Tardes de soledad est un long métrage documentaire de 125 minutes, écrit et réalisé par le cinéaste catalan Albert Serra, produit comme une coproduction entre l’Espagne, la France et le Portugal (Source : Wikipédia, 2025 ; IMDb, 2025). Le film est majoritairement tourné en espagnol et a aussi été présenté sous son titre international Afternoons of Solitude sur certains supports de distribution (Source : IMDb, 2025). La production réunit plusieurs sociétés, parmi lesquelles Andergraun Films, LaCima Producciones, Idéale Audience et Rosa Filmes, qui s’associent pour un projet documentaire au long cours, tourné sur plusieurs années (Source : Wikipédia, 2025). Le tournage se déploie dans différentes arènes de corrida, notamment à Madrid, Bilbao, Séville ou Santander, même si le film ne souligne pas systématiquement la localisation à l’image et privilégie une perception continue de l’espace (Source : Le Rayon Vert, 2025 ; Wikipédia, 2025).
Au centre du dispositif, la caméra accompagne le torero Andrés Roca Rey, figure de premier plan de la tauromachie contemporaine, entouré de sa cuadrilla et de collaborateurs réguliers (Source : site officiel du film, 2025 ; Mubi, 2025). Parmi les principaux intervenants cités figurent Roberto Domínguez, Francisco Durán « Viruta », Francisco Gómez, Manuel Lara « Larita », Antonio Chacón et, ponctuellement, le torero Pablo Aguado, dont la présence est annoncée comme une collaboration spéciale (Source : site officiel du film, 2025 ; IMDb, 2025). Le film adopte une forme qui croise le documentaire et le docudrame, selon la catégorisation proposée par certaines bases de données, en s’attachant à la fois à la captation des gestes et à une construction formelle qui accentue la dimension rituelle (Source : IMDb, 2025 ; Mubi, 2025). La durée de 2 h 05 permet de déployer un montage qui alterne les moments de préparation, les déplacements, les conversations de la cuadrilla et les séquences en piste, sans recours à commentaire explicatif ni voix off didactique (Source : Mubi, 2025 ; El País, 2025).
Synopsis et axes thématiques
Le film se présente comme un « portrait intime » d’Andrés Roca Rey et de sa cuadrilla, selon les termes du matériel promotionnel, en suivant le torero de la chambre d’hôtel aux couloirs des arènes et jusqu’à l’arène elle-même, dans une série de corridas filmées dans plusieurs villes espagnoles (Source : site officiel du film, 2025 ; A Contracorriente Films, 2025). La mise en scène privilégie des plans rapprochés et des cadrages serrés, concentrés sur le corps du torero, ses gestes, sa respiration et les échanges constants avec les membres de son équipe, tandis que le public reste le plus souvent relégué au hors-champ, réduit à un fond sonore (Source : El País, 2025 ; Le Rayon Vert, 2025). Par ce choix, le film s’attache à la relation toro-torero, à la tension du face-à-face et aux rituels qui précèdent et suivent chaque combat, en soulignant la répétition des gestes et la dimension quotidienne de ce métier (Source : Le Rayon Vert, 2025 ; Mubi, 2025). Les moments de route, de prière, d’habillage et de discussion dans le fourgon ou les coulisses se succèdent, dessinant le rythme d’une tournée où il faut « tous les jours remettre la tenue, prier, et repartir dans l’arène », selon une analyse critique (Source : Le Rayon Vert, 2025).
Les thématiques explicitement mises en avant par les supports officiels et les plateformes sont celles de la mort, de la violence et de la beauté, le film étant présenté comme une réflexion sur ces trois notions à travers la pratique tauromachique d’Andrés Roca Rey (Source : site officiel du film, 2025 ; A Contracorriente Films, 2025). La caméra s’attarde sur les rituels religieux, notamment la présence récurrente d’images de la Vierge dans l’espace intime du torero, et sur la manière dont la cuadrilla verbalise une philosophie de vie axée sur le risque, l’« arrebato » ou la « vérité », termes repris dans certaines critiques pour décrire le discours des protagonistes (Source : El País, 2025 ; Le Rayon Vert, 2025). Le film se caractérise aussi par une économie de paroles de la part de Roca Rey lui-même, souvent silencieux, tandis que les membres de sa cuadrilla occupent davantage l’espace sonore par leurs échanges et leurs commentaires, élément souligné par plusieurs analyses (Source : El País, 2025 ; Le Rayon Vert, 2025). L’ensemble construit un dispositif où la tauromachie est observée comme un rituel codifié, sans explicitation des controverses contemporaines autour de la corrida, celles-ci restant, dans la majorité des séquences, situées hors champ (Source : El País, 2025 ; Mubi, 2025).
