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Otto Heller - Photo
Connu pour
Image
Sexe
Homme
Crédits connus
203
Né
08/03/1896
Lieu de naissance
Prague, Bohemia, Austria-Hungary
Décédé
19/02/1970 (73 ans)

Otto Heller: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Ota Heller,O. Heller

Repères de carrière

La carrière de Otto Heller en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

197

œuvres recensées

197 films · 0 séries

Première année recensée
1918
Dernière année recensée
1970

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1919, Otto Heller signe Vzteklý zenich pour Karel Lamač, à Prague. Né le 8 mars 1896 dans la ville encore intégrée à l’Autriche-Hongrie, il entame là une activité de directeur de la photographie qui s’étire sur près d’un demi-siècle et traverse plusieurs cinématographies européennes.

Prague, les premiers films et l’ancrage tchèque

Les années 1920 le voient travailler surtout en Tchécoslovaquie, d’abord sur des films muets, puis sur des œuvres parlantes. Heller collabore avec Karel Lamač, Karl Anton, Gustav Machatý et Jan Sviták, au sein d’une production qui passe vite d’un format à l’autre et d’une langue à l’autre.

En 1922, il cadre Poslední polibek de Karl Anton, puis Únos bankére Fuxe l’année suivante. Dobrý voják Svejk, en 1926, confirme sa présence dans le cinéma tchèque de l’entre-deux-guerres, tandis que La Sonate à Kreutzer, en 1927, l’emmène vers Gustav Machatý.

Le passage au parlant ne change pas son rythme de travail. Suzy Saxophone en 1928, Le Dernier Masque en 1929, puis Anny chauffeur, Das Kabinett des Dr. Larifari et Anny... music-hall en 1930 montrent une activité répartie entre productions tchèques et allemandes, avec une circulation constante des équipes et des versions.

L’année 1931 le retrouve sur Monsieur le maréchal de Karel Lamač, dans ses versions française et allemande, puis sur Dactylo de Wilhelm Thiele. En 1932, il signe encore La Chauve-Souris de Pierre Billon et Karel Lamač, Simone est comme ça de Karl Anton, Lelícek ve sluzbách Sherlocka Holmese, Une nuit au paradis et Faut-il les marier?.

L’Europe des coproductions

À la fin des années 1920, Otto Heller quitte le seul cadre tchèque et travaille aussi sur des films allemands, autrichiens, néerlandais, britanniques et français. Cette circulation s’accélère à partir de 1936, avec Le Mari rêvé de Roger Capellani, où il retrouve Pierre Brasseur et Arletty.

Quelques mois plus tard, il signe L'Enfer des anges de Christian-Jaque, tourné en 1939 puis sorti en 1941. Le film s’inscrit dans une série de coproductions qui dessinent déjà une pratique du métier fondée sur les passages de frontières et les tournages partagés.

Face aux menaces d’invasion par les nazis, il quitte la Tchécoslovaquie en 1938. Il se partage alors entre la France et les Pays-Bas, puis se réfugie au Royaume-Uni en 1940, où il s’installe définitivement et obtient la citoyenneté britannique en 1945.

L’exil ne suspend pas le travail. Avant même son installation durable en Grande-Bretagne, Heller a déjà commencé à glisser vers d’autres cinémas nationaux. Son nom apparaît alors dans des productions qui ne relèvent plus d’un seul centre de fabrication, mais d’un réseau européen où la photographie doit s’adapter vite aux équipes et aux styles de mise en scène.

Le Royaume-Uni et les grands metteurs en scène

Au Royaume-Uni, Otto Heller travaille avec des réalisateurs qui occupent une place solide dans le cinéma britannique d’après-guerre. En 1955, il signe Richard III de Laurence Olivier, avec Olivier, Cedric Hardwicke et John Gielgud.

La décennie suivante le voit revenir vers des projets qui font appel à une mise en images très précise. En 1960, il cadre Le Voyeur de Michael Powell, puis La Victime de Basil Dearden en 1961. Ces deux films installent un dialogue durable avec des cinéastes qui travaillent le suspense, les visages et les espaces avec des exigences très différentes.

