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Henry Silva - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
168
Né
23/09/1926
Lieu de naissance
Brooklyn, New York City, New York, USA
Décédé
14/09/2022 (95 ans)

Henry Silva: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Henry Silva en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

128

œuvres recensées

91 films · 37 séries

Première année recensée
1952
Dernière année recensée
2002

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Né le 23 septembre 1926 à Brooklyn, New York, Henry Silva s’impose progressivement comme l’une des figures marquantes du cinéma de genre américain et européen de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipedia, 2022). Il fait ses premiers pas à l’écran dans le film « Viva Zapata! » réalisé par Elia Kazan, où il apparaît dans un rôle non crédité en 1952 (Source : Wikipédia, 2007). Cette participation à un long métrage porté par Marlon Brando s’inscrit dans un moment où Hollywood s’ouvre à des seconds rôles au profil plus singulier, souvent associés à des emplois de durs ou de marginaux (Source : IMDb, 2022). En parallèle, il cherche à structurer sa pratique de comédien en rejoignant les circuits de formation les plus reconnus de New York (Source : Wikipédia, 2007).

En 1955, alors qu’il travaille comme serveur, il décide de se présenter au concours d’admission de l’Actors Studio, institution centrale du théâtre et du cinéma américains de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2007). Il y est retenu parmi un petit groupe de candidats sélectionnés sur un total de 2 500 postulants, ce qui l’intègre à une génération d’acteurs formés aux méthodes de jeu inspirées du réalisme psychologique (Source : Wikipédia, 2007). Cette réussite lui ouvre les portes de la scène new-yorkaise, où il est distribué par le Studio dans la pièce « Une poignée de neige » de Michael V. Gazzo, aux côtés notamment de Ben Gazzara, Shelley Winters, Harry Guardino et Anthony Franciosa (Source : Wikipédia, 2007). Quelques années plus tard, ce socle théâtral consolide sa légitimité auprès des réalisateurs hollywoodiens en quête de seconds rôles marquants (Source : IMDb, 2022).

Premiers rôles au cinéma et installation à Hollywood

Après « Viva Zapata! », Henry Silva enchaîne une série de rôles secondaires dans le western et le film dramatique, genres très présents dans la production américaine des années 1950 (Source : IMDb, 2022). Il apparaît notamment dans « The Tall T » de Budd Boetticher en 1957, où il interprète le bandit surnommé « Chink », face à Randolph Scott (Source : IMDb, 2022). L’année suivante, il est au générique de « The Bravados » de Henry King, porté par Gregory Peck, puis de « The Law and Jake Wade », dans lesquels il incarne des personnages menaçants ou ambigus, confirmant son aptitude à camper des antagonistes au physique marquant (Source : IMDb, 2022). En 1959, il participe à « Green Mansions », film d’aventures où il joue Kua-Ko, un habitant de la forêt vénézuélienne opposé au personnage interprété par Audrey Hepburn (Source : Wikipedia, 2022).

Ces premiers rôles resserrent son image autour de personnages de criminels, de tueurs ou de marginaux, dans un Hollywood où la typologie des seconds rôles reste fortement codifiée (Source : Wikipedia, 2022). Par ailleurs, cette période installe durablement sa présence dans l’orbite de productions de studios, même si ses apparitions restent alors souvent limitées à des emplois de soutien (Source : IMDb, 2022). Il poursuit néanmoins un rythme soutenu de tournages, ce qui lui permet de multiplier les collaborations avec des cinéastes de premier plan du cinéma classique américain, d’Elia Kazan à Budd Boetticher (Source : Wikipedia, 2022). À la fin des années 1950, sa filmographie affiche déjà une diversité de genres, du western au film d’aventures, tout en conservant une cohérence autour de rôles de « tough guys » (Source : Rotten Tomatoes, 2023).

