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Gaston Modot - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
170
Né
31/12/1887
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
19/02/1970 (82 ans)

Gaston Modot: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Gaston Modot en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

167

œuvres recensées

167 films · 0 séries

Première année recensée
1910
Dernière année recensée
1962

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Gaston Modot naît le 31 décembre 1887 à Paris, où il s’oriente très tôt vers une carrière d’acteur à l’ère des premiers développements du cinéma français (Source : Wikipédia, s.d.). Dès 1909, il rejoint la société Gaumont et se consacre au septième art, participant notamment aux films comiques de Jean Durand au sein de la « bande des Pouittes », ainsi qu’aux séries burlesques Onésime et Calino (Source : Wikipédia, s.d. ; CinéPassion 34, s.d.). Parallèlement, il tourne en Camargue avec Joë Hamman dans des westerns français, ce qui contribue à installer sa présence dans le cinéma muet populaire de l’époque (Source : Wikipédia, s.d. ; CinéPassion 34, s.d.). Au cours des années 1910, il apparaît dans de nombreux courts et longs métrages, couvrant la plupart des genres du muet et consolidant une position de comédien polyvalent dans l’industrie naissante (Source : Wikipédia, s.d. ; Unifrance, s.d.). En 1917, il tient un rôle important dans Mater dolorosa d’Abel Gance, qui affirme davantage sa place parmi les acteurs réguliers du cinéma français de cette période (Source : Wikipédia, s.d.).

Années 1910–1920 : muet et avant-garde

À la fin des années 1910, Gaston Modot se rapproche du courant d’avant-garde, en travaillant avec Germaine Dulac et Louis Delluc sur des œuvres comme La Fête espagnole (1919) et Fièvre (1921), qui comptent parmi les expériences formelles majeures du cinéma français d’après-guerre (Source : Wikipédia, s.d.). Dans le même temps, il poursuit sa collaboration avec Abel Gance, notamment dans Au secours ! (1924), où il donne la réplique à Max Linder dans un film qui mêle comédie et expérimentation visuelle (Source : Wikipédia, s.d.). Au début des années 1920, il apparaît également dans des feuilletons et films à épisodes comme Mathias Sandorf d’Henri Fescourt ou La Terre du diable de Luitz-Morat, renforçant sa visibilité dans un cinéma populaire et sérialisé (Source : Wikipédia, s.d.). Vers la fin des années 1920, il participe à plusieurs coproductions franco-allemandes, comme Le Navire des hommes perdus ou The Green Monocle, qui illustrent la circulation des artistes entre Berlin et Paris à cette époque (Source : Wikipédia, s.d.). Cette même période témoigne d’un acteur déjà très expérimenté, habitué à alterner entre œuvres d’avant-garde et productions commerciales destinées à un large public (Source : Wikipédia, s.d. ; CinéDweller, s.d.).

Le passage au parlant et Buñuel

Le passage du muet au parlant ne freine pas la carrière de Gaston Modot, qui obtient en 1930 un rôle central dans L’Âge d’or de Luis Buñuel, film surréaliste devenu l’un de ses titres les plus commentés (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.). La même année, il tourne sous la direction de René Clair dans Sous les toits de Paris, l’un des films emblématiques des débuts du cinéma sonore en France, où il contribue à la mise en place d’un nouveau jeu adapté au dialogue enregistré (Source : Wikipédia, s.d.). En parallèle, il apparaît dans L’Opéra de quat’sous de Georg Wilhelm Pabst, dans Fantômas de Paul Fejos ainsi que dans diverses productions qui illustrent l’intensité de son activité au début des années 1930 (Source : Wikipédia, s.d.). Sa collaboration avec Abel Gance se poursuit avec Lucrèce Borgia (1935), tandis qu’il interprète des rôles de caractère dans des films comme Crainquebille ou La Mille et Deuxième Nuit, montrant une capacité à s’intégrer à des registres très variés (Source : Wikipédia, s.d.). Cette période marque son installation durable comme second rôle marquant, souvent associé à des univers sombres ou populaires dans le cinéma français du parlant (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.).

