Tom Felleghy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Tom Felleghy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
161
œuvres recensées
158 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1921, à Budapest, naît Tom Felleghy, sous le nom de Tamás Fellegi. Il meurt le 13 septembre 2005 à Bracciano. Sa présence au cinéma se déploie surtout en Italie, où il commence à travailler à partir de 1936.
Tom Felleghy et le cinéma italien
Tom Felleghy se forme à la déclamation et à la mise en scène. Il débute au théâtre, comme acteur et comme metteur en scène, avant de gagner l’Autriche puis Rome. À partir de là, sa présence à l’écran prend forme dans des rôles secondaires, au sein de péplums et de films d’aventure.
Son nom revient ensuite dans de nombreux films italiens où il interprète souvent des étrangers à l’Italie. Cette orientation le conduit vers des rôles d’officier, de juge, de médecin légiste, d’homme d’affaires ou de substitut du procureur. Le registre policier lui offre plusieurs passages, dont Quatre Mouches de velours gris en 1971 et Toutes les couleurs du vice en 1972.
En 1964, Marenco lui donne son seul rôle de protagoniste. Il y tient le personnage de Carlo Marenco, un émigrant. Le film ne sort pas en Italie. Cette apparition reste isolée dans une filmographie surtout constituée de figures de passage, mais elle marque un point précis dans une présence déjà bien installée dans le cinéma italien de genre.
Années 1960, l’âge des seconds rôles
Les années 1960 concentrent une part importante de ses apparitions. La parole est à l'épée de Sergio Grieco paraît en 1958, puis La sceriffa de Roberto Bianchi Montero en 1959. La même période le voit passer par Caltiki, le monstre immortel de Riccardo Freda et Mario Bava, puis L'Archer noir de Piero Pierotti.
Le début de la décennie suivante le retrouve dans Sodome et Gomorrhe de Robert Aldrich et Sergio Leone, Le Mercenaire de Baccio Bandini et Vénus impériale de Jean Delannoy. Ces titres l’installent dans des productions très différentes, mais toujours dans des emplois brefs, souvent fonctionnels, qui servent les mécanismes du récit.
À cette époque, il travaille beaucoup avec des cinéastes italiens actifs dans le film d’aventure, le western ou le policier. Les Trois Magnifiques, Les Mille et Une Nuits, Les Révoltées de l'Albatros et La Fille des Tartares appartiennent à cette séquence. Il y revient souvent en 1965 avec Les Deux Toréadors, Marcia nuziale, Violence en Oklahoma, Agent 3S3, passeport pour l'enfer et L'Express du colonel Von Ryan.
Western, espionnage, polar
En 1966, Intrigue à Suez, El Cisco, Sous la loi de Django, Le Temps du massacre, Dieu est avec toi, Gringo, Arizona Colt, Colorado et Piège nazi pour sept espions le placent dans un ensemble de films où il tient souvent des rôles secondaires liés à l’autorité ou à la menace. Les titres suivants prolongent cette présence dans le western européen et le film d’action.
L’année 1967 le voit dans La Gloire des canailles, Coup de maître au service de sa majesté britannique, Il lungo, il corto, il gatto, Né pour tuer, Quatre, trois, deux, un, objectif Lune, El rojo, Les Chiens verts du désert, Tue-moi vite, j'ai froid, Killer Kid, Lola Colt, Trois salopards, une poignée d'or et Poker d'as pour Django. La liste dit la vitesse de cette activité, sans qu’il soit nécessaire d’y voir une progression linéaire.
Dès 1968, il figure dans Tire si tu veux vivre, Pour mille dollars par jour, Deux Pistolets pour un lâche, Tête de pont pour huit implacables et Avec Django, ça va saigner. L’année suivante, La Bataille d'El Alamein, Tout le monde il est sexy, tout le monde il est cochon, Le Canon de la dernière chance, Dans l'enfer des sables, 12 + 1, Pleins Feux sur l'archange, La Mort sonne toujours deux fois et Les Guerriers de l'enfer prolongent cette présence dans les productions italiennes et européennes de la fin des années 1960.
Des années 1970 à la fin des années 1980
Au début des années 1970, Tom Felleghy apparaît dans Les Aventures du capitaine Lückner en 1971, où il joue Bracciano. L’année suivante, Toutes les couleurs du vice lui confie le rôle d’Inspector Smith. La Révolte des gladiatrices l’emploie en 1974, puis Daisy Miller en 1974 également. Il revient en 1975 avec Les Frissons de l'angoisse, où il interprète un chirurgien.
La seconde moitié de la décennie le retrouve dans Madame Kitty en 1976, La Dottoressa sotto il lenzuolo la même année, puis Obsession et Petites Lèvres en 1978. Ces rôles gardent la ligne qui traverse toute sa carrière à l’écran, avec des apparitions brèves dans des récits où les figures d’autorité, de service ou de passage structurent la scène.
La décennie suivante le mène à La Cage aux folles II en 1980, dans le rôle d’Andrew Manderstam. Le Lion Du Désert paraît en 1981, où il incarne un général italien. Il termine cette séquence avec Saving Grace en 1986, dans la peau d’un ambassadeur. Sa filmographie s’étend jusque-là sur une longue durée, avec des participations réparties sur plusieurs pays et plusieurs genres.
Un acteur de passage, un artisan régulier
Le travail de Tom Felleghy repose sur une spécialisation nette. Il se glisse dans des fonctions narratives précises, souvent étrangères, parfois administratives, parfois militaires. Les films retiennent de lui un commissaire, un officier romain, un chirurgien, un diplomate ou un homme d’affaires, selon les besoins du scénario.
Cette manière de traverser les productions explique la variété des titres qui portent son nom. De Marenco à Saving Grace, en passant par Toutes les couleurs du vice, Les Frissons de l'angoisse et La Cage aux folles II, il impose une présence régulière dans le cinéma européen de l’après-guerre. Son activité s’inscrit dans une économie de rôles brefs, souvent non crédités, mais largement répartis sur plusieurs décennies.
Le théâtre, la déclamation et la mise en scène forment le socle de cette activité. Budapest reste le point de départ, Rome le lieu d’installation cinématographique, Bracciano le lieu de la mort en 2005. Entre ces deux bornes, son nom circule dans plus de 200 films, sans s’écarter de cette ligne de travail très identifiée dans le cinéma italien.
Films et séries avec Tom Felleghy
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Rôles de Tom Felleghy
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Galerie photos de Tom Felleghy
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Personnalités en relation
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