Michel Thomass: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Michel Thomass en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
27
œuvres recensées
25 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 1976
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Michel Thomass est un acteur français d'origine russe, né le 21 août 1905 à Moscou et mort le 18 décembre 1979 dans le 15e arrondissement de Paris (Source : Wikipédia, Unifrance). Son physique singulier — stature imposante, crâne chauve et moustache caractéristique — lui vaut une présence immédiatement reconnaissable à l'écran, qui orientera l'essentiel de sa carrière vers des emplois de composition. Sur une vingtaine d'années, entre 1956 et 1977, il tourne dans une soixantaine de films et séries télévisées (Source : Wikipédia). Rarement en tête d'affiche, il s'impose néanmoins comme un second rôle incontournable du cinéma populaire français.
Les débuts : le cinéma de genre comme terrain d'apprentissage
C'est en 1956 que Michel Thomass fait ses premiers pas à l'écran, dans Trapèze de Carol Reed, où il tient le rôle du maître du ring (Source : Wikipédia). Il enchaîne rapidement les tournages : en 1957, on le retrouve dans Comme un cheveu sur la soupe de Maurice Régamey, où il incarne un violoniste de cabaret russe, puis dans Marchands de filles de Maurice Cloche (Source : Wikipédia). Dès ces premières apparitions, le registre s'esquisse : l'acteur est systématiquement sollicité pour incarner des figures étrangères, slaves ou exotiques, en accord avec son origine russe et son physique atypique.
En 1958, sa présence se confirme dans plusieurs productions, dont deux films du réalisateur américain Vincente Minnelli — Gigi et Qu'est-ce que maman comprend à l'amour ? — ainsi que Le Désordre et la Nuit de Gilles Grangier et Le Joueur de Claude Autant-Lara (Source : Wikipédia). Ces participations, même brèves, témoignent d'une disponibilité et d'une polyvalence qui lui permettent de travailler avec les réalisateurs les plus divers du paysage cinématographique de l'époque.
La consécration dans les genres populaires (1959–1966)
Le tournant s'opère en 1959 avec La Valse du Gorille de Bernard Borderie, dans lequel Michel Thomass incarne pour la première fois un rôle de premier plan : Boris Almazian, agent secret russe (Source : IMDb, Wikipédia). Ce film marque le début d'une collaboration régulière avec Borderie, qui lui confiera par la suite plusieurs rôles, dont celui de M. de Bonchef dans Angélique et le Roy en 1965 et un personnage dans Le Caïd en 1960 (Source : Wikipédia). Par ailleurs, dès 1960, il intègre le registre du cinéma de cape et d'épée avec Le Capitan d'André Hunebelle, interprétant le bourreau.
André Hunebelle constitue l'autre grande figure de la carrière de Thomass à cette période. Le réalisateur fait appel à lui à cinq reprises (Source : Wikipédia). On le voit en client russe dans Furia à Bahia pour OSS 117 en 1965, puis en maharadjah dans Fantomas contre Scotland Yard en 1966, aux côtés de Jean Marais et Louis de Funès — une des productions populaires les plus vues de l'année (Source : Wikipédia, AlloCiné). En 1968 et 1974, Hunebelle le retrouve encore dans Sous le signe de Monte-Cristo et Les Quatre Charlots mousquetaires.
Présence internationale : Hollywood à Paris
En 1961, Michel Thomass rejoint le casting de Tintin et le Mystère de la Toison d'or, réalisé par Jean-Jacques Vierne, dans lequel il joue Yéfime, homme de main au service des antagonistes (Source : Wikipédia, Tintin Wiki). Deux ans plus tard, en 1963, il obtient un rôle dans Charade de Stanley Donen, production américaine tournée à Paris avec Audrey Hepburn et Cary Grant, où il interprète le conducteur de l'ambassade (Source : Wikipédia). Il retrouve Audrey Hepburn l'année suivante dans Deux Têtes folles (Paris When It Sizzles) de Richard Quine, aux côtés de William Holden (Source : Wikipédia).
Entre 1966 et 1969, Thomass tourne dans trois films successifs du réalisateur britannique Terence Young (Source : Wikipédia). D'abord dans Opération Opium (The Poppy Is Also a Flower) en 1966, coproduction internationale pour l'ONU, puis dans La Fantastique Histoire vraie d'Eddie Chapman (Triple Cross) la même année, et enfin dans L'Arbre de Noël en 1969, où il incarne l'ami corse de Verdun (Source : Wikipédia, IMDb). Ces collaborations attestent de son insertion dans des circuits de production dépassant les seules frontières du cinéma hexagonal.
Un registre de composition : l'étranger comme emploi
Tout au long de sa carrière, Michel Thomass est sollicité pour des rôles de composition, souvent liés à des nationalités étrangères : Russes, Slaves, Orientaux, personnages exotiques. Cette spécialisation, qui tient à son physique et à ses origines, traverse l'ensemble de sa filmographie (Source : Wikipédia). On le retrouve en chauffeur russe dans Candide ou l'Optimisme au XXe siècle de Norbert Carbonnaux en 1960, en chanteur russe dans Le Gentleman d'Epsom de Gilles Grangier en 1962, ou encore en ambassadeur slave dans la minisérie Splendeurs et misères des courtisanes de Maurice Cazeneuve en 1975 (Source : Wikipédia).
Cette constance dans l'emploi ne l'empêche pas d'aborder des registres plus variés. En 1968, il tient le rôle de Gra dans Goto, l'île d'amour de Walerian Borowczyk, œuvre singulière du cinéma d'auteur polonais (Source : Wikipédia). En 1973, Philippe de Broca le dirige dans Le Magnifique, comédie avec Jean-Paul Belmondo, où il incarne un faux pape (Source : IMDb, Wikipédia).
Télévision : un travail régulier et éclectique
En parallèle de sa carrière cinématographique, Michel Thomass investit activement le petit écran dès le milieu des années 1960. Il apparaît en 1965 dans le téléfilm Des inconnus sous le soleil de Jacques Manlay, puis en 1966 dans le feuilleton Rouletabille, épisode Rouletabille chez le Tsar, dans le rôle de Dimitri (Source : Wikipédia). Cette même année, Abel Gance le dirige dans le téléfilm Marie Tudor, dans lequel il tient le rôle du batelier (Source : Wikipédia).
Les années 1967 à 1973 sont particulièrement denses sur le plan télévisuel. Il participe à Les Aventures de Huckleberry Finn de Marcel Cravenne en 1967, au téléfilm Shéhérazade en 1971 dans le rôle d'Abd-El-Malek, puis à la série La Brigade des maléfices en 1970, sous la direction de Claude Guillemot (Source : Wikipédia). En 1972, il prête sa voix à un personnage du dessin animé Tintin et le Lac aux requins de Raymond Leblanc — une des rares incursions connues de l'acteur dans le domaine du doublage (Source : Wikipédia). Sa présence télévisée se prolonge jusqu'en 1977 avec la série Minichronique.
Théâtre
En 1960, Michel Thomass est présent sur les planches dans la pièce Le Mobile d'Alexandre Rivemale, mise en scène par Jean-Pierre Grenier au Théâtre Fontaine (Source : Wikipédia). Cette participation atteste d'un ancrage dans les arts du spectacle vivant, en complément d'une carrière principalement orientée vers les écrans.
Films et séries avec Michel Thomass
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