Travail avec Duvivier, Renoir et le réalisme poétique

Au milieu des années 1930, Gaston Modot multiplie les collaborations avec Julien Duvivier, notamment dans La Bandera (1935) et Pépé le Moko (1937), où il partage l’affiche avec Jean Gabin et s’inscrit pleinement dans la veine du réalisme poétique (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.). Sa rencontre avec Jean Renoir donne lieu à certains de ses rôles les plus durables, en particulier dans La Grande Illusion (1937) et La Règle du jeu (1939), deux films considérés comme majeurs dans l’histoire du cinéma mondial (Source : Wikipédia, s.d. ; CinéDweller, s.d.). Dans ces œuvres, il incarne des personnages issus des milieux populaires ou ruraux, qui participent à la dimension sociale et politique du cinéma de Renoir (Source : Wikipédia, s.d.). Cette même période le voit apparaître également dans des films de genre ou d’aventure, confirmant un profil d’acteur de composition capable de s’intégrer à des ensembles choraux très structurés (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.). Les années 1930 et la fin de la décennie installent ainsi Modot comme un visage familier d’un cinéma français en plein renouvellement esthétique et narratif (Source : Wikipédia, s.d.).

Les années 1940–1950 : Carné, Becker et le regain d’après-guerre

Durant les années 1940, Gaston Modot poursuit une activité soutenue malgré le contexte de guerre et d’Occupation, tournant dans des productions diverses sous la direction de réalisateurs installés comme Henri Decoin et Louis Daquin (Source : CinéDweller, s.d. ; Wikipédia, s.d.). En 1945, il apparaît dans Les Enfants du paradis de Marcel Carné, film fleuve du réalisme poétique où il s’insère dans une vaste distribution au service d’une fresque sur le monde du théâtre et du spectacle (Source : Wikipédia, s.d. ; SensCritique, s.d.). À la fin de la décennie, il travaille avec Jacques Becker dans Antoine et Antoinette (1947) puis Rendez-vous de juillet (1949), qui accompagnent le basculement vers un cinéma d’après-guerre plus contemporain dans ses sujets et ses décors (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.). En 1951, il retrouve Becker pour Casque d’Or, dans lequel il interprète Danard, personnage secondaire inscrit au cœur du milieu artisanal et populaire décrit par le film (Source : Wikipédia, s.d.). Par ailleurs, il tourne dans La Beauté du diable de René Clair, poursuivant ainsi son association avec des cinéastes qui ont structuré plusieurs périodes du cinéma français (Source : Wikipédia, s.d.).

Fin de carrière et derniers rôles

Au milieu des années 1950, Gaston Modot continue à apparaître régulièrement à l’écran, notamment dans Cela s’appelle l’aurore de Luis Buñuel, où il retrouve le cinéaste avec lequel il avait tourné L’Âge d’or au début du parlant (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.). Il participe également à des films de Louis Malle, comme Les Amants (1958), dans lequel il interprète Coudray, rôle de domestique qui s’inscrit dans une dramaturgie plus contemporaine des relations sociales (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.). Cette période comprend aussi des participations à des courts métrages comme Le Palais idéal d’Ado Kyrou, qui témoignent de son maintien dans des projets parfois plus expérimentaux (Source : Wikipédia, s.d.). En 1959, il tourne dans Le Testament du docteur Cordelier de Jean Renoir, prolongeant une collaboration entamée plus de vingt ans auparavant et confirmant la fidélité de certains réalisateurs à son travail (Source : Wikipédia, s.d.). Au début des années 1960, il apparaît encore dans Les Menteurs d’Edmond T. Gréville et Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier, avant de se retirer progressivement des plateaux (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.).

Activités parallèles, scénarios et mise en scène

Outre son activité d’acteur, Gaston Modot s’investit ponctuellement dans l’écriture de scénarios et la mise en scène, comme le rapportent des articles de presse spécialisés de l’entre-deux-guerres (Source : Pour Vous, 1931, reproduit par La Belle Équipe, 2019). Il compose notamment des scénarios qu’il interprète lui-même, notamment aux côtés de Gaby Morlay, ce qui montre une implication directe dans la construction dramatique de certains projets (Source : La Belle Équipe, 2019 ; CinéDweller, s.d.). Il réalise également un film inspiré de La Torture par l’espérance, conte de Villiers de l’Isle-Adam, décrit comme un « conte cruel » qui prolonge son intérêt pour des univers dramatiques marqués (Source : La Belle Équipe, 2019). Certaines sources évoquent sa participation au Salon de l’Union des artistes, soulignant une pratique plastique parallèle, même si cette dimension demeure secondaire par rapport à sa carrière cinématographique (Source : La Belle Équipe, 2019). Ces activités complémentaires inscrivent Modot dans une tradition de comédiens de l’époque qui explorent différentes facettes de la création, entre jeu, écriture et mise en scène (Source : La Belle Équipe, 2019 ; CinéDweller, s.d.).

