Roger Pigaut: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Roger Pigaut en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
59
œuvres recensées
52 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1943
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Roger Pigaut — de son nom de naissance Roger Paul Louis Pigot — entre en 1938 dans les cours de comédie de Raymond Rouleau, avant d'être admis au Conservatoire national supérieur d'art dramatique en 1939, où il obtient le premier prix, devançant son camarade Serge Reggiani qui en sort second. La guerre interrompt cette trajectoire prometteuse : contraint de rejoindre la zone libre, il parcourt le sud de la France, participe à des émissions radiophoniques et intègre plusieurs tournées théâtrales, interprétant notamment Le Cid et L'Arlésienne, mais aussi Les Hauts de Hurlevent d'après Emily Brontë, adapté par Marcel Duhamel. (Source : Transmettre le Cinéma, 2009)
C'est aux studios de la Victorine, à Nice, que Pigaut découvre le plateau de cinéma en faisant de la figuration dans Félicie Nanteuil de Marc Allégret. L'écrivain Marcel Achard le présente alors à Henri Fescourt, qui lui confie le rôle principal de Retour de flamme (1943) aux côtés de Renée Saint-Cyr : un jeune ingénieur qui sacrifie tout à la réussite de son invention. (Source : Transmettre le Cinéma, 2009 ; AlloCiné)
L'ascension sous l'Occupation
La même année, Claude Autant-Lara lui offre le personnage de Fabien Marani dans Douce (1943), drame social aux accents de lutte des classes, aux côtés d'Odette Joyeux et Madeleine Robinson. Ce rôle lui vaut une reconnaissance immédiate dans le milieu. Il enchaîne ensuite Sortilèges de Christian-Jaque (1944), Nuits d'alerte de Léon Mathot (1946), L'Invité de la onzième heure de Maurice Cloche (1945) et La Rose de la mer de Jacques de Baroncelli (1946). (Source : Transmettre le Cinéma, 2009 ; Wikipédia)
Au sortir de l'Occupation, Roger Pigaut est un acteur reconnu, dont la valeur commerciale est recherchée par les producteurs. C'est précisément en tournée théâtrale aux États-Unis avec Fernand Ledoux qu'il reçoit un appel urgent de Jacques Becker, qui souhaite lui confier le rôle-titre d'Antoine dans son prochain film. (Source : Transmettre le Cinéma, 2009)
Les films emblématiques de l'après-guerre
Antoine et Antoinette (1947) de Jacques Becker marque un tournant décisif dans la carrière de Pigaut. Il y incarne Antoine Moulin, ouvrier typographe, personnage dont la séduction et la vulnérabilité s'accordent parfaitement à la sensibilité du cinéaste. La même année, il retrouve Madeleine Robinson dans Les Frères Bouquinquant de Louis Daquin (1948), formant à nouveau un couple tragique dans un contexte rural. (Source : Wikipédia ; AlloCiné)
En 1948, il multiplie les tournages : Bagarres d'Henri Calef, où il donne la réplique à Maria Casarès, Les Condamnés de Georges Lacombe et Cartouche, roi de Paris de Guillaume Radot, dans lequel il incarne le bandit légendaire Louis-Dominique Bourguignon. En 1950, il tourne sous la direction de René Chanas dans Un sourire dans la tempête, puis sous celle de Georges Lampin dans La Maison dans la dune (1952). (Source : Wikipédia ; AlloCiné)
Glissement vers les seconds rôles
Au début des années 1950, la dynamique de sa carrière évolue. Pigaut accepte des rôles dans des productions de plus grand format, mais souvent en retrait : il figure au générique de Théodora, impératrice de Byzance de Riccardo Freda (1953), puis dans Napoléon de Sacha Guitry (1954), où il prête ses traits au marquis de Caulaincourt. La même année, Robert Vernay lui confie le personnage de Fernand de Morcerf dans Le Comte de Monte-Cristo (1954). (Source : Transmettre le Cinéma, 2009 ; Wikipédia)
En 1955, il tourne La Lumière d'en face de Georges Lacombe, dans lequel il partage l'affiche avec Brigitte Bardot, et Les Amours de Manon Lescaut de Mario Costa. Ces années marquent progressivement la fin de sa période d'acteur principal au cinéma. C'est sur les conseils de Jacques Becker qu'il décide, aux alentours de 1958, de passer derrière la caméra. (Source : Transmettre le Cinéma, 2009)
