Danièle Delorme: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Danièle Delorme en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
79
œuvres recensées
77 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Danièle Delorme, de son vrai nom Gabrielle Girard, naît le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret et débute très jeune au cinéma au milieu des années 1940, dans le contexte d’une industrie en reconstruction à la sortie de la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipédia, 2003). Elle apparaît notamment dans « Les Petites du quai aux fleurs » de Marc Allégret, sorti en 1944, où elle tient l’un de ses premiers rôles crédités (Source : Atelier An. Girard, s.d.). Sa présence dans plusieurs productions de la décennie accompagne l’installation progressive de son nom dans le paysage cinématographique français, au moment où se structure une nouvelle génération d’interprètes féminines (Source : IMDb, 2015). Parallèlement, elle se spécialise dans des emplois de jeune première, souvent associés à des récits sentimentaux et à des comédies de mœurs, ce qui contribue à façonner une image d’actrice à la fois populaire et identifiable dans le cinéma français de l’après-guerre (Source : IMDb, 2015). Quelques années plus tard, cette première période ouvre la voie à des propositions de rôles plus complexes, au fil de collaborations avec des réalisateurs installés ou en devenir (Source : Atelier An. Girard, s.d.).
Ascension dans le cinéma français des années 1940 et 1950
Au tournant de la fin des années 1940, Danièle Delorme obtient des rôles qui renforcent sa visibilité, notamment dans « Rendez-vous avec la chance » (1949) et « La Cage aux filles » (1949), où elle incarne des personnages féminins au centre de récits contemporains (Source : AlloCiné, 2019). Elle apparaît également dans « Miquette et sa mère » (1949), adaptation d’une pièce de théâtre, et dans « Minne, l’ingénue libertine » (1950), s’inscrivant dans une tradition d’adaptations littéraires très présente dans la production française de l’époque (Source : AlloCiné, 2019). En 1951, elle interprète Thérèse Ravenaz dans « Sans laisser d’adresse » de Jean-Paul Le Chanois, film qui confirme sa capacité à tenir des rôles principaux dans des comédies dramatiques populaires (Source : AlloCiné, 2019). La première moitié des années 1950 la voit enchaîner les tournages, avec « Les Dents longues » (1952) de Daniel Gélin, « Si Versailles m’était conté… » (1954) de Sacha Guitry ou encore « Quelques pas dans la vie » (1954), où elle figure dans des distributions souvent collectives (Source : AlloCiné, 2019). Cette même période consolide son inscription durable dans le star-system français d’après-guerre, à travers une filmographie qui alterne œuvres commerciales et projets plus ambitieux sur le plan artistique (Source : AlloCiné, 2019).
Rôles marquants et collaborations des années 1950
La seconde moitié des années 1950 marque une étape importante dans la carrière de Danièle Delorme, qui accède à des rôles plus dramatiques et à des registres variés (Source : IMDb, 2015). En 1956, elle tient le rôle-titre dans « Mitsou », d’après Colette, et interprète également Catherine dans « Voici le temps des assassins » de Julien Duvivier, film noir qui s’inscrit dans une veine sombre et psychologique du cinéma français (Source : AlloCiné, 2019). Elle participe ensuite à « Les Misérables » de Jean-Paul Le Chanois, sorti en 1958, où elle incarne Fantine aux côtés de Jean Gabin dans le rôle de Jean Valjean, adaptation appelée à rencontrer un large public (Source : altfg.com, 2025). La même année, elle apparaît dans « Ni vu ni connu », comédie réalisée par Yves Robert, qui se distingue par son ton burlesque et son ancrage dans le cinéma populaire des années 1950 (Source : AlloCiné, 2019). En parallèle, elle tourne dans « Chaque jour a son secret » (1958) et « Prisons de femmes » (1958), confirmant une présence régulière à l’écran dans des genres allant du drame à la comédie policière (Source : AlloCiné, 2019).
Transition vers des rôles plus rares et présence dans le cinéma des années 1960-1970
Au cours des années 1960, Danièle Delorme se fait plus rare comme actrice mais choisit des collaborations significatives, notamment une apparition dans « Cléo de 5 à 7 » (1962) d’Agnès Varda, où elle figure brièvement comme actrice dans un film comique intégré au récit (Source : AlloCiné, 2019). Elle joue également dans « Le Septième Juré » (1961), drame de Maurice Druart, et prête sa voix en tant que récitante au court métrage « Ô saisons, ô châteaux » (1957), lié au cinéma de Varda, ce qui témoigne de liens avec le courant qui préfigure la Nouvelle Vague (Source : AlloCiné, 2019). Dans les années 1970, elle poursuit une activité plus ponctuelle devant la caméra, avec des rôles de composition comme celui de la mère de Sophie dans « Absences répétées » (1972) ou de French Nurse dans « Hoa-Binh » (1970), film de Raoul Coutard consacré à la guerre du Vietnam (Source : AlloCiné, 2019). Elle apparaît par ailleurs dans « Le Voyou » (1970) de Claude Lelouch, où elle incarne un personnage secondaire pris dans une intrigue criminelle (Source : AlloCiné, 2019). Quelques années plus tard, elle est au générique de « Un éléphant ça trompe énormément » (1976) et de « Nous irons tous au paradis » (1977), deux comédies d’Yves Robert devenues emblématiques du cinéma français de cette décennie (Source : AlloCiné, 2019).
