Andrea Riseborough: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Andrea Riseborough en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
72
œuvres recensées
60 films · 12 séries
- Première année recensée
- 2004
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2006, Venus de Roger Michell ouvre la filmographie d’Andrea Riseborough au cinéma. L’année précédente, elle avait suivi le cursus de la Royal Academy of Dramatic Art, après des débuts au Théâtre du Peuple, à Newcastle upon Tyne, puis une scolarité à la Church High School de Jesmond. Cette entrée par le théâtre, puis par un premier rôle à l’écran, dessine une présence déjà mobile entre scène et plateau.
Andrea Riseborough, de RADA à « Venus »
Née le 20 novembre 1981 à Whitley Bay, dans le Northumberland, Andrea Louise Riseborough grandit à Whitley Bay. Le théâtre arrive tôt dans sa formation, au Théâtre du Peuple de Newcastle upon Tyne, avant la Royal Academy of Dramatic Art, dont elle sort diplômée en 2005. Ce passage par une école prestigieuse ne la détourne pas des formats les plus variés, puisqu’elle passe très vite du long métrage à la télévision et à la scène.
En 2006, Venus la place chez Roger Michell dans un premier film qui lance une série d’apparitions très suivies. L’année suivante, Magicians d’Andrew O’Connor lui offre un rôle plus ample, puis 2008 la voit dans Happy-Go-Lucky de Mike Leigh et Love You More de Sam Taylor-Johnson. Deux ans plus tard, elle revient avec Never Let Me Go de Mark Romanek, Made in Dagenham de Nigel Cole et Brighton Rock de Rowan Joffé. Cette suite de titres installe un rapport régulier à des cinéastes venus d’horizons très différents.
La scène ne disparaît pas de son horizon pendant cette période. En 2006, elle joue dans Miss Julie d’August Strindberg et dans Measure for Measure de Shakespeare au Theatre Royal. En 2008, elle est sur les planches d’Ivanov d’Anton Tchekhov dans le West End. Ces engagements dessinent un va-et-vient constant entre répertoire et écrans.
Télévision britannique et premiers jalons
Le téléfilm The Long Walk to Finchley, en 2008, lui vaut une nomination au BAFTA pour son interprétation de Margaret Thatcher. La même période la voit apparaître dans la mini-série Channel 4 The Devil's Whore. Ces deux travaux la situent dans une télévision britannique qui privilégie les rôles historiquement ou politiquement chargés.
En 2016, National Treasure prolonge cette présence télévisuelle. Riseborough y rejoint une distribution qui l’inscrit dans un autre registre, sans quitter le terrain des productions britanniques. Quelques mois plus tard, elle apparaît aussi dans Bloodline, saison 2, sous les traits d’Evangeline Radosevich. Le même mouvement se retrouve en 2017, quand elle tient un épisode de Black Mirror et partage l’affiche de Battle of the Sexes.
Le téléfilm, la mini-série et l’épisode isolé lui offrent des cadres très distincts. Riseborough y travaille des formats courts qui demandent une installation immédiate du personnage, puis revient vers le cinéma avec la même régularité. En parallèle, elle passe par Waco en 2018, puis par ZéroZéroZéro en 2020, où elle interprète Emma Lynwood.
Des films de studio aux marges indépendantes
En 2011, W.E. de Madonna lui confie le rôle de Wallis Simpson. Le film attire l’attention sur son interprétation, puis Shadow Dancer de James Marsh et Disconnect de 2012 l’installent dans une série de productions où les seconds rôles comptent autant que les têtes d’affiche. L’année suivante, elle passe dans Welcome to the Punch et Oblivion, où elle joue Victoria face à Tom Cruise.
Le milieu des années 2010 la conduit vers des films très observés. En 2014, Birdman d’Alejandro González Iñárritu l’inscrit dans une distribution d’ensemble. Deux ans plus tard, Nocturnal Animals de Tom Ford lui donne le rôle d’Alessia. En 2018, elle apparaît dans Mandy, où elle incarne Mandy Bloom, tout en figurant au générique de The Death of Stalin, Burden et Nancy. Ce va-et-vient d’un titre à l’autre la maintient dans des projets très repérés, sans l’enfermer dans un seul type de personnage.
La même année, Waco la retrouve à la télévision dans le rôle de Judy Schneider. En octobre 2018, elle siège au jury du 62e Festival du film de Londres, présidé par Lenny Abrahamson. Cette présence en festival prolonge une carrière déjà traversée par le théâtre, la série et le cinéma de plateau, avec des allers-retours qui n’obéissent à aucune hiérarchie stable.
« To Leslie » et l’épisode des Oscars
En 2023, To Leslie de Michael Morris place Andrea Riseborough au centre d’un nouveau pic d’attention. Le film lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice, une première pour elle. L’itinéraire autour de cette nomination est singulier par son ampleur médiatique, mais le cœur du sujet reste son interprétation d’une mère dans un film indépendant.
Cette reconnaissance coexiste avec un dossier de presse critique nourri par ses films précédents, de Birdman à Mandy, de Oblivion à Nocturnal Animals. Riseborough y apparaît comme une interprète que des cinéastes très différents convoquent pour des personnages de tension, de rupture ou de repli. Le cas de To Leslie s’ajoute à cette série sans l’effacer.
L’année suivante, elle donne la réplique à Kate Winslet, Matthias Schoenaerts et Guillaume Gallienne dans The Regime, mini-série créée et réalisée par Stephen Frears pour HBO. Elle joue aussi dans Au fil des saisons, aux côtés de Catherine Deneuve, où elle interprète Laura. Dans Lee, elle retrouve Kate Winslet et incarne Audrey Withers, ancienne rédactrice de Vogue en Grande-Bretagne. Le présent de sa carrière se lit dans cette circulation entre mini-série politique, comédie franco-américaine et film biographique.
Récompenses, distinctions et repères
Le BAFTA obtenu pour The Long Walk to Finchley reste l’un des repères les plus nets de son travail télévisuel. La nomination à l’Oscar pour To Leslie en constitue un autre. Entre ces deux jalons, Riseborough a traversé plus d’une décennie de films et de séries en passant par Roger Michell, Mike Leigh, Sam Taylor-Johnson, Mark Romanek, Madonna, James Marsh, Tom Ford et Stephen Frears.
Son nom circule aussi sous plusieurs formes selon les langues, de l’alphabet coréen au cyrillique, du japonais à l’arabe. Cette diffusion accompagne une présence qui s’est construite moins par la répétition d’une image que par la diversité des contextes de jeu. Les titres qui reviennent le plus souvent dessinent un réseau précis : Venus, Happy-Go-Lucky, Never Let Me Go, W.E., Oblivion, Birdman, Nocturnal Animals, Mandy, To Leslie, The Regime.
- Venus de Roger Michell, 2006
- Magicians d’Andrew O’Connor, 2007
- Happy-Go-Lucky de Mike Leigh, 2008
- Love You More de Sam Taylor-Johnson, 2008
- Never Let Me Go de Mark Romanek, 2010
- Made in Dagenham de Nigel Cole, 2010
- Brighton Rock de Rowan Joffé, 2010
- W.E. de Madonna, 2011
- Oblivion de Joseph Kosinski, 2013
- Birdman d’Alejandro González Iñárritu, 2014
- Nocturnal Animals de Tom Ford, 2016
- Battle of the Sexes, 2017
- The Death of Stalin, 2017
- Mandy, 2018
- To Leslie, 2023
- The Regime, 2024
Films et séries avec Andrea Riseborough
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Récompenses et Nominations
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