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Connu pour
Son
Sexe
Homme
Crédits connus
64
Né
24/09/1924
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
13/04/2006 (81 ans)

Jacques Maumont: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Jean Maumont

Repères de carrière

La carrière de Jacques Maumont en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

64

œuvres recensées

64 films · 0 séries

Première année recensée
1958
Dernière année recensée
1986

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Jacques Maumont naît le 24 septembre 1924 à Paris et s’impose au fil des décennies comme l’un des ingénieurs du son marquants du cinéma français de l’après-guerre (Source : IMDb, 2006). Actif dès la fin des années 1950, il apparaît au générique de courts métrages liés à la jeune génération de cinéastes, notamment « Charlotte et son Jules » de Jean-Luc Godard, réalisé en 1958, où il officie comme ingénieur du son (Source : AlloCiné, 2023). Sa carrière s’inscrit rapidement dans le contexte de la Nouvelle Vague, mouvement qui accorde une place importante à l’expérimentation formelle, y compris dans le domaine sonore (Source : AlloCiné, 2023). Dès cette période, il est identifié dans les bases de données professionnelles comme technicien spécialisé dans la prise de son et le mixage, fonction qu’il conservera tout au long de sa trajectoire (Source : AlloCiné, 2012). Parallèlement, il commence à collaborer avec des productions internationales tournées en Europe, ce qui contribue à élargir son champ d’intervention au-delà du strict cadre du cinéma français (Source : IMDb, 2006).

Travail dans la Nouvelle Vague et le cinéma d’auteur

Au tournant des années 1960, Jacques Maumont est associé à plusieurs films emblématiques de la Nouvelle Vague, confirmant son inscription au cœur du renouveau esthétique de cette période (Source : AlloCiné, 2023). En 1960, il est crédité comme ingénieur du son sur « À bout de souffle » de Jean-Luc Godard, œuvre fondatrice qui bouscule les codes de mise en scène et dont le dispositif sonore participe à la modernité du film (Source : AlloCiné, 2023). Deux ans plus tard, il travaille sur « Vivre sa vie : film en douze tableaux », toujours réalisé par Godard, cette fois au poste de mixeur, accompagnant une mise en forme plus fragmentée et réflexive (Source : AlloCiné, 2023). En 1963, il est au générique des « Carabiniers », autre titre majeur de Godard, où son travail de sonorisation soutient un ton à la fois distancié et satirique (Source : Fandango, 2025). Il participe également à « Le petit soldat », tourné au début des années 1960, confirmant une collaboration régulière avec ce cinéaste sur plusieurs projets successifs (Source : Wikipédia, 2019). Par ces contributions, Maumont devient l’un des techniciens auxquels le cinéma d’auteur français confie volontiers la responsabilité de la bande sonore (Source : AlloCiné, 2023).

Collaboration avec les grands auteurs français

Au-delà de la Nouvelle Vague, Jacques Maumont intervient sur des films de réalisateurs installés, contribuant à des œuvres qui occupent une place centrale dans l’histoire du cinéma français (Source : AlloCiné, 2023). Il travaille ainsi sur « La Vie de château » de Jean-Paul Rappeneau, sorti en 1966, où il est mentionné comme ingénieur du son, dans un film mêlant comédie et contexte historique (Source : FilmBooster, 2023). La même année, il officie sur « Made in U.S.A. » de Jean-Luc Godard, confirmant la confiance durable du cinéaste dans ses compétences techniques (Source : FilmBooster, 2023). En 1967, il est crédité sur « Les Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy, grande production musicale dont la conception sonore exige un travail précis d’équilibre entre dialogues, chansons et orchestre (Source : Fandango, 2025). Son nom apparaît également au générique de « Les Créatures » d’Agnès Varda, pour lequel il assure le mixage, participant à la dimension expérimentale de cette œuvre singulière (Source : AlloCiné, 2023). Cette présence aux côtés de cinéastes aux univers très différents illustre la place de Maumont comme collaborateur technique recherché par des auteurs de premier plan (Source : AlloCiné, 2012).

Cinéma populaire, coproductions et productions internationales

Parallèlement au cinéma d’auteur, Jacques Maumont contribue à de nombreuses productions populaires et à plusieurs films à large diffusion internationale (Source : AlloCiné, 2023). En 1962, il travaille comme ingénieur du son sur « Le Jour le plus long », fresque de guerre anglo-américaine tournée en partie en France, dont l’ampleur de production impose une gestion complexe des effets sonores et des scènes de bataille (Source : IMDb, 2006). Le film lui vaut d’être associé à l’Oscar des meilleurs effets spéciaux lors de la 35e cérémonie des Academy Awards, distinction partagée avec Robert MacDonald pour ce travail sur la bande-son et les effets techniques (Source : AwardsBox, 2023). Il participe aussi à des comédies et films grand public tels que « La Folie des grandeurs », où il est crédité au mixage, dans un dispositif qui met en valeur la partition de Michel Polnareff et l’ampleur des scènes de foule (Source : Wikipédia, 2005). En parallèle, il intervient sur « L’Homme de Rio », film d’aventure de Philippe de Broca, en tant qu’ingénieur du son, accompagnant un tournage tourné vers l’action et le rythme (Source : AlloCiné, 2023). Cette capacité à passer du cinéma intimiste aux productions spectaculaires contribue à la diversité de son parcours (Source : AlloCiné, 2012).

