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Jean-Claude Rémoleux - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
19
Né
06/02/1923
Lieu de naissance
Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis, France
Décédé
05/01/1985 (61 ans)

Jean-Claude Rémoleux: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Jean-Claude Rémoleux en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

19

œuvres recensées

19 films · 0 séries

Première année recensée
1957
Dernière année recensée
1982

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Jean-Claude Rémoleux est un acteur français né le 8 février 1923 à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, et mort le 5 janvier 1985 à Beaulieu-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes (Source : IMDb, 2025). Habitué des seconds rôles, il s’impose dans le paysage du cinéma français comme l’une des silhouettes récurrentes du cinéma de Jean-Pierre Mocky, aux côtés d’autres comédiens de caractère comme Jean Abeillé ou Antoine Mayor (Source : Wikipédia, 2008). Sa présence à l’écran repose sur un physique massif, un crâne ras ou chauve, une voix particulière et une manière de jouer qualifiée de décalée, autant d’éléments qui contribuent à son identification immédiate dans les films où il apparaît (Source : Wikipédia, 2008). Par ailleurs, plusieurs témoignages critiques soulignent la dimension atypique de son jeu, souvent associé à une forme de burlesque discret et à une gestuelle légèrement désaxée, qui lui valent d’être perçu comme une « gueule » du cinéma français des années 1960 et 1970 (Source : Le coin du cinéphage, 2011). En parallèle, sa carrière se développe principalement dans des rôles secondaires ou de figuration, ce qui ne l’empêche pas de marquer durablement certains films devenus, avec le temps, des références cinéphiles (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).

Premiers pas au cinéma et débuts de carrière

Les premières apparitions de Jean-Claude Rémoleux au cinéma sont attestées au milieu des années 1950, où il est crédité dans des rôles de figuration ou de très petits rôles dans des productions françaises importantes (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Il figure ainsi dans « Les Carnets du major Thompson » de Preston Sturges, sorti en 1955, où il apparaît au sein d’une distribution portée notamment par Martine Carol (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Quelques années plus tard, en 1957, il est présent dans « Mon oncle » de Jacques Tati, film devenu classique du cinéma comique français, dans lequel il intervient là encore comme silhouette au sein de l’univers chorégraphié du réalisateur (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Cette même période le voit également participer à des œuvres comme « Gervaise » ou « Mémoires d’un flic », dans des emplois de figuration signalés par certains dictionnaires et sites spécialisés, ce qui contribue à installer une activité régulière de petit rôle (Source : Le coin du cinéphage, 2011). Dès cette phase initiale, sa trajectoire se caractérise par une insertion dans des tournages variés, souvent au sein de productions de studio ou de films populaires, où son visage commence à se familiariser au spectateur sans pour autant accéder à un statut de vedette (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).

Collaboration avec Orson Welles et premiers rôles marquants

Un tournant notable dans la carrière de Jean-Claude Rémoleux intervient au début des années 1960 avec sa participation au film « Le Procès » d’Orson Welles, adaptation du roman de Franz Kafka tournée en coproduction européenne et sortie en 1962 (Source : IMDb, 2025). Il y interprète l’un des deux hommes chargés de conduire le personnage de Joseph K., incarné par Anthony Perkins, vers son exécution dans la séquence finale, une apparition brève mais fortement marquante par sa dimension quasi expressionniste (Source : Le coin du cinéphage, 2011). Ce film, tourné à Paris et dans divers décors européens, réunit un ensemble de seconds rôles très typés, et Rémoleux s’y distingue par sa présence physique et son jeu légèrement décalé, qui s’accordent avec l’univers visuel conçu par Welles (Source : Le coin du cinéphage, 2011). En parallèle, il commence à apparaître dans des comédies ou des films de genre français, souvent dans des emplois de policier, d’homme de main ou de personnage marginal, qui exploitent son physique massif et son air lunaire (Source : Wikipédia, 2008). Cette période contribue à renforcer son inscription dans un registre de composition où l’originalité de la silhouette prime sur la longueur du temps de présence à l’écran (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).