Contexte de production et écriture
Tardes de soledad s’inscrit dans la filmographie d’Albert Serra, cinéaste connu pour ses explorations formelles du temps, de la violence et de la représentation du pouvoir, avec des films tels que Història de la meva mort (2013), La mort de Louis XIV (2016) ou Pacifiction (2022), tous présentés dans de grands festivals internationaux (Source : Unifrance, 2023 ; IMDb, 2025). La genèse du documentaire sur Roca Rey s’étend sur environ cinq ans, dont trois consacrés au tournage et deux au montage, selon les informations reprises par la presse spécialisée et les bases de données, ce qui souligne l’ampleur du travail de sélection des matériaux et la volonté d’inscrire le film dans la durée (Source : Wikipédia, 2025). Cette temporalité permet à Serra d’accompagner son protagoniste à différentes étapes de sa carrière, sur plusieurs saisons taurines et dans diverses arènes, tout en maintenant une approche qui ne repose pas sur la chronologie explicite mais sur la répétition et la variation (Source : Le Rayon Vert, 2025 ; Mubi, 2025). La coproduction hispano-franco-portugaise s’appuie sur des partenaires déjà associés au cinéaste, en particulier Andergraun Films, structure liée à l’œuvre de Serra, et Idéale Audience ou Rosa Filmes, habituées aux projets d’auteur européens (Source : Wikipédia, 2025 ; IMDb, 2025).
Le film s’inscrit également dans un contexte plus large de renouveau du documentaire de création sur la tauromachie, mais s’en distingue par un dispositif où la caméra ne quitte pratiquement pas le cercle des protagonistes professionnels, en évitant interviews explicatives ou archives contextualisantes (Source : El País, 2025 ; Le Rayon Vert, 2025). La photographie et le travail sonore sont décrits par la critique comme particulièrement attentifs à la matière des corps, aux bruits du souffle, des tissus et de l’arène, ce qui contribue à l’atmosphère de tension permanente soulignée par plusieurs commentateurs (Source : El País, 2025 ; Mubi, 2025). L’absence de commentaire extérieur et la focalisation sur le présent de la faena ont été relevées comme des traits récurrents de la méthode de Serra, qui prolonge ici une manière d’observer les gestes et les corps déjà à l’œuvre dans ses films précédents (Source : Unifrance, 2023 ; Le Rayon Vert, 2025). Ce choix formel, combiné à la durée étendue et à la récurrence des motifs, inscrit Tardes de soledad dans une tradition du cinéma d’auteur européen qui interroge le réel par la mise en scène de la répétition et du rituel (Source : Mubi, 2025 ; El País, 2025).
Sortie, diffusion et parcours en festivals
Le film est présenté pour la première fois au public lors du 72e Festival international de cinéma de Saint-Sébastien, où il figure en compétition officielle et remporte la Concha de Oro, principale récompense du palmarès, lors de l’édition 2024 du festival basque (Source : Wikipédia, 2025 ; Festival de San Sebastián, 2024). La première mondiale y a lieu le 23 septembre 2024, date à partir de laquelle le film commence son parcours international dans le circuit des festivals (Source : Wikipédia, 2025 ; Festival de San Sebastián, 2024). Cette même année, la presse espagnole relève la présence du film comme un événement marquant de la compétition, en raison de la réputation de Serra après Pacifiction et de la singularité du sujet tauromachique au sein de la sélection (Source : El País, 2024 ; El Diario, 2024). En parallèle, le long métrage est repris par plusieurs programmations spécialisées en cinéma d’auteur, notamment sur des plateformes comme Mubi, qui annonce sa mise en ligne en 2025 pour une diffusion en vidéo à la demande (Source : Mubi, 2025).