Carrière au théâtre
En parallèle de ses activités cinématographiques, Roger Pigaut maintient une présence régulière sur les scènes parisiennes. En 1941, il participe à 800 mètres d'André Obey, mis en scène par Jean-Louis Barrault, au Stade Roland-Garros. Dix ans plus tard, en 1951, il joue dans Dîner de têtes, texte de Jacques Prévert mis en scène par Albert Médina à la Fontaine des Quatre-Saisons. (Source : Wikipédia)
En 1953, il participe à Kean de Jean-Paul Sartre d'après Alexandre Dumas, dans une mise en scène de Pierre Brasseur au Théâtre Sarah Bernhardt — pièce qui constitue l'un des événements théâtraux marquants de la saison. Il retrouve la scène en 1964 puis 1965 avec Le temps viendra de Romain Rolland, dans une mise en scène de Guy Kayat, d'abord au Théâtre Romain Rolland de Villejuif, puis au Théâtre Récamier à Paris. (Source : Wikipédia ; Cinedweller, 2023)
Passage à la réalisation
Roger Pigaut amorce sa reconversion derrière la caméra avec Le Cerf-volant du bout du monde (1958), coproduction franco-chinoise dont il est également scénariste et producteur. Le film témoigne d'une ambition internationale qui ne se confirme pas commercialement. Il coréalise ensuite La Jeune Morte (1965) avec Claude Faraldo, sans rencontrer davantage de succès en salle. (Source : AlloCiné ; Transmettre le Cinéma, 2009)
La décennie suivante lui permet néanmoins d'affirmer ses qualités de réalisateur au sein du genre policier. Comptes à rebours (1971) réunit sur un même plateau Serge Reggiani, Michel Bouquet, Jeanne Moreau, Simone Signoret, Charles Vanel, Jean Desailly et Marcel Bozzuffi — un plateau exceptionnel pour un polar à l'intrigue classique. Trois milliards sans ascenseur (1972), dont il signe également le scénario, mobilise une partie de cette même distribution autour d'un casse rocambolesque dans un immeuble de la Défense. Le Guêpier (1976), avec Claude Brasseur et Marthe Keller, clôt cette période. (Source : Transmettre le Cinéma, 2009 ; AlloCiné)
Télévision et fin de parcours
Parallèlement à ses films, Roger Pigaut développe une activité soutenue pour le petit écran à partir du milieu des années 1960. Il joue le capitaine Merlet dans la série Les Chevaliers du ciel (1965–1969), diffusée sur l'ORTF. Il apparaît ensuite dans plusieurs téléfilms et feuilletons : Mauregard de Claude de Givray (1970), Quentin Durward de Gilles Grangier (1971), Les Boussardel de René Lucot (1972) et Les Faucheurs de marguerites de Marcel Camus (1974). (Source : Wikipédia ; AlloCiné)
En 1978, il fait un retour remarqué devant la caméra dans Une histoire simple de Claude Sautet, aux côtés de Romy Schneider — film qui obtient le César du meilleur film la même année. C'est là son dernier rôle au cinéma. À partir de 1975, il se consacre presque exclusivement à la réalisation télévisuelle, pilotant notamment les séries Miss (1977) et Marcheloup (1982). Roger Pigaut décède le 24 décembre 1989 à Paris, à l'âge de 70 ans. (Source : Wikipédia ; IMDb)
Filmographie sélective
En tant qu'acteur
- Retour de flamme, Henri Fescourt (1943)
- Douce, Claude Autant-Lara (1943)
- Sortilèges, Christian-Jaque (1944)
- Nuits d'alerte, Léon Mathot (1946)
- Antoine et Antoinette, Jacques Becker (1947)
- Les Frères Bouquinquant, Louis Daquin (1948)
- Bagarres, Henri Calef (1948)
- Cartouche, roi de Paris, Guillaume Radot (1948)
- Napoléon, Sacha Guitry (1954)
- Le Comte de Monte-Cristo, Robert Vernay (1954)
- La Lumière d'en face, Georges Lacombe (1955)
- J'ai tué Raspoutine, Robert Hossein (1967)
- Indomptable Angélique, Bernard Borderie (1967)
- Angélique et le sultan, Bernard Borderie (1968)
- Mayerling, Terence Young (1968)
- Une histoire simple, Claude Sautet (1978)
En tant que réalisateur
- Le Cerf-volant du bout du monde (1958) — également scénariste et producteur
- La Jeune Morte, coréalisé avec Claude Faraldo (1965)
- Comptes à rebours (1971)
- Trois milliards sans ascenseur (1972) — également scénariste
- Le Guêpier (1976)
Films et séries avec Roger Pigaut
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