Filmographie sélective

  • Mater dolorosa d’Abel Gance (1917) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • La Fête espagnole de Germaine Dulac et Louis Delluc (1919) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Fièvre de Louis Delluc (1921) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Au secours ! d’Abel Gance, avec Max Linder (1924) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Secrets of the Orient (1928) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Le Navire des hommes perdus (1929) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • L’Âge d’or de Luis Buñuel (1930) (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.).
  • Sous les toits de Paris de René Clair (1930) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • L’Opéra de quat’sous de Georg Wilhelm Pabst (1931) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • La Bandera de Julien Duvivier (1935) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Pépé le Moko de Julien Duvivier (1937) (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.).
  • La Grande Illusion de Jean Renoir (1937) (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.).
  • La Règle du jeu de Jean Renoir (1939) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Les Enfants du paradis de Marcel Carné (1945) (Source : Wikipédia, s.d. ; SensCritique, s.d.).
  • Antoine et Antoinette de Jacques Becker (1947) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Rendez-vous de juillet de Jacques Becker (1949) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Casque d’Or de Jacques Becker (1951) (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.).
  • La Beauté du diable de René Clair (1950) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Cela s’appelle l’aurore de Luis Buñuel (1956) (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, s.d.).
  • Les Amants de Louis Malle (1958) (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.).
  • Le Palais idéal d’Ado Kyrou (1958, court métrage) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Le Testament du docteur Cordelier de Jean Renoir (1959) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Les Menteurs d’Edmond T. Gréville (1961) (Source : Wikipédia, s.d.).
  • Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier (1962) (Source : Wikipédia, s.d. ; AlloCiné, s.d.).

Réception professionnelle et inscription dans l’histoire du cinéma

Au fil de plus de cinq décennies de carrière, Gaston Modot apparaît dans plusieurs films aujourd’hui considérés comme des classiques, ce que reflètent les sélections critiques et listes de références consacrées à La Grande Illusion, La Règle du jeu ou Les Enfants du paradis (Source : SensCritique, s.d. ; IMDb, s.d.). Les bases de données spécialisées soulignent l’ampleur de sa filmographie, qui couvre plus de cent titres et s’étend des premiers temps du muet aux années 1960 (Source : Unifrance, s.d. ; AlloCiné, s.d.). Sa présence régulière dans des œuvres signées par des cinéastes comme Renoir, Duvivier, Buñuel, Clair ou Carné contribue à l’identifier comme un acteur de soutien important dans la constitution du patrimoine cinématographique français (Source : Wikipédia, s.d. ; CinéDweller, s.d.). Par ailleurs, sa capacité à traverser les changements techniques et esthétiques, du muet au parlant puis aux formes d’après-guerre, apparaît dans les filmographies et notices biographiques qui insistent sur la continuité de son activité (Source : Wikipédia, s.d. ; Unifrance, s.d.). De cette trajectoire ressort l’image d’un professionnel du cinéma doté d’une longue expérience de plateau, dont le nom reste associé à quelques-uns des films les plus commentés de l’histoire du cinéma français (Source : IMDb, s.d. ; SensCritique, s.d.).

Films et séries avec Gaston Modot

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

L'Âge d'or (1930) - Affiche
6.8 / 10
L'Âge d'or
The Man
Espagne 1936 (1937) - Affiche
7.2 / 10
Espagne 1936
(voix)
Au secours ! (1924) - Affiche
6.7 / 10
Au secours !
Inconnu
Conte cruel (1930) - Affiche
7 / 10
Conte cruel
Inconnu
Fièvre (1921) - Affiche
5.5 / 10
Fièvre
Topinelli
Le Temps des cerises (1938) - Affiche
9 / 10
Le Temps des cerises
Gaston Ravaux

Rôles de Gaston Modot

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Galerie photos de Gaston Modot

3 photos affichées.

Filmographie détaillée

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Fernand de Morcerf
2026
Carlotti
1961
Les Amants (1958) - Affiche
Coudray
1958
Elena et les hommes (1956) - Affiche
Le chef des bohèmiens
1956
Cela s'appelle l'aurore (1956) - Affiche
Sandro's new tenant
1956
Rencontre à Paris (1956) - Affiche
The concierge at the Temple (non crédité)
1956
Les Truands (1956) - Affiche
Justin Benoit
1956
French Cancan (1955) - Affiche
Le valet de Danglard (non crédité)
1955
La Môme vert-de-gris (1953) - Affiche
L'inspecteur #1
1953
Ce coquin d'Anatole (1952) - Affiche
(non crédité)
1952
Casque d'Or (1952) - Affiche
1952
1951

Nous les gosses (1941) - Affiche
screenplay
1941
Conte cruel (1930) - Affiche
1930
1920

Conte cruel (1930) - Affiche
director
1930

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.