Carl Lamac: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Carl Lamac en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
152 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1919
- Dernière année recensée
- 1952
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1918, en Allemagne, Carl Lamac passe de la prise de vues au jeu. Le cinéaste pragois, né le 27 janvier 1897 à Prague, signe alors ses premiers travaux d’acteur pendant que la guerre bouleverse encore le continent.
Les débuts allemands d’un homme de plateau
Avant d’apparaître à l’écran, Carl Lamac s’oriente vers la musique et le théâtre plutôt que vers la pharmacie souhaitée par sa famille. Pendant la Première Guerre mondiale, il réalise des reportages en Allemagne, puis commence à jouer en 1918. Le muet lui offre des emplois de séducteur, tandis qu’il mène en parallèle une activité de directeur technique et écrit des scénarios.
Cette présence multiple donne vite une idée claire de ses priorités. Il ne se contente pas d’un seul poste et traverse les métiers du film avec une même aisance artisanale. En 1921, il apparaît dans « Příchozí z temnot » de cette période tchèque encore très proche des ateliers allemands, puis, en 1923, dans « Le Jeune Medardus » de Michael Kertész. L’année suivante, il joue dans « Helena » de Manfred Noa et dans « Paradis blanc », qu’il réalise et interprète sous le nom de Ivan Holar.
À partir de là, le nom de Lamac s’attache à une pratique souple du cinéma muet. Il passe de l’interprétation à la mise en scène sans cloison nette. En 1925, il réalise « Karel Havlíček Borovský » et « Lucerna ». L’année suivante, « Dobrý voják Svejk » le montre à la fois réalisateur et acteur, dans les rôles de l’aubergiste Palivec et du lieutenant Jindřich Lukáš, pendant que « Josef Kajetán Tyl » le fait apparaître sous les traits de Frantisek Palacký.
Karel Lamač devant et derrière l’image
En 1927, « Pantáta Bezoušek » le place dans le rôle de Jirí Krális, tout en gardant la main sur la réalisation. Ce type de doublon devient une donnée structurante de son activité. Il n’abandonne pas le jeu, mais il organise de plus en plus les films qu’il porte.
La décennie suivante confirme cette circulation entre fonctions. En 1930, il réalise « Des falsche Feldmarschall », « Le comte Billy » et « Anny... music-hall ». Puis viennent « To neznáte Hadimrsku », « C. a k. Polní Marsálek », « La Chauve-Souris », « Monsieur le maréchal », « On a jeho sestra », « Le Traître » et « Une nuit au paradis » en 1931. Les titres disent déjà un cinéma de vaudeville, d’imbroglio et de rythme, sans qu’il soit besoin d’aller plus loin dans l’étiquette.
En 1932, « Kantor ideál » concentre plusieurs de ses fonctions: réalisateur, monteur et parolier, tout en le faisant apparaître comme Karel Suchý. La même année, il met en scène « Kiki », « Faut-il les marier? », « Lelícek ve sluzbách Sherlocka Holmese », « Baby », « Funebrák » et « Mamselle Nitouche ». Un tel enchaînement montre un artisan de studio très actif, capable de circuler entre versions tchèques, allemandes et françaises.
Cette même année, « Der Hexer » l’occupe comme réalisateur et producteur. En 1933, il signe « Orchesterprobe » et « La Fille du régiment », coréalisé avec Pierre Billon. Viennent ensuite « Frasquita », « Nezlobte dedecka », « So ein Theater! » et « Der verhexte Scheinwerfer » en 1934, puis « J'aime toutes les femmes » en 1935.
Anny Ondra et la fabrication des versions multiples
En 1930, Carl Lamac fonde avec l’actrice Anny Ondra la société Ondra-Lamac-Film en Allemagne. Leur collaboration se prolonge bien au-delà des changements de vie privée mentionnés par l’époque, puisque la société travaille jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.
Cette association accompagne un moment précis de l’histoire du cinéma européen. Avec l’arrivée du parlant, Lamac se tourne davantage vers la réalisation et dirige des versions anglaises ou françaises de ses films tchèques. Il travaille alors hors de Tchécoslovaquie, aux États-Unis, en Angleterre et en France, en tenant compte des marchés linguistiques qui se redessinent. « Quand l'alouette chante », « Le Postillon de Lonjumeau », « Peter Im Schnee », « Der Hund von Baskerville », « Duchácek to zarídí » et « Place de la Concorde » appartiennent à cette phase où les tournages circulent d’une langue à l’autre.
Le travail de mise en scène ne l’empêche pas de revenir devant l’objectif. En 1933, il apparaît dans « Professeur Cupidon », puis en 1937 dans « Le monde est à nous ». Cette alternance ne tient pas du caprice mais d’une pratique installée depuis ses années du muet, quand les frontières entre fonctions restaient plus poreuses qu’après.
L’exil de guerre et le retour après 1945
Avec la Seconde Guerre mondiale, Carl Lamac quitte la Tchécoslovaquie pour les Pays-Bas puis le Royaume-Uni. Il y réalise « Contre-espionnage », « Schweik's New Adventures » et « It Happened One Sunday » en 1943 et 1944. Ces films prolongent une activité déplacée par l’histoire plus que changée dans son principe.
En 1947, il reprend la réalisation en France avec « Une nuit à Tabarin », puis avec « La Colère des dieux ». Le geste compte autant que les titres: il revient sur des terres de production qu’il connaît déjà, sans rupture apparente dans la méthode. Quelques années plus tard, « La Voleuse de Bagdad » marque sa dernière réalisation connue en 1952.
Le 2 août 1952, il meurt à Hambourg à l’âge de 55 ans. Les films conservés sous son nom gardent la trace d’un cinéaste qui a traversé le muet, l’arrivée du parlant, l’éclatement des territoires de tournage et la guerre sans se fixer dans un seul pays ni un seul poste.
Rôles retenus et présence à l’écran
Dans les œuvres où il apparaît, Carl Lamac privilégie des emplois précis, souvent liés à ses propres réalisations ou à des projets proches de son cercle de travail. En 1924, « Paradis blanc » le montre sous le nom d’Ivan Holar. Deux ans plus tard, « Dobrý voják Svejk » lui donne deux figures, l’aubergiste Palivec et le lieutenant Jindřich Lukáš, tandis que « Josef Kajetán Tyl » le fait jouer Frantisek Palacký.
En 1932, « Kantor ideál » l’inscrit comme Karel Suchý, et « Jsem jen inženýr chemie aneb Z českých barů », sorti en 1972, reprend des images d’archives. Ces présences ponctuelles dessinent une pratique où le jeu n’est jamais dissocié de l’organisation concrète des tournages.
Films et séries réalisés par Carl Lamac
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Carl Lamac
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.















































