Georges Bever: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Bever en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
160
œuvres recensées
159 films · 1 série
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1972
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1936, « Hélène » de Jean-Benoît Lévy et Marie Epstein place Georges Bever dans une production où son nom figure au générique. L’acteur, né à Paris le 22 septembre 1884 et mort dans la même ville le 14 janvier 1973, traverse ensuite plus de trois décennies de cinéma français, avec des apparitions dans « La Belle Équipe », « La Traversée de Paris » ou « Le Petit Baigneur ».
Georges Bever, de Paris aux scènes populaires
Georges Maurice Van Bever naît à Paris le 22 septembre 1884. Le nom de Georges Bever circule aussi sous les formes Georges Van Bever et Georges Maurice Van Bever. Il grandit dans un milieu d’artisanat, travaille tôt auprès de son père et chante le dimanche dans la rue.
Le caf'conc' lui ouvre ensuite ses portes. Il passe par les revues et les opérettes, avec « Pas sur la bouche » et « L’Auberge du Cheval-Blanc ». L’étape théâtrale est confirmée plus tard par « Clochemerle » en 1947, adaptation musicale pour la scène due à Raymond Souplex, puis par des pièces de Sacha Guitry comme « Deburau » et « Tu m’as sauvé la vie ».
Les années 1930 au cinéma
En 1927, « Le sous marin de cristal » lance une présence régulière à l’écran. Les années 1930 le retrouvent dans une suite de films signés Marcel Vandal, Louis Mercanton, Jacques de Baroncelli, Alexander Korda, René Guissart ou Marc Allégret. Il y tient des rôles de service, de bureau, de maison ou d’hôtel, dans « Chérie », « Je serai seule après minuit », « Rive gauche » et « Un homme en habit ».
La décennie s’ouvre aussi sur plusieurs courts et moyens métrages. « Invite Monsieur à dîner », « Les jeux sont faits », « Pan! Pan! » ou « Une idée de génie » s’ajoutent à cette période très fournie. En 1933 et 1934, il tourne encore dans « Paris-Deauville », « La Prison de Saint-Clothaire », « Le Chéri de sa concierge » et « Une vocation irrésistible ».
Son nom apparaît ensuite dans « Train de plaisir », « Avec le sourire », « Aventure à Paris » et « Le Faiseur ». En 1936, « La Belle Équipe » le place dans le voisinage d’un récit collectif, tandis que « Hélène » lui offre une présence au générique aux côtés de Jean-Benoît Lévy et Marie Epstein.
Des seconds rôles très cadrés
Georges Bever apparaît souvent dans des fonctions précises, sans étalage. « Le Bon Dieu sans confession » le désigne comme Albert, le domestique. « La Minute de vérité » lui confie un Patient, « Commandant X » un clochard, « La Traversée de Paris » un consommateur, « Les Grandes Manœuvres » un facteur et « Le Petit Baigneur » le majordome des Fourchaume.
Le détail du personnage compte moins que la constance de cette présence. Il traverse des productions de Claude Autant-Lara, Jean Dréville, René Clair, Henri Verneuil ou Robert Lamoureux, sans que son nom prenne jamais le pas sur l’ensemble. Les films de 1951 à 1968 dessinent un acteur de soutien fiable pour des récits très différents.
En 1950, « Les Nouveaux Maîtres » rejoint « Le Dindon » et « Les Belles de nuit » dans une même période. Quelques mois plus tard, « Le Capitan (1ère époque) Flamberge au vent » lui donne l’un des derniers grands écarts de sa présence filmée, avant que « Le Petit Baigneur » ne clôture ce cycle en 1968.
La scène, la rue et l’écran
La rue précède la scène chez lui. Chanteur des rues le dimanche, il garde cette adresse au contact direct du public quand il rejoint les caf'conc', puis les revues et opérettes. Cette origine donne une matière concrète à des apparitions scéniques où la diction et le geste priment sur l’effet.
En 1947, « Clochemerle » l’inscrit dans une adaptation musicale à la scène. L’année précédente, il figure dans « Le Capitan », puis viennent encore « Le Bon Dieu sans confession » et « La Minute de vérité ». Le théâtre ne remplace pas le cinéma, il le prolonge, chacun gardant chez lui une place distincte.
Il meurt à Paris le 14 janvier 1973, à 88 ans. Le nom de Georges Bever reste attaché à des silhouettes de serviteurs, de passants, d’employés ou de voisins, dans un cinéma français qui lui donne des présences brèves mais nettes.
- 1927: « Le sous marin de cristal »
- 1930: « Chérie », « Une femme a menti »
- 1931: « Je serai seule après minuit », « Rive gauche », « Un homme en habit »
- 1932: « Les As du turf », « Les Gaietés de l’escadron », « Sa meilleure cliente »
- 1933: « Paris-Deauville », « La Prison de Saint-Clothaire »
- 1934: « Le Chéri de sa concierge », « Prince de minuit »
- 1936: « La Belle Équipe », « Hélène »
- 1946: « Le Capitan (1ère époque) Flamberge au vent »
- 1951: « Le Dindon »
- 1952: « La Minute de vérité », « Les Belles de nuit »
- 1953: « Le Bon Dieu sans confession »
- 1955: « Les Grandes Manœuvres »
- 1956: « La Traversée de Paris »
- 1962: « Commandant X »
- 1968: « Le Petit Baigneur »
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