Rip Torn: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rip Torn en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
181
œuvres recensées
139 films · 42 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 2012
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1956, « Baby Doll » d’Elia Kazan ouvre à Rip Torn une première porte au cinéma, sans crédit au générique. Né le 6 février 1931 à Temple, au Texas, Elmore Rual Torn Jr. prend très tôt le chemin des plateaux après des études d’acteur à l’université du Texas et un passage par la police militaire de l’armée des États-Unis. Le nom de Rip Torn commence à circuler dans les années 1960, d’abord à la télévision puis sur scène, avant que des rôles plus visibles ne le ramènent vers le cinéma.
Des débuts entre télévision et Broadway
En 1960, Rip Torn apparaît dans « Thriller », où il tient le rôle de Duncan Corey. La même année, il figure dans « Route 66 » en Alvah Clayhorne, puis en 1962 dans « Combat ! » sous les traits d’Avery. Ces passages télévisés installent un visage dur, volontiers frontal, que les productions de l’époque utilisent dans des emplois de soldats, de marginaux ou d’hommes de peu de compromis.
Rip Torn joue aussi sur scène à Broadway, avec dix pièces au total. La première date de 1959 et il en dirige une autre, ce qui l’installe dans un espace de travail plus large que celui des écrans. À cette époque, son activité alterne entre théâtre et télévision, avec des apparitions qui dessinent une présence régulière plutôt qu’une entrée spectaculaire.
En 1963, il tient le rôle du sergent Karl Kasten dans « The Lieutenant ». L’année suivante, il rejoint encore la télévision avec « Mannix » en Victor Roarke. Ces emplois successifs renforcent une filmographie d’interprète de seconds rôles, souvent placée du côté de l’autorité, du conflit ou de la tension sociale.
Les années 1960 et la percée au cinéma
En 1965, Rip Torn gagne en visibilité avec « Le Kid de Cincinnati » de Norman Jewison. Il y joue un millionnaire de La Nouvelle-Orléans aux pratiques corrompues. Le film le place dans un cadre plus net, et son personnage, lié à l’argent et à la manipulation, tranche avec les silhouettes plus fonctionnelles qu’il avait tenues jusque-là.
En 1967, il apparaît dans « Le sable était rouge » de Cornel Wilde. Deux ans plus tard, « Coming Apart » le retrouve dans un registre plus expérimental, puis « Tropique du Cancer » en 1970 et « Massacre » en 1972 prolongent une présence dans des œuvres de nature très différente. Rip Torn ne s’enferme pas dans un type de production unique, et les réalisateurs l’emploient dans des contextes changeants.
La décennie le mène aussi vers « Payday » en 1973, puis vers « L’Homme qui venait d’ailleurs » de Nicolas Roeg en 1976. Dans ce film, il partage l’affiche avec David Bowie. L’année 1977 le voit dans « The Private Files of J. Edgar Hoover » de Larry Cohen et « Drôles de manières » de Michael Lindsay-Hogg, deux titres qui confirment son installation dans un cinéma de compositions souvent abruptes.
Une nomination aux Oscars, puis d’autres registres
En 1978, Rip Torn apparaît dans « Morts suspectes » de Michael Crichton. L’année suivante, « Heartland » prolonge sa présence au cinéma. Le début des années 1980 le conduit vers « Y a-t-il enfin un pilote dans l’avion ? » en 1982, puis vers « Dar l’Invincible » la même année, où il rejoint un autre type d’industrie, plus tournée vers le récit d’aventure.
En 1983, « Marjorie » lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le film, réalisé par Martin Ritt, marque un point de reconnaissance précis dans sa carrière. Rip Torn y tient un rôle qui attire l’attention des votants de l’Académie, au moment où son nom circule déjà depuis longtemps dans des productions très diverses.
L’année 1984 l’emploie dans plusieurs titres, dont « Besoin d’amour », « Haut les flingues ! », « Flashpoint » et « Songwriter », où il joue Dino McLeich. En 1985, il figure dans « Les Chester en Floride ». Puis viennent « Nadine » en 1987, « Extrême Préjudice » la même année, « Silence Like Glass » en 1989 et « Hit List » la même année. Ce bloc d’années montre un interprète sollicité dans des genres contrastés, sans spécialisation étroite.
« The Larry Sanders Show » et le retour en force
En 1992, Rip Torn rejoint « The Larry Sanders Show » dans le rôle d’Arthur. La série lui vaut en 1996 le Primetime Emmy Award du meilleur acteur dans un second rôle dans une série télévisée comique. Ce prix arrive après plusieurs décennies d’activité et consacre un personnage de télévision qui finit par occuper une place centrale dans son image publique.
La même période le voit dans « Dolly » en 1992, puis dans « RoboCop 3 » en 1993 et « Touche pas à mon périscope » en 1995, où il joue l’amiral Dean Winslow. Rip Torn avance alors dans des productions commerciales plus lisibles, tout en conservant une présence télévisuelle forte grâce à Arthur.
En 1997, il rejoint « Men in Black » dans le rôle de Zed. Le film de Barry Sonnenfeld lui donne une visibilité plus large. Deux ans plus tard, il apparaît dans « Révélations » de Michael Mann, puis dans « Wonder Boys » en 2000. Le début des années 2000 le ramène à Zed dans « Men in Black 2 », avant « Va te faire voir Freddy ! » en 2002 et « Bienvenue à Mooseport » en 2003.
Du doublage à la fin de carrière
En 2003, Rip Torn tient aussi le rôle de Mr Novak dans « Love Object ». L’année 2004 le retrouve dans « Dodgeball ! Même pas mal ! », où il joue Patches O’Houlihan. En 2005, il apparaît dans « Une famille 2 en 1 » en amiral Sherman. Ces titres installent un retour vers des productions plus grand public, parfois guidées par la comédie.
En 2006, « Marie-Antoinette » de Sofia Coppola lui confie le rôle de Louis XV. L’année suivante, il prête sa voix à Lou Lo Duca dans « Bee Movie : Drôle d’abeille ». Le doublage occupe dès lors une place visible dans ses dernières années de carrière, et l’acteur passe d’un rôle historique à un personnage animé sans rupture de ton dans sa manière de traverser les formats.
En 2012, il revient encore dans « Men in Black III », où il est crédité comme Large-Headed Alien at Funeral, non crédité au générique. Rip Torn meurt le 9 juillet 2019 à Lakeville, dans le Connecticut, à 88 ans. Le nom de scène reste associé à une suite de rôles où la télévision, le cinéma de studio et des œuvres plus personnelles ont cohabité sans se confondre.
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