Carrière de productrice et société La Guéville
À partir des années 1960, Danièle Delorme s’oriente de manière plus marquée vers la production, domaine dans lequel elle joue un rôle structurant dans le cinéma français (Source : Gala, 2024). Elle cofonde la société La Guéville avec le réalisateur Yves Robert et s’implique dans la production de films populaires et d’auteurs, à commencer par « La Guerre des boutons » (1962), adaptation du roman de Louis Pergaud qui rencontre un important succès en salles (Source : Gala, 2024). Au fil des années 1960 et 1970, La Guéville produit notamment « Les Copains » (1963), « Le Grand Amour » (1968) et « Les Copains » ou « La Guerre des boutons », qui s’inscrivent dans un registre de comédie et de chronique sociale (Source : AlloCiné, 2019). Par ailleurs, la société accompagne des films comme « La Drôlesse » (1979) et « La Femme qui pleure » (1979) de Jacques Doillon, témoignant d’un intérêt pour un cinéma plus intimiste et contemporain (Source : AlloCiné, 2019). La productrice soutient également « Un étrange voyage » (1980) d’Alain Cavalier et « La Fille prodigue » (1981) de Jacques Doillon, contribuant à la visibilité d’auteurs importants de ces décennies (Source : AlloCiné, 2019).
Production dans les années 1980-2000 et diversification des projets
Dans les années 1980, Danièle Delorme poursuit son activité de production avec des films qui explorent des tonalités variées, de la chronique sociale au polar psychologique (Source : AlloCiné, 2019). Elle est productrice de « L’Été 36 » (1986) et de « Fréquence meurtre » (1988), thriller réalisé par Élisabeth Rappeneau, qui s’inscrivent dans la tendance d’un cinéma français ouvert à des récits de genre (Source : AlloCiné, 2019). En 1995, elle produit « Sortez des rangs », confirmant une activité continue au sein de structures de production qui soutiennent des films d’auteur et des projets intermédiaires entre cinéma commercial et œuvre plus intime (Source : AlloCiné, 2019). Elle est également productrice associée d’« Himalaya, l’enfance d’un chef » (1999) d’Éric Valli, film tourné dans l’Himalaya et coproduit à l’international, qui repose sur une mise en scène spectaculaire de paysages de haute montagne (Source : AlloCiné, 2019). Au début des années 2000, elle accompagne des œuvres comme « À l’abri des regards indiscrets » (2002) et « UV » (2006), puis intervient comme productrice sur « Comme des frères » (2011) et « La Cage dorée » (2013), témoignant d’une présence prolongée dans la production jusqu’au début du XXIe siècle (Source : AlloCiné, 2019).
Engagements institutionnels et documentaires
En parallèle de son activité de productrice, Danièle Delorme joue un rôle institutionnel au sein du Centre national de la cinématographie, où elle préside la commission d’avance sur recettes en 1980 et 1981, instance chargée d’accompagner la création cinématographique française par un soutien financier sélectif (Source : Wikipédia, 2003). Cette même année 1981, elle devient co-directrice, aux côtés de Marie Dabadie, de la société de production Témoins, structure qui se consacre en particulier au documentaire (Source : Wikipédia, 2003). À travers Témoins, elle produit le seul documentaire consacré à l’écrivain Jean Genet, réalisé par Antoine Bourseiller, qui propose un portrait filmé d’une figure majeure de la littérature française du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2003). Elle soutient également trois documentaires réalisés par Bertrand Tavernier sur le poète Philippe Soupault, participant ainsi à la mise en valeur d’une figure clé du surréalisme et de la modernité littéraire (Source : Wikipédia, 2003). La société produit enfin un film consacré aux coulisses de la libération de Nelson Mandela, inscrivant cette activité documentaire dans une perspective historique et politique plus large (Source : Wikipédia, 2003).
Travaux pour la télévision et prolongements de carrière
À partir des années 1970, Danièle Delorme apparaît également à la télévision, ce qui prolonge sa carrière d’interprète dans un autre médium que le cinéma de salle (Source : AlloCiné, 2019). Elle tient notamment le rôle de Valentine Rougon dans la série « Madame le Proviseur », diffusée au milieu des années 1990, où elle intervient dans plusieurs saisons et épisodes entre 1994 et 1999 (Source : AlloCiné, 2019). Elle joue aussi Mme de Lespinière dans « Les Eaux dormantes » (1992) et Blanche dans « La Grande dune » (1991), productions télévisées qui illustrent la continuité de son activité d’actrice au-delà du grand écran (Source : AlloCiné, 2019). En 2001, elle apparaît dans le court métrage « La Vie sans secret de Walter Nions », où elle interprète une fleuriste, témoignant d’une participation ponctuelle à des formats courts (Source : AlloCiné, 2019). Au total, cette présence régulière dans des fictions télévisées complète une trajectoire principalement marquée par le cinéma et la production, en prolongeant sa visibilité auprès d’un public élargi durant les dernières décennies de sa carrière (Source : AlloCiné, 2019).
Films et séries avec Danièle Delorme
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Danièle Delorme
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Danièle Delorme
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.














































