Marisa Merlini: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marisa Merlini en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
139
œuvres recensées
133 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 2005
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, Marisa Merlini débute au Teatro Valle après des études à l’école d’art dramatique de la comtesse Serra. Née à Rome le 6 août 1923, elle a d’abord travaillé dans un magasin de parfums avant d’être repérée pour des revues de scène.
Des scènes romaines au cinéma
La guerre ne l’écarte pas des plateaux de théâtre. En 1943, Totò la choisit pour Che ti sei messo in testa?, aux côtés d’Anna Magnani, puis elle participe en 1944 à la revue Cantachiaro de Franco Monicelli, Garinei et Giovannini. Avant cela, elle a déjà fait un premier pas au cinéma avec « Ce soir, rien de nouveau » de Mario Mattoli, en 1942.
Après « Rome ville libre » de Marcello Pagliero en 1946, elle revient régulièrement au cinéma à partir de 1949. Les titres s’enchaînent alors avec « Totò cherche un appartement » de Mario Monicelli et Steno, « L’Empereur de Capri » de Luigi Comencini, « Vivre à la resquille » de Giorgio Ferroni et « Don Juan au studio » de Giorgio Simonelli. Cette période la voit aussi dans « Marechiaro », toujours en 1949.
Les années 1950, avec Comencini et Monicelli
La décennie suivante, Marisa Merlini apparaît dans une série de productions populaires italiennes. En 1950, elle joue dans « Totò cherche une épouse » de Carlo Ludovico Bragaglia, puis dans « Les Mousquetaires de la reine » de Giorgio Simonelli et « Zappatore » de Rate Furlan. L’année 1951 la retrouve dans « Napoleone » de Carlo Borghesio, « Les Deux Sergents » de Carlo Alberto Chiesa, « Stasera sciopero » de Mario Bonnard, « L’eroe sono io » de Carlo Ludovico Bragaglia et « Rome-Paris-Rome » de Luigi Zampa.
En 1952, elle figure dans « Moi, Hamlet » de Giorgio Simonelli, « Bagne à vie » de Luigi Capuano, « Viva il cinema! » d’Enzo Trapani et Giorgio Baldaccini, « La famiglia Passaguai fa fortuna » d’Aldo Fabrizi, « Cani e gatti » de Leonardo De Mitri, « Le Talon d’Achille » de Mario Amendola, « Er fattaccio » de Riccardo Moschino et « Heureuse Époque » d’Alessandro Blasetti. La cadence se maintient en 1953 avec « Tormento di anime », « Les Héros du dimanche », « Les Anges du faubourg » et surtout « Pain, Amour et Fantaisie » de Luigi Comencini.
Elle retrouve Comencini l’année suivante dans « Pain, Amour et Fantaisie », tandis que 1955 la voit dans « Destinazione Piovarolo » de Domenico Paolella, « Porta un bacione a Firenze » de Camillo Mastrocinque et « L’Enfant de la rue » d’Antonio Petrucci. En 1956, elle joue dans « Le Bigame » de Luciano Emmer et « Amours de vacances » d’Antonio Racioppi, film pour lequel elle reçoit le Ruban d’argent 1957 de la meilleure actrice dans un second rôle.
Entre comédie et seconds rôles
En 1957, elle apparaît dans « Le Médecin et le Sorcier » de Mario Monicelli et « Le Moment le plus beau » de Luciano Emmer. La fin des années 1950 la mène vers « Io, mammeta e tu » en 1958, puis vers « L’Agent » de Luigi Zampa en 1960, où elle joue Amalia Celletti. Le film la place face à Alberto Sordi dans un registre de comédie sociale que Zampa affectionne.
Les années 1960 l’installent dans des distributions où les personnages passent par le burlesque et l’observation des mœurs. En 1966, elle figure dans « Moi, moi, moi et les autres » de Alessandro Blasetti comme Lady on the telephone. L’année 1967 la retrouve dans « Tutto Totò - Totò Ye Ye » avec le rôle de Monica, puis « Le Grand Silence » de Sergio Corbucci en 1968, où elle joue Regina.
Le début des années 1970 continue sur ce registre. Elle apparaît dans « Drame de la jalousie » d’Ettore Scola en 1970 comme Silvana, puis dans « Les bidasses s’en vont en guerre » en 1974 avec le rôle de Paulette Brugnon. La même décennie la voit dans « Le dolci zie » en 1975 et « Una bella governante di colore » en 1976, où elle interprète Aspasia, la femme de Nicola.
Télévision, dernières apparitions et fin de vie
La télévision prend davantage de place dans les dernières décennies de sa carrière. Elle joue dans « Italian Restaurant » en 1994 dans le rôle de La Cartomante, puis dans « Don Luca » en 2000 avec Palmira la perpetua. Sa dernière apparition au cinéma est « La seconda notte di nozze » de Pupi Avati en 2005, et sa dernière prestation télévisée survient en 2006 dans la mini-série La buona battaglia - Don Pietro Pappagallo de Gianfranco Albano.
Marisa Merlini meurt à Rome le 27 juillet 2008, à l’âge de 84 ans. Sa présence dans le cinéma italien s’étend sur plus de 4 décennies et compte plus de 160 films, avec une fréquentation régulière des metteurs en scène qui ont façonné la comédie italienne d’après-guerre.
Films et séries avec Marisa Merlini
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