Collaborations avec Alain Resnais, Andrzej Żuławski et autres cinéastes

À partir de la fin des années 1960, Jacques Maumont collabore avec Alain Resnais, dont il rejoint l’équipe technique sur plusieurs projets (Source : AlloCiné, 2023). Il assure notamment le mixage de « L’Amour fou » en 1969, film qui explore la dissolution d’un couple et le processus de création théâtrale, dans lequel le dispositif sonore accompagne la dimension réflexive du récit (Source : AlloCiné, 2023). En 1977, il est ingénieur du son sur « Providence », coproduction franco-britannique de Resnais, dont la structure éclatée repose sur une alternance de registres narratifs que soutient le travail sur la bande-son (Source : AlloCiné, 2023). Au début des années 1980, il participe à « Mon oncle d’Amérique », où il est crédité au mixage, film qui articule fiction et discours scientifique et demande une articulation précise entre voix off, séquences de fiction et archives (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, il travaille sur « Possession » d’Andrzej Żuławski, en 1981, film tourné en grande partie à Berlin, pour lequel il assure le mixage et contribue à un climat sonore tendu et parfois dissonant (Source : AlloCiné, 2023). Ces collaborations confirment son rôle auprès de cinéastes qui accordent une attention particulière à la dramaturgie du son (Source : Le Monde, 1981).

Reconnaissance professionnelle et statut de mixeur de référence

La reconnaissance du travail de Jacques Maumont dépasse le cercle restreint des techniciens et gagne la critique spécialisée au tournant des années 1980 (Source : Le Monde, 1981). Dans un article consacré aux conditions de production du cinéma français, un journaliste de « Le Monde » cite Maumont parmi les mixeurs qui comptent le plus dans le paysage national, soulignant le rôle déterminant de ces techniciens dans la fabrication des films (Source : Le Monde, 1981). Cette mention contribue à faire apparaître sa fonction de mixeur comme un élément structurant de la qualité artistique et technique des œuvres auxquelles il participe (Source : Le Monde, 1981). Les bases de données professionnelles lui attribuent une filmographie d’environ 140 titres, répartis sur plusieurs décennies, ce qui donne la mesure de la continuité de son activité (Source : AwardsBox, 2023). Par ailleurs, son nom figure régulièrement dans les crédits de films présentés dans de grands festivals européens, qu’il s’agisse d’œuvres de Resnais, Godard ou Żuławski, renforçant son statut de collaborateur régulier du cinéma d’auteur (Source : IMDb, 2006). Cette visibilité traduit la place de Maumont dans une génération d’ingénieurs du son et mixeurs qui ont accompagné l’évolution technique du cinéma sonore en France (Source : AlloCiné, 2012).

Activité des années 1980 et prolongements de carrière

Dans les années 1980, Jacques Maumont poursuit une activité soutenue, mêlant comédies populaires, films d’auteur et coproductions internationales (Source : AlloCiné, 2023). Il travaille sur « Tout feu tout flamme » de Jean-Paul Rappeneau, sorti en 1982, où il est crédité au mixage, accompagnant un récit rythmé par les scènes d’action et les dialogues rapides (Source : AlloCiné, 2023). Il signe également le mixage de « Hôtel des Amériques » d’André Téchiné, en 1981, film centré sur une relation sentimentale complexe dont la bande sonore reste volontairement épurée (Source : AlloCiné, 2023). Son nom apparaît encore au générique de « L’Amour à mort » d’Alain Resnais, en 1984, ainsi que sur « La Vengeance du serpent à plumes », comédie de Gérard Oury, témoignant de sa présence simultanée dans des registres très différents (Source : AlloCiné, 2023). À l’international, il est crédité comme sound mixer sur « Atlantic City » de Louis Malle, sorti en 1980, film tourné en Amérique du Nord qui lui permet de mettre son savoir-faire au service d’une production hors du cadre français (Source : Fandango, 2025). Ces engagements prolongent une carrière entamée plus de vingt ans plus tôt, marquée par une constance dans les responsabilités techniques qui lui sont confiées (Source : AlloCiné, 2012).