Association au Rat Pack et percée dans le cinéma de genre américain

Le tournant de la carrière d’Henry Silva intervient au début des années 1960 avec son association au Rat Pack, groupe informel gravitant autour de Frank Sinatra (Source : Wikipedia, 2022). Il est distribué dans « Ocean’s 11 » en 1960, film de casse réalisé par Lewis Milestone, où il figure parmi les onze braqueurs aux côtés de Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr. et Peter Lawford (Source : IMDb, 2022). Cette présence au casting d’un film emblématique de l’époque renforce sa visibilité et le fixe durablement dans l’imaginaire du cinéma de casse et du film criminel (Source : Wikipedia, 2022). En 1962, il retrouve cet environnement dans « The Manchurian Candidate », thriller politique réalisé par John Frankenheimer, où il interprète Chunjin, personnage impliqué dans un complot de manipulation mentale (Source : Wikipedia, 2022).

La même année, il apparaît également dans « Sergeants 3 », autre production liée au Rat Pack, ce qui consolide sa place au sein de ce réseau de collaborations (Source : Wikipedia, 2022). En 1963, il obtient un rôle principal dans « Johnny Cool », réalisé par William Asher, où il incarne Salvatore Giordano, tueur à gages surnommé Johnny Cool, confirmant sa capacité à porter un film en tête d’affiche dans un registre criminel (Source : Wikipedia, 2022). Cet ensemble de participations situe Henry Silva comme un acteur récurrent du film noir et du polar américain des années 1960, souvent convoqué pour des personnages de tueurs, de gangsters ou d’hommes de main (Source : IMDb, 2022). Cette période permet également d’asseoir un style de jeu associé à une présence à l’écran sombre et impassible, très recherchée dans les productions de genre de l’époque (Source : Wikipedia, 2022).

Carrière européenne et poliziotteschi

Au milieu des années 1960, Henry Silva réoriente sa carrière vers l’Europe, où les coproductions italiennes et espagnoles lui offrent des rôles plus centraux (Source : IMDb, 2022). En 1966, il tient ainsi la vedette du western « The Hills Run Red », réalisé par Carlo Lizzani, souvent cité comme un tournant de sa filmographie, le plaçant au premier plan de la vague des westerns italiens (Source : Wikipedia, 2022). Cette même dynamique le conduit ensuite vers le poliziottesco, sous-genre policier italien en plein essor dans les années 1970 (Source : Wikipedia, 2022). Il joue par exemple dans « Il Boss » (1973), « La mala ordina » (connu aussi sous le titre « The Italian Connection »), et « Milano trema: la polizia vuole giustizia », où il incarne tour à tour des tueurs à gages, des chefs de clan mafieux ou des figures de la criminalité organisée (Source : Fandango, 2025).

Cette période européenne renforce sa notoriété sur les marchés espagnol, italien, allemand et français, où il est fréquemment associé à des productions de série B et à des films de genre très diffusés en salles et en vidéo (Source : IMDb, 2022). En parallèle, il alterne les tournages entre l’Europe et les États-Unis, poursuivant ainsi une trajectoire transatlantique caractéristique de plusieurs acteurs spécialisés dans le cinéma policier et le western tardif (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Ses collaborations avec des réalisateurs italiens de polars durs contribuent à faire de son visage un repère pour le public de ces films, qu’il soit dans la peau d’un antagoniste principal ou d’un homme de main au service de la trame criminelle (Source : Wikipedia, 2022). Cette visibilité européenne s’ajoute à son ancrage antérieur dans le cinéma américain et élargit le spectre géographique de sa carrière (Source : IMDb, 2022).

Années 1980 : retour dans le polar et l’action américains

Dans les années 1980, Henry Silva retrouve une place notable dans le cinéma d’action américain, en particulier dans des productions portées par des têtes d’affiche du genre (Source : Wikipedia, 2022). En 1981, il apparaît dans « Sharky’s Machine » de Burt Reynolds, où il interprète Billy Score, figure de tueur psychopathe qui marque le film par sa violence et son caractère obsessionnel (Source : Rotten Tomatoes, 2023). En 1982, il est au générique de « Megaforce », film d’action futuriste réalisé par Hal Needham, qui illustre le goût de l’époque pour les récits paramilitaires et les spectacles pyrotechniques (Source : Wikipedia, 2022). Quelques années plus tard, il participe à « Cannonball Run II » (1984), comédie d’action également portée par Burt Reynolds, où il retrouve un cadre de film choral ponctué de cascades automobiles (Source : Wikipedia, 2022).

