Bruno Tarrière: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bruno Tarrière en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
48
œuvres recensées
47 films · 1 série
- Première année recensée
- 1985
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Bruno Tarrière est un ingénieur du son, sound designer et mixeur, formé à l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle et des techniques de diffusion (INSAS) à Bruxelles, où il suit un cursus d’ingénieur du son entre 1980 et 1983 (Source : LinkedIn, s.d.). Dès le milieu des années 1980, il commence à travailler comme technicien du son et mixeur sur des productions de cinéma et de télévision, en s’imposant progressivement dans le champ du son direct et du mixage final (Source : LinkedIn, s.d.). Il se positionne très tôt comme free-lance, statut qu’il conserve sur la durée, ce qui lui permet de collaborer avec des équipes de tournage et de postproduction issues de différents pays européens et latino‑américains (Source : LinkedIn, s.d.). Cette mobilité professionnelle nourrit une filmographie marquée par des coproductions internationales, où la place du son occupe souvent une dimension narrative importante (Source : AlloCiné, 2021). Parallèlement, ses premiers engagements sur des longs métrages de fiction le conduisent à travailler avec des cinéastes déjà reconnus ou en voie de l’être, ce qui contribue à ancrer son parcours dans un réseau de réalisateurs d’auteur (Source : AlloCiné, 2021).
Installation dans le paysage du cinéma d’auteur
Au milieu des années 1990, Bruno Tarrière se fait remarquer pour son travail sur plusieurs films européens importants, notamment « Léon » de Luc Besson, pour lequel il assure le mixage, sorti en 1994 (Source : AlloCiné, 2021). L’année suivante, il signe le mixage d’« Underground » d’Emir Kusturica, Palme d’or au Festival de Cannes 1995, ainsi que de ses versions intégrales en deux parties, ce qui consolide sa place parmi les techniciens du son recherchés par le cinéma d’auteur international (Source : AlloCiné, 2021). À la fin des années 1990, il participe au mixage de « Central do Brasil » de Walter Salles, film brésilien couronné par l’Ours d’or à Berlin et par un Golden Globe, confirmant son inscription dans des productions transnationales à forte visibilité critique (Source : LinkedIn, s.d.). Il collabore également comme ingénieur du son sur « Jeanne d’Arc » de Luc Besson, sorti en 1999, film historique à grand spectacle où la dimension sonore participe à la mise en scène des batailles et des espaces intérieurs (Source : AlloCiné, 2021). Dans ces années, il alterne des projets français et internationaux, se positionnant comme un spécialiste de la postproduction sonore complexe, sur des œuvres souvent primées en festivals (Source : Kustendorf Film and Music Festival, 2021).
Collaborations marquantes et reconnaissance institutionnelle
Les collaborations de Bruno Tarrière avec des réalisateurs tels qu’Emir Kusturica, Luc Besson, Radu Mihaileanu, Walter Salles ou encore Nanni Moretti s’inscrivent dans la durée et structurent une part importante de sa carrière (Source : LinkedIn, s.d.). Son travail sur « The Concert » de Radu Mihaileanu, sorti en 2009, lui vaut le César du meilleur son en 2010, récompense décernée par l’Académie des arts et techniques du cinéma (Source : UniFrance, 2023). Dix ans plus tôt, il reçoit déjà le César du meilleur son pour « Jeanne d’Arc » (The Messenger: The Story of Joan of Arc) de Luc Besson, en 2000, confirmant la reconnaissance de ses pairs dans le champ de la postproduction sonore (Source : UniFrance, 2023). Il est également nommé à plusieurs reprises aux César pour le meilleur son, notamment pour « The Concert », « Jeanne d’Arc » et « Pacifiction – Tourment sur les îles », ce dernier étant cité dans la catégorie meilleur son en 2023 (Source : UniFrance, 2023; AlloCiné, 2023). Par ailleurs, son travail sur « Léon » et sur « Jeanne d’Arc » est distingué par des Golden Reel Awards, récompenses professionnelles qui saluent l’excellence de la création sonore et du montage son (Source : Kustendorf Film and Music Festival, 2021). Ces distinctions contribuent à installer durablement son nom dans le réseau des ingénieurs du son européens intervenant sur des productions d’envergure (Source : Kustendorf Film and Music Festival, 2021).
Filmographie au cinéma : années 1990 et 2000
Au cinéma, la filmographie de Bruno Tarrière couvre un large spectre de genres, du film d’action au drame intimiste, en passant par le cinéma politique et social (Source : AlloCiné, 2021). Dans les années 1990, il intervient notamment sur « Léon » (1994) de Luc Besson en tant que mixeur, puis sur « Underground » (1995) d’Emir Kusturica, dont il assure le mixage sur la version cinéma et les versions intégrales (Source : AlloCiné, 2021). Il participe aussi au mixage de « La divine poursuite » (1997) de Michel Deville et de « Central do Brasil » (1998) de Walter Salles, tout en travaillant comme ingénieur du son sur « Le Schpountz » (1999) et « Jeanne d’Arc » (1999) de Luc Besson (Source : AlloCiné, 2021). Au cours des années 2000, il signe le mixage de films comme « Bamako » (2006) d’Abderrahmane Sissako, « Si le vent soulève les sables » (2006) de Marion Hänsel ou « Hellphone » (2006), tout en intervenant comme monteur son sur « Le Concert » (2009) de Radu Mihaileanu (Source : AlloCiné, 2021). Cette période se caractérise par une alternance entre productions françaises et internationales tournées en Europe, en Afrique ou en Amérique latine, dans lesquelles la bande-son accompagne souvent des récits ancrés dans des contextes politiques ou sociaux précis (Source : AlloCiné, 2021).
