grandes œuvres du répertoire international occupent une place importante (Source : WikiDoublage, 2026).
Filmographie marquante des années 1950
Dans les années 1950, Paul Bonifas consolide sa présence au cinéma à travers un ensemble de rôles secondaires dans des productions françaises et internationales (Source : Wikipédia, 2010). Il apparaît en 1951 dans Monsieur Fabre où il interprète le ministre Victor Duruy, au sein d’un film biographique centré sur le naturaliste Jean-Henri Fabre (Source : Wikipédia, 2010). La même année, il joue le commandant dans Duel à Dakar et participe à Emmenez-moi à Paris, illustrant la diversité des genres abordés, du film d’aventures à la comédie (Source : Wikipédia, 2010). En 1952, il tient le rôle de l’inspecteur dans The Green Glove, coproduction franco-américaine avec Glenn Ford, puis apparaît comme voyageur dans La Vérité sur Bébé Donge, adaptation d’un roman de Georges Simenon (Source : Wikipédia, 2010). Plus tard, en 1956, il figure dans Trapeze de Carol Reed, dans le rôle d’un colporteur de cirque, et dans Notre-Dame de Paris (version 1956) où il interprète le maître Lecornu, confirmant ainsi une présence régulière dans des films à diffusion internationale (Source : Wikipédia, 2010).
Années 1960 : cinéma français et international
Au cours des années 1960, Paul Bonifas multiplie les apparitions au cinéma dans un grand nombre de productions françaises et étrangères, souvent dans des rôles de notables, d’hommes de loi ou de figures de caractère (Source : IMDb, 2017). En 1960, il incarne un maire dans The Enemy General, joue le père de Ginette dans le segment « Virginité » du film à sketches La Française et l’amour, et apparaît dans La Vérité de Henri-Georges Clouzot dans un rôle de greffier (Source : Wikipédia, 2010). En 1963, il tourne notamment dans Les Abysses où il interprète Monsieur Lapeyre, mais aussi dans Les Dimanches de Ville d’Avray où il tient le rôle de l’épicier, contribuant à des œuvres marquantes du cinéma français de l’époque (Source : IMDb, 2017). La même année, il participe à Charade de Stanley Donen, dans le rôle de Monsieur Felix, aux côtés d’Audrey Hepburn et Cary Grant, film qui s’impose comme un modèle de thriller sophistiqué anglo-américain tourné en grande partie à Paris (Source : IMDb, 2017). En 1964, il apparaît dans Greed in the Sun (Cent mille dollars au soleil) et dans The Train de John Frankenheimer, où il incarne Spinet, figure de la Résistance, dans un récit centré sur le transport de tableaux pendant l’Occupation (Source : IMDb, 2017).
Fin de carrière au cinéma et à la télévision
Dans la seconde moitié des années 1960 et au début des années 1970, Paul Bonifas poursuit une activité soutenue, enchaînant les rôles dans des films de genres variés (Source : IMDb, 2017). Il apparaît notamment dans Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? en 1966, satire du milieu de la mode, puis dans Paris brûle-t-il ? la même année, où il incarne un maire non crédité dans cette fresque historique consacrée à la Libération de Paris (Source : Wikipédia, 2010). On le retrouve également dans La Promesse (1969) et L’Arbre de Noël (1969), attestant d’une présence constante dans la production française de la fin des années 1960 (Source : Wikipédia, 2010). À la télévision, il participe à la série Maurin des Maures où il interprète Pons entre 1970 et 1974, ce qui souligne son inscription dans le développement de la fiction télévisuelle française de cette période (Source : IMDb, 2017). Au milieu des années 1970, il tourne notamment dans Le Train (1973), Je sais rien, mais je dirai tout et Il n’y a pas de fumée sans feu ainsi que dans Le Retour du grand blond (1974) et Dupont Lajoie (1975), où il joue un maire, dernière étape d’une filmographie qui s’étend sur plus de quarante ans (Source : IMDb, 2017).
Activité de doublage et contributions spécifiques
En parallèle de ses activités au théâtre et au cinéma, Paul Bonifas développe une carrière régulière dans le doublage, prêtant sa voix à de nombreux acteurs étrangers dans la version française de films internationaux (Source : Wikipédia, 2008). Il double notamment Albert Dekker dans des films comme L’Aventurier du Rio Grande (1959) et La Horde sauvage (1969), participant ainsi à la diffusion en français de westerns américains majeurs (Source : Wikipédia, 2008). Il assure également le doublage de James Westerfield dans Le Fier Rebelle (1958) et Cent dollars pour un shérif (1969), confirmant son positionnement récurrent sur des rôles de second plan dans des œuvres à large diffusion (Source : Wikipédia, 2008). Par ailleurs, il prête sa voix à Wallace Ford dans Crépuscule sur l’océan (1958) et Un coin de ciel bleu (1965), poursuivant un travail de comédien de doublage ancré dans le cinéma américain de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2008). Cette activité complémentaire illustre la diversité de ses interventions dans l’industrie de l’audiovisuel, entre jeu à l’écran, présence scénique et travail vocal au service de la circulation des films étrangers en France (Source : WikiDoublage, 2026).
Films et séries avec Paul Bonifas
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