Un acteur associé au cinéma de Jean-Pierre Mocky

Jean-Claude Rémoleux devient progressivement l’un des acteurs fétiches de Jean-Pierre Mocky, qui l’emploie à de nombreuses reprises à partir du début des années 1960 (Source : Wikipédia, 2008). Il apparaît ainsi dans « Un drôle de paroissien » (1963), comédie portée par Bourvil, où Mocky installe déjà un univers peuplé de seconds rôles très caractérisés (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). L’année suivante, Rémoleux figure au générique de « La cité de l’indicible peur » également connu sous le titre « La grande frousse », dans un récit mêlant fantastique, comique et satire sociale (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). En 1965, il est présent dans « La bourse et la vie », où il fait partie du trio des frères Robinhoude aux côtés de Jean Poiret, participant à des scènes burlesques autour d’affaires financières et de quiproquos, un emploi décrit comme marqué par un scepticisme amusé (Source : Le coin du cinéphage, 2011). Par la suite, il retrouve Mocky dans « Les compagnons de la marguerite » (1966), « La grande lessive ! » (1968), « L’étalon » (1969), « Chut ! » (1971), « L’Ibis rouge » (1975), « Le roi des bricoleurs » (1976) et « Le témoin » (1978), multipliant les interventions dans des rôles de policier, de petit épargnant ou de personnage excentrique (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Cette fidélité au cinéaste contribue largement à sa notoriété au sein d’un certain public cinéphile attaché au cinéma indépendant et satirique de Mocky (Source : Le coin du cinéphage, 2011).

Présence chez Godard, Boisset, Tati et autres cinéastes

Au-delà de sa collaboration avec Jean-Pierre Mocky, Jean-Claude Rémoleux traverse la filmographie de plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma français des années 1960 et 1970 (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). En 1964, il joue dans « Bande à part » de Jean-Luc Godard, film emblématique de la Nouvelle Vague, où il est crédité dans le rôle de « l’élève buveur d’alcool », une apparition brève mais signalée dans les bases de données spécialisées (Source : IMDb, 2025). Il est également présent dans « Carambolages » de Marcel Bluwal, comédie de 1963 portée par Jean-Claude Brialy, qui l’inscrit dans la tradition des seconds rôles comiques caractéristiques du cinéma populaire de l’époque (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). En 1973, il apparaît dans « Les Gaspards » de Pierre Tchernia, film satirique sur la ville et ses souterrains, au sein d’une distribution où abondent les silhouettes marquantes (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Deux ans plus tard, il tient un petit rôle dans « Dupont Lajoie » d’Yves Boisset, œuvre importante du cinéma social français des années 1970, centrée sur les thèmes du racisme et de la violence ordinaire (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Cette circulation entre différents univers – de Tati à Godard, de Tchernia à Boisset – contribue à faire de Rémoleux une figure familière des films français de cette période, sans qu’il n’accède pour autant à un statut de comédien de premier plan (Source : MUBI, 2023).

Rôles marquants et filmographie sélectionnée

La filmographie de Jean-Claude Rémoleux, telle qu’établie par divers sites de référence et dictionnaires spécialisés, couvre une trentaine de titres, principalement répartis entre les années 1950 et le début des années 1980 (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). Certains de ses rôles, bien que secondaires, ont retenu l’attention de critiques et d’historiens du cinéma pour la manière dont ils exploitent sa présence singulière (Source : Le coin du cinéphage, 2011). Parmi ces films, plusieurs se détachent comme particulièrement représentatifs de son parcours. On peut ainsi identifier un ensemble d’œuvres dans lesquelles son apparition contribue à l’atmosphère ou au ton du film, que ce soit dans le registre comique, satirique ou plus sombre (Source : IMDb, 2025). La liste ci-dessous rassemble quelques-uns de ces titres, en privilégiant les films interprétés par des distributions de premier plan et régulièrement cités dans les études cinéphiles (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).

  • « Le Procès » d’Orson Welles (1962) – rôle d’un des deux hommes accompagnant Joseph K. vers sa mise à mort (Source : IMDb, 2025).
  • « Un drôle de paroissien » de Jean-Pierre Mocky (1963) – second rôle au sein de la comédie portée par Bourvil (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).
  • « Bande à part » de Jean-Luc Godard (1964) – l’élève buveur d’alcool, apparition remarquée par les bases de données cinéphiles (Source : IMDb, 2025).
  • « La cité de l’indicible peur / La grande frousse » de Jean-Pierre Mocky (1964) – rôle d’un habitant dans une comédie fantastique (Source : IMDb, 2025).
  • « La bourse et la vie » de Jean-Pierre Mocky (1965) – l’un des frères Robinhoude, associés à Jean Poiret (Source : Le coin du cinéphage, 2011).
  • « Les compagnons de la marguerite » de Jean-Pierre Mocky (1966) – second rôle dans une comédie sur l’état civil et l’identité (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).
  • « La grande lessive ! » de Jean-Pierre Mocky (1968) – policier maladroit, figure comique récurrente (Source : Le coin du cinéphage, 2011).
  • « Valparaiso, Valparaiso » de Pascal Aubier (1970) – participation au film aux côtés d’Alain Cuny (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).
  • « Chut ! » de Jean-Pierre Mocky (1971) – rôle d’un petit épargnant craintif, proche de l’absurde (Source : Le coin du cinéphage, 2011).
  • « Les Gaspards » de Pierre Tchernia (1973) – second rôle dans un récit satirique sur Paris (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).
  • « Dupont Lajoie » d’Yves Boisset (1974) – apparition dans un film à forte portée sociale (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).
  • « Le chant du départ » de Pascal Aubier (1975) – rôle considéré comme l’un de ses plus touchants, celui d’un ouvreur de cinéma désœuvré (Source : Le coin du cinéphage, 2011).
  • « Le roi des bricoleurs » de Jean-Pierre Mocky (1976) – composition au sein d’une comédie satirique (Source : Les Gens du Cinéphage, 2011).
  • « Ils sont grands, ces petits » de Joël Santoni (1978) – apparition dans une comédie dramatique (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.).
  • « Litan, la cité des spectres verts » de Jean-Pierre Mocky (1982) – rôle de Thiraudet, l’un de ses derniers personnages au cinéma (Source : IMDb, 2025).