À partir du milieu de la décennie, il se spécialise de nouveau dans des rôles d’antagonistes dans le polar et le film d’arts martiaux. En 1985, il donne la réplique à Chuck Norris dans « Code of Silence », où il incarne Luis Comacho, chef de cartel opposé à un policier isolé (Source : Rotten Tomatoes, 2023). En 1988, il joue Kurt Zagon dans « Above the Law » réalisé par Andrew Davis, face à Steven Seagal, contribuant à définir le registre d’ennemis implacables auquel l’acteur de films d’action associe souvent ses personnages (Source : IMDb, 2022). En 1990, il apparaît dans « Dick Tracy » de Warren Beatty, adaptation de comic strip où il figure parmi une galerie de gangsters aux visages stylisés (Source : IMDb, 2022). Cette succession de rôles confirme son statut de spécialiste des personnages de vilains dans le cinéma d’action et de polar de la période (Source : Wikipedia, 2022).

Travaux à la télévision, dans l’animation et films tardifs

Parallèlement au cinéma, Henry Silva intervient régulièrement à la télévision américaine, notamment dans des téléfilms et des séries des années 1970 à 1990 (Source : IMDb, 2022). En 1979, il incarne Kane, l’adversaire principal du héros dans « Buck Rogers in the 25th Century », d’abord dans le long métrage puis dans la série dérivée, ce qui lui offre une nouvelle visibilité auprès d’un public attiré par la science-fiction populaire (Source : IMDb, 2022). Sa filmographie télévisuelle comprend également des participations à divers téléfilms policiers et séries policières, où il reprend souvent des rôles de criminels ou de figures menaçantes (Source : IMDb, 2022). En parallèle, il prête sa voix à l’animation : il interprète notamment le personnage de Bane dans la série « Batman: The Animated Series » en 1994, puis dans « The New Batman Adventures » en 1998, pour des épisodes centrés sur ce super-vilain (Source : IMDb, 2022).

À la fin des années 1990, il poursuit ses apparitions dans le cinéma indépendant et le film de genre. En 1996, il joue Sleepy Joe Carlisle dans « Mad Dog Time », réalisé par Larry Bishop, production qui réunit plusieurs acteurs associés au film noir et au polar (Source : Fandango, 2025). En 1997, il est au casting de « The End of Violence » de Wim Wenders, où il interprète Juan Emilio, dans un récit qui articule thriller et réflexion sur la surveillance (Source : IMDb, 2022). En 1999, il tient un rôle marquant dans « Ghost Dog: The Way of the Samurai » de Jim Jarmusch, où il incarne Ray Vargo, chef de la mafia vieillissante confrontée au personnage interprété par Forest Whitaker (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Cette présence dans un film d’auteur américain de la fin des années 1990 souligne la persistance de sa silhouette d’acteur de caractère dans un contexte cinématographique renouvelé (Source : IMDb, 2022).

Reconnaissance professionnelle et héritage dans le cinéma de genre

Henry Silva est souvent décrit comme un acteur de caractère prolifique, avec plus de 140 crédits à son actif dans le cinéma et la télévision sur une période d’environ cinquante ans (Source : Wikipedia, 2022). Il demeure principalement associé à des rôles de criminels, de gangsters ou de personnages menaçants dans des films policiers, des westerns, des thrillers et des films d’action, ce qui l’inscrit dans une tradition de comédiens spécialisés dans les emplois de « tough guys » (Source : IMDb, 2022). Ses apparitions dans des œuvres devenues des références du cinéma de genre, qu’il s’agisse de « The Manchurian Candidate », des poliziotteschi italiens ou des films d’action américains des années 1980, contribuent à la persistance de son image dans l’histoire du cinéma populaire (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Il participe également à des films au statut de culte comme « Ghost Dog: The Way of the Samurai », qui consolident, en fin de carrière, ce capital symbolique auprès de cinéphiles attachés au film noir et au polar (Source : Wikipedia, 2022).