La sortie en salles en Espagne est assurée par A Contracorriente Films, qui programme la date de sortie commerciale au 7 mars 2025 et met en ligne une bande-annonce officielle dès le mois de février 2025, accompagnée d’une campagne ciblée sur les réseaux sociaux du distributeur (Source : IMDb, 2025 ; A Contracorriente Films, 2025 ; YouTube – A Contracorriente, 2025). La communication insiste sur le caractère réflexif du film, présenté comme une « fascinante réflexion sur la mort, la violence et la beauté », formule reprise dans les supports promotionnels et dans les descriptions de certaines plateformes (Source : A Contracorriente Films, 2025 ; site officiel du film, 2025). À l’international, le film circule sous le titre Afternoons of Solitude, notamment dans les bases de données anglophones, et sous un titre chinois alternatif sur certaines versions d’IMDb, ce qui illustre la stratégie de diffusion vers des territoires non hispanophones (Source : IMDb, 2025). Par ailleurs, la durée de 125 minutes et le caractère exigeant de la mise en scène contribuent à inscrire le film dans le segment du cinéma de festival et des circuits art et essai, comme le souligne sa présence sur des plateformes spécialisées (Source : Mubi, 2025 ; Unifrance, 2025).
Réception critique et distinctions
La réception critique de Tardes de soledad en Espagne et en France se caractérise par une attention soutenue portée au dispositif formel du film, souvent qualifié de « dur » ou « exigeant » en raison de la concentration sur le corps à corps entre le toro et le torero et de l’absence de commentaire explicatif (Source : El País, 2025 ; Le Rayon Vert, 2025). Certaines critiques soulignent que les deux heures de film « passent comme un souffle » en raison de la photographie et du design sonore, décrits comme absorbants et fortement immersifs, tout en insistant sur la violence inhérente au spectacle représenté (Source : El País, 2025). D’autres analyses mettent en avant la manière dont le film relègue le public au hors-champ, transformant les applaudissements et les réactions en simple bruit de fond, ce qui est interprété comme une façon de détacher la corrida de son contexte contemporain pour en accentuer la dimension atemporelle (Source : Le Rayon Vert, 2025 ; Mubi, 2025). La relation entre la quadrilla, le torero et l’animal est souvent décrite comme le cœur du projet, la critique s’intéressant à la façon dont le film donne à entendre la parole de ces professionnels tout en laissant le personnage principal largement silencieux (Source : El País, 2025 ; Le Rayon Vert, 2025).
Sur le plan des distinctions, la Concha de Oro reçue à Saint-Sébastien en 2024 apparaît comme la reconnaissance la plus visible, régulièrement mentionnée dans les présentations institutionnelles du film (Source : Festival de San Sebastián, 2024 ; Wikipédia, 2025). Le film est également crédité, dans les sources consultées, comme lauréat du Goya du meilleur long métrage documentaire en 2026, ce qui confirme son inscription dans le palmarès du cinéma espagnol récent, même si la liste détaillée des autres prix éventuels reste moins largement documentée dans les bases de données publiques au moment des publications (Source : Wikipédia, 2025 ; Academia de Cine, 2026). Du côté des indicateurs chiffrés, la note agrégée sur IMDb se situe autour de 7,2/10 sur un peu plus d’un millier de votes, ce qui fournit un repère quantitatif sur l’accueil du public inscrit sur cette plateforme, sans pour autant constituer un indicateur exhaustif de la réception globale (Source : IMDb, 2025). Enfin, la présence du film au sein de catalogues de plateformes de cinéma d’auteur comme Mubi, où il est présenté comme un documentaire « mystérieux » privilégiant l’abstraction rythmique et la réflexion sur la mortalité, participe à la consolidation de son statut dans le paysage du documentaire de création européen récent (Source : Mubi, 2025).
- Concha de Oro, Festival international de cinéma de Saint-Sébastien, 2024 (Source : Festival de San Sebastián, 2024 ; Wikipédia, 2025)
- Goya du meilleur long métrage documentaire, Academia de las Artes y las Ciencias Cinematográficas de España, 2026 (Source : Wikipédia, 2025 ; Academia de Cine, 2026)
Critique sur Tardes de soledad
Où regarder en streaming Tardes de soledad
Tardes de soledad est disponible en streaming par abonnement sur Tenk, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, VIVA by videofutur, Premiere Max, Tenk, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, VIVA by videofutur, Premiere Max, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Tardes de soledad figurent Self, interprété par Andrés Roca Rey, Self, interprété par Roberto Domínguez et Self, interprété par Francisco Manuel "Viruta" Durán. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





