Travaux pour la télévision et collaborations avec Pascal Aubier

En parallèle de son activité au cinéma, Jean-Claude Rémoleux intervient également à la télévision française, principalement dans les années 1970 (Source : Le coin du cinéphage, 2011). Il participe notamment à la série judiciaire « En votre âme et conscience », où il figure dans plusieurs épisodes, ainsi qu’à l’émission « Les Raisins verts », programme satirique de la RTF connu pour son ton iconoclaste (Source : Le coin du cinéphage, 2011). En 1976, il apparaît dans le téléfilm « Confessions d’un enfant de chœur » réalisé par Jean L’Hôte, où il retrouve un emploi de second rôle au sein d’un récit mêlant chronique sociale et comédie de mœurs (Source : Le coin du cinéphage, 2011). Sa collaboration avec le cinéaste Pascal Aubier se déploie par ailleurs sur plusieurs projets, dont « Valparaiso, Valparaiso » (1970) et « Le chant du départ » (1975), films dans lesquels son interprétation contribue à l’atmosphère légèrement décalée et mélancolique recherchée par le réalisateur (Source : Les Gens du Cinéma, s.d.). En 1983, il figure encore dans « Lettre d’un cinéaste : le mystère Mocky », moyen métrage documentaire de Jean-Pierre Mocky diffusé dans l’émission « Cinéma Cinémas » sur Antenne 2, qui revient sur l’univers du cinéaste et sur certains de ses collaborateurs réguliers (Source : Le coin du cinéphage, 2011).

Réception critique, héritage et postérité

Films et séries avec Jean-Claude Rémoleux

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Chant du départ (1977) - Affiche
4.8 / 10
Le Chant du départ
Boulard
Bande à part (1964) - Affiche
7.5 / 10
Bande à part
The Alcoholic Student
L'Étalon (1970) - Affiche
4.9 / 10
L'Étalon
Deputy Léon Lacassagne
Le Procès (1962) - Affiche
7.4 / 10
Le Procès
Policeman
Mon oncle (1958) - Affiche
7.4 / 10
Mon oncle
Client in Monsieur Arpel's Factory (non crédité)
La Grande Lessive (!) (1968) - Affiche
5.9 / 10
La Grande Lessive (!)
Inspector Barbic

Galerie photos de Jean-Claude Rémoleux

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Ils sont grands, ces petits (1979) - Affiche
Le maire qui marie Louise et Léo en prison (non crédité)
1979
Man who shouts 'long live the army!' (non crédité)
1973
Chut ! (1972) - Affiche
Pativer
1972
L'Étalon (1970) - Affiche
Deputy Léon Lacassagne
1970
La Grande Lessive (!) (1968) - Affiche
Inspector Barbic
1968
La Bourse et la Vie (1966) - Affiche
Paul Robinhoude / Truck Driver
1966
Bande à part (1964) - Affiche
The Alcoholic Student
1964
Un drôle de paroissien (1963) - Affiche
Inspector Bartin
1963

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Rudy Lenoir - Photo
Rudy Lenoir
1913–1995
Dominique Zardi - Photo
Dominique Zardi
1930–2009
Michael Lonsdale - Photo
Michael Lonsdale
1931–2020
Francis Blanche - Photo
Francis Blanche
1921–1974
Marcel Pérès - Photo
Marcel Pérès
1898–1974
Roger Legris - Photo
Roger Legris
1898–1981