Les bases de données cinématographiques, d’IMDb à Rotten Tomatoes, soulignent l’étendue de sa filmographie et la variété des cinéastes et acteurs avec lesquels il a travaillé, de Frank Sinatra à Burt Reynolds, de John Frankenheimer à Jim Jarmusch (Source : IMDb, 2022). Les registres spécialisés recensent un volume important de nominations et de prix pour les films auxquels il a participé, attestant du retentissement critique de plusieurs œuvres collectives, même si son nom n’apparaît pas spécifiquement au palmarès des grandes institutions (Source : FilmAffinity, 2023). Sa trajectoire illustre ainsi le rôle central mais souvent discret des seconds rôles et des acteurs de soutien dans la fabrication des imaginaires du cinéma de genre, des années 1950 à la fin du XXe siècle (Source : Wikipedia, 2022). Il meurt le 14 septembre 2022 à Woodland Hills, Californie, à l’âge de 95 ans, laissant derrière lui une filmographie dense qui continue d’alimenter les programmations cinéphiles et les redécouvertes télévisuelles (Source : Wikipedia, 2022).

Films et séries avec Henry Silva

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Boss (1973) - Affiche
6.9 / 10
Le Boss
Nick Lanzetta
Nico (1988) - Affiche
6.1 / 10
Nico
Kurt Zagon
Le Marginal (1983) - Affiche
6.8 / 10
Le Marginal
Sauveur Meccacci
Le Village de la Mort (1982) - Affiche
5.4 / 10
Le Village de la Mort
Henry Chatwill
Passeport pour deux tueurs (1972) - Affiche
7 / 10
Passeport pour deux tueurs
Dave Catania
La Rançon de la Peur (1974) - Affiche
7 / 10
La Rançon de la Peur
Commissario Walter Grandi

Galerie photos de Henry Silva

4 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Ocean's Eleven (2001) - Affiche
Henry Silva
2001
Justice (1999) - Affiche
Sal the Joker
1999
Les Nouvelles aventures de Batman (1997) - Affiche
Bane (voix)
1997
The End of Violence (1997) - Affiche
1997
Les Nouvelles aventures de Batman (1997) - Affiche
Inconnu
•
S01E11
•
Bane (voix)
1997
Mad Dogs (1996) - Affiche
Sleepy Joe Carlisle
1996
Superman, l'Ange de Métropolis (1996) - Affiche
Bane (voix)
1996
Superman, l'Ange de Métropolis (1996) - Affiche
Inconnu
•
S03E13
•
Bane (voix)
•
S03E12
•
Bane (voix)
•
S03E11
•
Bane (voix)
- Unité (1999)
•
S03E10
•
Bane (voix)
•
S03E09
•
Bane (voix)
1996
Drifting School (1995) - Affiche
General Stearn
1995
Twisted Fate (1995) - Affiche
Gene Serino
1995
Possessed by the Night (1994) - Affiche
1994
Le Silence des jambons (1994) - Affiche
1994
Bloc (1993) - Affiche
Detective Topo
1993

Cinépanorama (1956) - Affiche
Lui-même
1956

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Edward Binns - Photo
Edward Binns
1916–1990
John Anderson - Photo
John Anderson
1922–1992
John Larch - Photo
John Larch
1914–2005
Leslie Nielsen - Photo
Leslie Nielsen
1926–2010
Barry Sullivan - Photo
Barry Sullivan
1912–1994
Whit Bissell - Photo
Whit Bissell
1909–1996