Principaux films et génériques marquants

La filmographie de Jacques Maumont, telle qu’elle apparaît dans les bases de données spécialisées, met en évidence une série de titres considérés comme représentatifs de son parcours (Source : AlloCiné, 2023). Elle associe courts métrages de la Nouvelle Vague, œuvres du cinéma d’auteur et productions grand public, qui, ensemble, dessinent le profil d’un ingénieur du son et mixeur présent dans des contextes très variés (Source : FilmBooster, 2023). Son nom reste durablement lié à « À bout de souffle », « Vivre sa vie » et « Les Carabiniers » pour Jean-Luc Godard, mais aussi à « Les Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy et « L’Homme de Rio » de Philippe de Broca (Source : AlloCiné, 2023). Les collaborations avec Alain Resnais sur « L’Amour fou », « Providence », « Mon oncle d’Amérique » et « L’Amour à mort » constituent un autre axe fort de cette trajectoire (Source : AlloCiné, 2023). Enfin, sa participation à « Le Jour le plus long » et à « Atlantic City » rappelle la dimension internationale de certaines de ses interventions (Source : IMDb, 2006). Ces différents titres situent Maumont parmi les artisans du son qui ont accompagné, en arrière-plan, plusieurs des jalons majeurs du cinéma européen de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Le Monde, 1981).

Filmographie sélective (fonctions sonores)

  • « Charlotte et son Jules » – court métrage – ingénieur du son, 1958 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « À bout de souffle » – ingénieur du son, 1960 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Vivre sa vie : film en douze tableaux » – mixage, 1962 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Le Jour le plus long » – ingénieur du son, 1962 (Source : IMDb, 2006)
  • « Les Carabiniers » – son, 1963 (Source : Fandango, 2025)
  • « L’Homme de Rio » – ingénieur du son, 1964 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Les Demoiselles de Rochefort » – ingénieur du son, 1967 (Source : Fandango, 2025)
  • « La Folie des grandeurs » – mixage, 1971 (Source : Wikipédia, 2005)
  • « L’Amour fou » – mixage, 1969 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Providence » – ingénieur du son, 1977 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Mon oncle d’Amérique » – mixage, 1980 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Atlantic City » – sound mixer, 1980 (Source : Fandango, 2025)
  • « Hôtel des Amériques » – mixage, 1981 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Possession » – mixage, 1981 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Tout feu tout flamme » – mixage, 1982 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « L’Amour à mort » – ingénieur du son, 1984 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « La Vengeance du serpent à plumes » – ingénieur du son, 1984 (Source : AlloCiné, 2023)
  • « Lévy et Goliath » – ingénieur du son, 1987 (Source : AlloCiné, 2023)

Distinctions et héritage professionnel

La carrière de Jacques Maumont est officiellement distinguée lors de la 35e cérémonie des Oscars, où il reçoit, conjointement avec Robert MacDonald, la récompense dans la catégorie « Best Special Effects » pour le film « The Longest Day » (« Le Jour le plus long »), en lien avec le travail accompli sur cette superproduction de guerre (Source : AwardsBox, 2023). Cette distinction situe son activité à l’interface entre prise de son, mixage et conception globale de la bande sonore dans un cadre technique particulièrement exigeant (Source : AwardsBox, 2023). Dans la presse française, son nom est cité au début des années 1980 parmi les mixeurs considérés comme des interlocuteurs privilégiés des réalisateurs, signe d’une reconnaissance de son rôle dans la fabrication du film au-delà du seul cadre technique (Source : Le Monde, 1981). Les répertoires professionnels et bases de données spécialisées retiennent plus d’une centaine de films auxquels il a participé, ce qui témoigne d’une présence continue sur plusieurs décennies (Source : AwardsBox, 2023). Cette filmographie étendue, associée à des collaborations avec certains des cinéastes les plus influents de la période, inscrit Jacques Maumont dans la lignée des ingénieurs du son dont le travail a profondément marqué l’esthétique sonore du cinéma français et européen du XXe siècle (Source : AlloCiné, 2012).

Filmographie de Jacques Maumont

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

À bout de souffle (1960) - Affiche
7.5 / 10
À bout de souffle
sound
Possession (1981) - Affiche
7.3 / 10
Possession
sound mixer
Fantômas (1964) - Affiche
6.8 / 10
Fantômas
sound mixer
Cléo de 5 à 7 (1962) - Affiche
7.7 / 10
Cléo de 5 à 7
sound re-recording mixer
PlayTime (1967) - Affiche
7.7 / 10
PlayTime
sound director

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Le Cousin Jules (2013) - Affiche
sound mixer
2013
Mélo (1986) - Affiche
sound mixer
1986
La Famille Van Paemel (1986) - Affiche
1986
L'Amour à mort (1984) - Affiche
sound mixer
1984
Pinot simple-flic (1984) - Affiche
1984
P'tit Con (1984) - Affiche
sound mixer
1984
Garçon ! (1983) - Affiche
sound mixer
1983
Le Ruffian (1983) - Affiche
sound mixer
1983
Mille milliards de dollars (1982) - Affiche
1982
Possession (1981) - Affiche
sound mixer
1981