Le milieu des années 1960 le place au centre de collaborations plus visibles. Ipcress: Danger immédiat, en 1965, marque un point fort de sa période britannique, puis Alfie le dragueur en 1966 le réunit à Lewis Gilbert et Michael Caine. Il revient encore à la fin de la décennie avec Te casse pas la tête Jerry en 1968.

Entre ces jalons, il signe aussi Je suis un fugitif en 1947, Le Corsaire rouge en 1952, La Blonde et le Shérif en 1958, Manuela en 1957 et Les Maléfices de la momie en 1964. La suite de titres dessine un travail continu sur des films de genres différents, sans rupture visible dans la méthode.

Dernières années et récompense britannique

Ipcress: Danger immédiat lui vaut en 1966 le British Academy Film Award de la meilleure photographie. L’année suivante, il obtient une seconde nomination pour Alfie le dragueur, toujours dans la même catégorie.

La fin de sa période d’activité se fixe en 1969. Son dernier film, Bloomfield de Richard Harris, sort en 1971, plus d’un an après sa mort survenue le 19 février 1970 à Londres.

Entre Prague et Londres, Otto Heller a travaillé sur environ 240 films. Son nom reste attaché à une pratique très mobile de la photographie, capable de passer du muet au parlant, des studios continentaux aux productions britanniques, puis de suivre la cadence des cinéastes qui lui ont confié leurs images pendant près de 50 ans.

Filmographie de Otto Heller

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Le Voyeur (1960) - Affiche
7.5 / 10
Le Voyeur
director of photography
Tueurs de dames (1955) - Affiche
7.3 / 10
Tueurs de dames
director of photography
Ipcress : Danger immédiat (1965) - Affiche
6.8 / 10
Ipcress : Danger immédiat
director of photography
Alfie le dragueur (1966) - Affiche
6.5 / 10
Alfie le dragueur
director of photography
Mes funérailles à Berlin (1966) - Affiche
6.4 / 10
Mes funérailles à Berlin
director of photography
Le Corsaire rouge (1952) - Affiche
7 / 10
Le Corsaire rouge
director of photography

Galerie photos de Otto Heller

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Bloomfield (1970) - Affiche
director of photography
1970
In Search of Gregory (1969) - Affiche
director of photography
1969
Duffy, le renard de Tanger (1968) - Affiche
director of photography
1968
Te casse pas la tête Jerry (1968) - Affiche
director of photography
1968
Qu'arrivera-t-il après ? (1967) - Affiche
director of photography
1967
Chantage au meurtre (1967) - Affiche
director of photography
1967
Mes funérailles à Berlin (1966) - Affiche
director of photography
1966
Alfie le dragueur (1966) - Affiche
director of photography
1966
Ipcress : Danger immédiat (1965) - Affiche
director of photography
1965
Les Maléfices de la momie (1964) - Affiche
director of photography
1964
La Femme de paille (1964) - Affiche
director of photography
1964
West 11 (1963) - Affiche
director of photography
1963
Life for Ruth (1962) - Affiche
director of photography
1962
Light in the Piazza (1962) - Affiche
director of photography
1962

Les eaux saintes (1960) - Affiche
cinematography
1960
cinematography
1960
L'Ennemi silencieux (1958) - Affiche
cinematography
1958
Le Grand Élan (1940) - Affiche
cinematography
1940
Veertig Jaren (1938) - Affiche
cinematography
1938
1933
Die grausame Freundin (1932) - Affiche
cinematography
1932
Die Fledermaus (1931) - Affiche
cinematography
1931
Anny... Music-Hall (1930) - Affiche
cinematography
1930

Ducháček to zařídí (1938) - Affiche
Lui-même – Director of Photography
1938
1938

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Theodor Pištěk - Photo
Theodor Pištěk
1895–1960
Čeněk Šlégl - Photo
Čeněk Šlégl
1899–1970
Jaroslav Marvan - Photo
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1901–1974
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1897–1952
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1891–1962