Conrad E. Palmisano: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Conrad E. Palmisano en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
174
œuvres recensées
170 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2023
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, « The Young Rebels » ouvre à Conrad E. Palmisano sa première trace à la télévision, dans un métier où l’image compte moins que la précision du geste. Né le 1 mai 1948 à Santa Rosa, il meurt le 10 janvier 2024 à l’âge de 75 ans. Cascadeur, coordinateur de cascades, acteur et réalisateur de seconde équipe, il traverse plusieurs décennies d’Hollywood sans quitter le terrain des scènes d’action.
Des plateaux télévisés aux équipes de cascades
En 1972, « The Final Comedown » le place déjà comme coordinateur de cascades. Le nom de Palmisano circule alors sur des productions où l’organisation des risques importe autant que leur exécution, et où la seconde équipe fabrique une partie décisive du film.
À 17 ans, il rejoint les Marines pendant la guerre du Vietnam avant de s’orienter vers Hollywood. Cette bascule donne à son métier une légitimité particulière, faite de discipline, de résistance physique et d’apprentissage concret des tournages. Dès lors, ses crédits s’installent dans les marges visibles du cinéma américain, là où se règlent les poursuites, les chutes et les impacts.
En 1980, il signe la cascade de « Flying High » et y tient aussi un petit rôle, Religious Zealot #4. La même année, il devient président de la Stuntmen's Association of Motion Pictures pour quatre mandats. Cette responsabilité dit assez son ancrage dans une profession qu’il défend publiquement, au moment où la reconnaissance institutionnelle des cascadeurs reste fragile.
Rambo, le tournant des années 1980
« Rambo », sorti en 1982, le retrouve comme coordinateur de cascades et réalisateur de seconde équipe. Le film associe son nom à une machine d’action d’une tout autre ampleur, avec un travail où la coordination prend le pas sur la seule performance individuelle.
Palmisano appartient alors à ces techniciens qui ne cherchent pas la lumière mais structurent le rythme des séquences les plus périlleuses. En 1984, il compte parmi les premiers praticiens à faire entrer le métier de cascadeur à l’Académie des arts et des sciences du cinéma. L’année suivante, il participe au tournage de « Certain Fury », où il coordonne les cascades, production qui a aussi une portée biographique dans son histoire professionnelle, puisqu’elle le mène à une nouvelle union avec Irene Cara.
Cette période aligne des participations à des films comme « RoboCop 3 », « Batman Forever », « Sauvez Willy 2 » et « Assassins » en 1995. Les titres sont différents, les exigences aussi, mais Palmisano demeure sur le même versant du métier: organiser le mouvement, régler l’affrontement, rendre lisible l’accident sans le livrer au chaos.
Les grandes machines d’action des années 2000
En 2001, « Rush Hour 2 » le retrouve à la fois comme coordinateur de cascades et réalisateur de seconde équipe. Le film fournit un exemple clair de sa manière de travailler: les scènes d’action y reposent sur une mécanique précise, pensée pour la vitesse, la chute et la circulation des corps dans le cadre.
Quelques mois plus tard, il reçoit une nomination aux Taurus World Stunt Awards pour ce même film. La reconnaissance arrive de son propre milieu, ce qui donne du poids à son nom dans une profession qui récompense rarement l’exposition publique. Il est de nouveau nommé pour « Rush Hour 3 » en 2007, toujours dans la même logique de coordination et d’exécution.
Entre ces deux épisodes, il passe par « After the Sunset » en 2004, puis par « The Other Guys » en 2010. Son travail s’étend aussi à « Anges et Démons » en 2009, où il figure parmi l’équipe des cascades. Cette présence régulière sur des productions très diverses atteste un savoir-faire recherché par des films de studio aux mises en scène très différentes.
Coordonner, diriger, apparaître
En 2011, « Sex Friends » le crédite comme coordinateur de cascades. Le travail de Palmisano ne se limite pas à l’action spectaculaire: il intervient aussi dans des productions où la cascade doit rester intégrée à des scènes de dialogue, avec une attention permanente au tempo du tournage.
La série « JAG » le mentionne pour des cascades, « Ghost Whisperer » aussi. Plus tard, « Bosch » le réunit comme coordinateur de cascades en 2015. La télévision lui offre un autre espace de travail, plus régulier, où l’efficacité d’exécution compte autant que la variété des situations à gérer.
Son nom apparaît aussi comme acteur dans « Flying High », où il incarne Religious Zealot #4. D’autres participations figurent dans « The Klansman », « Bad Georgia Road », « Airport 80 Concorde », « Meteor », « Roadie », « Y a-t-il un pilote dans l'avion? », « Madame X », « Lovelines », « Busted Up », « Y a-t-il un flic pour sauver la reine? », « Under Siege », « On Deadly Ground », « Red Dragon » et « Holes ». Ces mentions dessinent une présence continue dans les marges du cinéma américain, sans dissocier son jeu de son travail de terrain.
En parallèle, il reste associé à « The Young Rebels » pour ses débuts, à « The Final Comedown » pour une première coordination, puis à « Rambo » et « Rush Hour 2 » pour les postes les plus visibles de sa fonction. Son activité recouvre près de 200 interventions, un volume qui dit la place occupée par un artisan des scènes dangereuses dans l’industrie hollywoodienne.
Filmographie de Conrad E. Palmisano
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Galerie photos de Conrad E. Palmisano
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Personnalités en relation
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