Mario Carotenuto: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mario Carotenuto en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
151 films · 1 série
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1946, Mario Carotenuto entre dans le métier par la radio, après avoir exercé divers emplois. Le passage au cinéma suit en 1950 avec « Abbiamo vinto! », de Robert Adolf Stemmle. Il est né à Rome en 1911 et mort dans la même ville en 1995.
Des débuts à la radio aux premières comédies
La radio lui ouvre une première scène, avant les petites compagnies de vaudeville. Cette entrée par les marges du spectacle précède une présence régulière au cinéma italien des années 1950. Il travaille alors avec Marino Girolami, Marcello Marchesi et Vittorio Metz dans « Milano miliardaria » en 1951, puis avec Mauro Bolognini dans « Une fille formidable » en 1953.
En 1954, Alberto Lattuada le dirige dans « La Pensionnaire ». L'année suivante, Dino Risi le retrouve pour « Pain, amour, ainsi soit-il » et Gianni Franciolini pour « Cette folle jeunesse ». Le même mouvement se poursuit en 1956 avec Mario Mattoli dans « Nos plus belles années », de nouveau Dino Risi pour « Pauvres mais beaux » et Guido Brignone pour « Quando tramonta il sole ».
Les années 1950 le placent au contact de cinéastes très divers, de Luigi Comencini à Steno. Dans « Les Surprises de l'amour » en 1959, puis dans « Totò à Madrid » la même année, il occupe une place dans un cinéma italien qui aime les réparties rapides et les ensembles serrés. Cette période installe un acteur de soutien sollicité par plusieurs réalisateurs, sans le cantonner à un seul ton ni à un seul type de production.
Les années 1960, entre comédie et détours européens
En 1960, Dino Risi le dirige dans « L'Homme aux cent visages ». L'année suivante, Giorgio Simonelli lui confie un rôle dans « Parlez-moi d'amour », tandis que Carlo Veo et Mario Mattoli le font apparaître dans « Pesci d'oro e bikini d'argento » et « Cinque marines per cento ragazze ». Jean Chérasse le distribue en 1962 dans « La Vendetta ».
La décennie suivante ne rompt pas ce rythme. En 1968, il participe à « American Secret Service », film de montage d'Enzo Di Gianni, puis à « Satyricon » de Gian Luigi Polidoro. Deux ans plus tard, Mel Stuart le réunit au casting de « Mardi, c’est donc la Belgique ». Ces apparitions l’installent dans une circulation européenne plus large, sans effacer l’ancrage romain d’où part sa carrière.
La présence de Carotenuto dans ces productions tient souvent à une fonction précise, compatible avec des récits de groupe ou des intrigues de genre. Il reste fidèle à des productions populaires où les seconds rôles structurent la mécanique dramatique, qu’il s’agisse de farce, de satire ou de comédie de mœurs.
Le grand virage des années 1970
En 1971, « La Betìa ovvero in amore, per ogni gaudenza, ci vuole sofferenza » figure parmi ses titres, avant une présence plus marquée encore dans les années 1970. Bruno Corbucci lui donne un rôle dans « Boccace raconte » en 1972, puis Damiano Damiani dans « Girolimoni, il mostro di Roma » la même année. Luigi Comencini le dirige ensuite dans « L'Argent de la vieille ».
Ce film de 1972 lui vaut le Ruban d'argent du meilleur acteur dans un second rôle en 1973. La récompense marque un moment précis de reconnaissance pour un interprète déjà présent depuis plus de vingt ans à l’écran. Elle accompagne une série de films où il trouve des rôles bien identifiés dans des comédies italiennes à large circulation.
La suite confirme cette visibilité. Steno le reprend en 1974 pour « La poliziotta », avant que Michele Massimo Tarantini ne le distribue dans « À nous les lycéennes » en 1975. La même année, il joue dans « La Prof du bahut ». Les titres de 1976, « La Toubib du régiment », « La Flic chez les poulets » et « Classe mista », prolongent cette séquence où il revient dans un cinéma de situations, réglé par l’entrain des dialogues et la précision des rôles secondaires.
Les dernières années à l’écran
L'année 1976 le voit encore dans « Fiorina la vacca » et « La portiera nuda ». Maurizio Lucidi le dirige en 1977 dans « Il marito in collegio », tandis que Franco Rossi le retrouve pour « L'altra metà del cielo ». En 1979, Mariano Laurenti lui confie « L'Infirmière de nuit », l’un de ses derniers rôles mentionnés.
En 1980, Pasquale Festa Campanile le fait jouer dans « Mon curé va en boîte », puis Marco Vicario dans « Scusa se è poco » en 1982. Ces apparitions tardives montrent une continuité de travail jusqu’au début des années 1980, sans changement brutal de registre ni retrait visible vers une autre activité. Le nom de Carotenuto reste lié à des distributions où la présence d’un interprète aguerri pèse immédiatement sur le tempo des scènes.
Mario Carotenuto meurt à Rome le 14 avril 1995. Son nom demeure attaché à des comédies italiennes qui ont traversé trois décennies, depuis les débuts radio de 1946 jusqu’aux rôles du tournant des années 1980.
Filmographie sélective et récompense
Les titres ci-dessous retiennent des jalons mentionnés dans les sources, sans prétendre à l’exhaustivité de l’ensemble des films.
- 1950: Abbiamo vinto!
- 1953: Une fille formidable
- 1955: Pain, amour, ainsi soit-il
- 1960: L'Homme aux cent visages
- 1968: American Secret Service
- 1968: Satyricon
- 1972: L'Argent de la vieille
- 1975: À nous les lycéennes
- 1976: La Flic chez les poulets
- 1979: L'Infirmière de nuit
- 1973: Ruban d'argent du meilleur acteur dans un second rôle pour L'Argent de la vieille
Films et séries avec Mario Carotenuto
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