Hélène Wilfur, brillante étudiante en médecine, se consacre à ses recherches sous la direction du professeur Amboise. Amoureuse d'un autre étudiant, Pierre Régnier, elle voit sa vie basculer suite à un drame personnel qui l'amène à réorienter ses priorités vers le travail scientifique. Ce film explore les tensions entre amour, ambition professionnelle et dévouement à la science, sans révéler les tournants de l'intrigue.
Fiche technique
Sorti le 17 octobre 1936 en France, Hélène est une comédie dramatique en noir et blanc d'une durée de 109 minutes. Réalisé par Jean Benoît-Lévy et Marie Epstein, le film est produit par Les Films Marquise. Le scénario, écrit par les deux réalisateurs, adapte le roman Helene Willfüer, Student of Chemistry de Vicki Baum, publié en 1928 et déjà porté à l'écran en Allemagne en 1930 (Wikipédia fr, 2024 ; IMDb, 2025).
La photographie est assurée par Philippe Agostini et Léonce-Henri Burel, tandis que les décors sont conçus par Lucien Carré. Marcel Lattès compose la musique originale, et Robert Teisseire gère le son en mono au format 35 mm (1,37:1). Jean Benoît-Lévy dirige également la production (Unifrance, 2024).
Ce long-métrage français marque une étape dans la production des années 1930, période de transition vers le parlant où les collaborations entre réalisateurs se multiplient. Par ailleurs, il s'inscrit dans la veine des adaptations littéraires populaires venues d'Europe centrale.
Contexte littéraire et adaptations
Le roman Stud. chem. Helene Willfüer de Vicki Baum, auteure autrichienne, connaît un succès retentissant dans la République de Weimar dès sa parution en 1928-1929. Serialisé dans la Berliner Illustrirte Zeitung, il aborde les thèmes de l'émancipation féminine, de l'avortement et de la recherche sur le rajeunissement, au cœur des débats des années 1920 (Wikipedia en, 2023). Baum, figure de la littérature populaire, inspire plusieurs films avec cette œuvre.
La première adaptation voit le jour en 1930 sous forme de film muet allemand réalisé par Fred Sauer, avec Olga Tchekowa dans le rôle-titre. Suivent la version française de 1936, Hélène, puis un remake ouest-allemand en 1956, Studentin Helene Willfüer, porté par Ruth Niehaus (Cinema-francais.fr). Ces transpositions reflètent les évolutions culturelles entre pays et époques.
En parallèle, Vicki Baum adapte d'autres romans à succès au cinéma, consolidant son influence transnationale. Cette même année 1936, le contexte français voit émerger des films centrés sur des figures féminines fortes, influencés par les avancées sociales interbelliques.
Distribution principale
Madeleine Renaud incarne Hélène Wilfur, l'étudiante dévouée aux sciences. Jean-Louis Barrault joue Pierre Régnier, l'étudiant musicien en conflit avec son père, tandis que Constant Rémy interprète le professeur Amboise (Wikipédia fr, 2024 ; IMDb, 2025).
- Héléna Manson : Valérie
- Odette Joyeux : Françoise
- Robert Le Vigan : Le docteur Régnier
- Georges Bever : Le garçon de laboratoire
- Jeanne Helbling : Yvonne Ambroise
Le casting inclut également Blanche Peyrens, Greta Buelens, René Dary et Maurice Baquet. Notons que Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault se rencontrent sur ce tournage, prémisse de leur future collaboration artistique (Wikipédia fr, 2024). Ces acteurs, figures du théâtre et du cinéma des années 1930, apportent une profondeur aux rôles étudiants et académiques.
Les réalisateurs
Jean Benoît-Lévy (1883-1959), scénariste et réalisateur prolifique, collabore régulièrement avec Marie Epstein dès les années 1920. Ensemble, ils signent des films comme Âmes d'enfants (1928), Peau de pêche (1929), Maternité (1929) et surtout La Maternelle (1933), considéré comme un jalon du cinéma français parlant (Encyclopedia.com, 2025).
Marie Epstein (1899-1995), née à Varsovie, sœur du cinéaste Jean Epstein, excelle en tant que scénariste et coréalisatrice. Issue d'une famille cultivée, elle contribue à une œuvre marquée par des thèmes sociaux et féminins, souvent occultée par ses partenaires masculins (Cité européenne des scénaristes). Leur tandem illustre les pratiques collectives du cinéma français pré-guerre.
Quelques années plus tard, Benoît-Lévy poursuit une carrière pédagogique, tandis qu'Epstein reste dans l'ombre malgré son rôle essentiel. Hélène s'inscrit dans cette filmographie engagée sur l'éducation et la condition féminine.
Réception et héritage
Le film reçoit une nomination, sans précision sur le prix concerné (IMDb, 2025). Une critique utilisateur sur IMDb le qualifie de film féministe audacieux pour 1936, soulignant le portrait d'Hélène comme scientifique déterminée dans un monde machiste, évoquant peut-être Marie Curie (IMDb user review, 2025). Sur SensCritique, un avis le décrit comme un mélo lent et lourd, typique de l'époque (SensCritique, 2024).
Ce long-métrage reste peu commenté dans la presse d'époque accessible aujourd'hui, mais il marque la rencontre entre Renaud et Barrault. Dans le contexte culturel des années 1930, il reflète les débats sur la place des femmes dans les sciences et la médecine, amplifiés par le Front populaire.
Son héritage réside dans la préservation de thèmes Baum adaptés au cinéma français, contribuant à l'histoire des représentations féminines au travail. Disponible sur des plateformes comme MUBI, il attire un public intéressé par le patrimoine cinématographique (MUBI).
Critique sur Hélène
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Hélène figurent Hélène Wilfur, interprété par Madeleine Renaud, Pierre Régnier, interprété par Jean-Louis Barrault et Professor Amboise, interprété par Constant Rémy. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.













