Domingo Soler: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Domingo Soler en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
123
œuvres recensées
123 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1934
- Dernière année recensée
- 1961
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1936, ¡Vámonos con Pancho Villa! inscrit Domingo Soler dans l’élan du cinéma mexicain des années 1930. Le film de Fernando de Fuentes lui confie Francisco « Pancho » Villa, un rôle qui fixe d’emblée une présence de premier plan dans une période où le Mexique construit aussi ses mythes à l’écran.
Domingo Soler, des débuts au mythe révolutionnaire
Domingo Díaz Pavia naît le 17 avril 1901 à Chilpancingo, dans l’État de Guerrero. Il prend le nom de Domingo Soler et travaille au cinéma à partir de 1934, dans un pays où l’industrie se structure rapidement autour de productions populaires et de fresques historiques. La période d’activité indiquée court jusqu’en 1961, année de sa mort à Acapulco le 13 juin.
Le nom de Soler circule très tôt dans une génération marquée par les grands récits nationaux. En 1934, il apparaît dans La mujer del puerto, Chucho el Roto, Corazón bandolero et Oro y plata. Cette même année, son nom se retrouve déjà dans plusieurs productions, signe d’une activité soutenue dès ses premiers pas à l’écran.
La décennie suivante le voit occuper des emplois d’autorité ou de patriarche dans des titres très différents. Il joue dans El Verdugo de Sevilla en 1942, puis dans Historia de un gran amor la même année, où il interprète le père Trinidad. Le contraste entre ces œuvres dit un acteur sollicité pour des registres narratifs variés, sans qu’il soit besoin d’en forcer la logique.
Les années 1940, une présence continue
Dans la première moitié des années 1940, Domingo Soler apparaît dans une série de productions qui jalonnent les écrans mexicains. On le voit dans Los de abajo, Odio et La Liga de las canciones en 1940 et 1941, puis dans Simón Bolívar, Los Miserables et El Padre Morelos en 1942 et 1943. Les titres installent un acteur capable de passer de la chronique sociale aux figures historiques ou littéraires.
En 1945, il figure dans Una Canción en la noche, La Barraca et Escuadrón 201. Quelques mois plus tard, El Último amor de Goya et Más allá del amor prolongent cette cadence. La même saison, il se retrouve aussi dans Ocho hombres y una mujer et Rayando el sol, puis dans Se acabaron las mujeres, autant de crédits qui dessinent une présence régulière plutôt qu’une apparition isolée.
En 1948, Río Escondido rejoint cette liste. Le film de Emilio Fernández s’inscrit dans une période où Soler travaille avec des cinéastes majeurs du cinéma mexicain de l’époque. Dès lors, sa filmographie des années 1940 montre une circulation constante entre œuvres de prestige, drames et récits populaires.
Autour de 1950, des personnages de pouvoir et d’autorité
En 1950, Domingo Soler joue Mr. Tadeo dans Lluvia roja. L’année suivante, il apparaît dans Sensualidad en Comandante Santos. Ces rôles placent souvent son jeu dans des positions de commandement, de père ou de notable, sans que cela réduise la variété des films qu’il traverse.
La même période le retrouve dans Pancho Villa y la Valentina en 1958, où il incarne Don Abraham González. Il participe aussi à Los salvajes en 1958, puis à Monte et descend en 1959 dans le rôle de Don Gaspar. Le cinéaste ou le contexte varient, mais le nom de Soler continue d’apparaître dans des distributions où les personnages portent souvent une charge sociale lisible.
En 1961, il joue dans La maldición de Nostradamus en Professor. La sangre de Nostradamus, sorti en 1962, lui attribue aussi Professor Duran, alors que sa mort intervient le 13 juin 1961. Ce décalage de dates appartient à la simple circulation des films et non à une quelconque lecture de fin de cycle qu’il ne faudrait pas inventer.
Un nom associé aux frères Soler
Domingo Soler est l’un des quatre frères Soler, mention qui le rattache à une famille largement présente dans le cinéma mexicain. Cette donnée biographique suffit à situer son nom dans un ensemble plus large de collaborations et de circulations professionnelles au sein du même milieu artistique.
Son prénom complet, Domingo Díaz Pavia, apparaît moins souvent que le nom de scène qui le suit tout au long de sa carrière. Dans les crédits retenus, il alterne les figures de chef, de père, de professeur ou de dirigeant local, comme dans ¡Vámonos con Pancho Villa!, Historia de un gran amor, Lluvia roja et Pancho Villa y la Valentina. Ce choix récurrent de personnages reconnaissables donne une cohérence à des films pourtant très différents les uns des autres.
Sa filmographie attestée traverse les années 1930, 1940, 1950 et le début des années 1960. Plus de 150 films lui sont attribués pour cette période, du cœur de l’âge d’or mexicain à ses prolongements immédiats. Domingo Soler meurt à 60 ans, le 13 juin 1961, à Acapulco.
Filmographie sélective
- 1934: La mujer del puerto
- 1934: Chucho el Roto
- 1936: ¡Vámonos con Pancho Villa! — Francisco « Pancho » Villa
- 1942: Historia de un gran amor — père Trinidad
- 1945: Una Canción en la noche
- 1948: Río Escondido
- 1950: Lluvia roja — Mr. Tadeo
- 1951: Sensualidad — Comandante Santos
- 1958: Pancho Villa y la Valentina — Don Abraham González
- 1958: Los salvajes — Bautista
- 1959: Monte et descend — Don Gaspar
- 1961: La maldición de Nostradamus — Professor
- 1962: La sangre de Nostradamus — Professor Duran
Films et séries avec Domingo Soler
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