- « Léon » (réal. Luc Besson, mixage, 1994) (Source : AlloCiné, 2021).
- « Underground » (réal. Emir Kusturica, mixage, 1995) (Source : AlloCiné, 2021).
- « Central do Brasil » (réal. Walter Salles, mixage, 1998) (Source : LinkedIn, s.d.; AlloCiné, 2021).
- « Jeanne d’Arc » (réal. Luc Besson, ingénieur du son, 1999) (Source : AlloCiné, 2021).
- « Bamako » (réal. Abderrahmane Sissako, mixage, 2006) (Source : AlloCiné, 2021).
- « Le Concert » (réal. Radu Mihaileanu, monteur son, 2009) (Source : AlloCiné, 2021).
Travaux récents et ancrage international
À partir des années 2010, Bruno Tarrière poursuit une activité soutenue sur des projets d’auteur, souvent portés par des réalisateurs confirmés ou émergents (Source : AlloCiné, 2021). Il intervient comme ingénieur du son sur « La source des femmes » (2011) de Radu Mihaileanu, « Soongava » (2012), « Le Passé » (2013) d’Asghar Farhadi ou encore « Paula » (2016), tout en assurant le mixage de films tels que « La Clinique de l’amour ! » (2012), « La Tendresse » (2013) ou « Gabriel et la montagne » (2017) (Source : AlloCiné, 2021). Il participe également à des projets circulant dans les grands festivals, comme « La Quatrième Voie (Chauthi Koot) » (2015), « Everybody Knows » (2018) d’Asghar Farhadi, ou « Un héros » (2021), également réalisé par Farhadi, ce dernier étant en sélection à Cannes (Source : AlloCiné, 2021). Son travail sur « Pacifiction – Tourment sur les îles » (2022) d’Albert Serra, pour lequel il assure le mixage, est nommé au César du meilleur son en 2023, signalant une nouvelle fois la visibilité de sa contribution dans le paysage du cinéma français contemporain (Source : UniFrance, 2023; AlloCiné, 2023). Plus récemment, il est crédité au mixage de « Santosh » (2024), confirmant la continuité de sa présence au générique de films d’auteur ou de coproductions internationales (Source : AlloCiné, 2021).
- « La source des femmes » (réal. Radu Mihaileanu, ingénieur du son, 2011) (Source : AlloCiné, 2021).
- « Le Passé » (réal. Asghar Farhadi, ingénieur du son, 2013) (Source : AlloCiné, 2021).
- « Gabriel et la montagne » (réal. Fellipe Barbosa, mixage, 2017) (Source : LinkedIn, s.d.; AlloCiné, 2021).
- « Everybody Knows » (réal. Asghar Farhadi, ingénieur du son, 2018) (Source : AlloCiné, 2021).
- « Pacifiction – Tourment sur les îles » (réal. Albert Serra, mixage, 2022) (Source : AlloCiné, 2021; UniFrance, 2023).
- « Santosh » (mixage, 2024) (Source : AlloCiné, 2021).
Distinctions professionnelles et activités de transmission
Outre ses deux César du meilleur son pour « Jeanne d’Arc » (2000) et « The Concert » (2010), Bruno Tarrière est plusieurs fois nommé dans cette catégorie, notamment pour « The Concert » et « Pacifiction – Tourment sur les îles », au sein de la cérémonie des César (Source : UniFrance, 2023; AlloCiné, 2023). Il reçoit également deux Golden Reel Awards pour son travail sur « Léon: The Professional » et sur « Joan of Arc », distinctions décernées par la Motion Picture Sound Editors qui saluent la qualité du montage son et du design sonore (Source : Kustendorf Film and Music Festival, 2021). Par ailleurs, son nom apparaît dans la compétition des German Film Awards pour le meilleur son avec le film « Colonia », cité en 2016 (Source : LinkedIn, s.d.). Son parcours est également mis en avant dans le cadre du Kustendorf Film and Music Festival, qui rappelle que son travail a été récompensé à plusieurs reprises et souligne la place tenue par ses collaborations avec des cinéastes comme Emir Kusturica et Radu Mihaileanu (Source : Kustendorf Film and Music Festival, 2021). En parallèle de ses activités de mixeur et d’ingénieur du son, il participe à des masterclasses à Berlin, Varsovie et dans d’autres villes, au cours desquelles il partage son expérience technique et artistique avec des étudiants et des jeunes professionnels du secteur (Source : Kustendorf Film and Music Festival, 2021).
Filmographie de Bruno Tarrière
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Filmographie détaillée
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