Carmine Gallone: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Carmine Gallone en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
90
œuvres recensées
90 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1962
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, La marcia nuziale place Carmine Gallone à la fois au scénario et à la réalisation. Le cinéaste italien, né le 10 septembre 1886 à Taggia et mort le 12 mars 1973, signe alors un premier jalon visible dans une filmographie qui s’étendra sur près d’un demi-siècle. Le nom de Gallone se fixe d’emblée sur des adaptations, des récits historiques et des opéras filmés.
Les premiers films et l’adaptation des classiques
Dès les années 1910, Gallone travaille sur des œuvres littéraires déjà chargées d’autorité. La Femme nue paraît en 1914, puis viennent La marcia nuziale en 1915, Histoire des Treize en 1917 et Le Colonel Chabert en 1920. Ces titres dessinent un axe net: porter à l’écran des textes connus, sans s’écarter de la dramaturgie du roman ou de la pièce.
En 1919, Il bacio di Cirano reprend l’élan du théâtre vers l’écran. Gallone y confirme un goût pour la transposition littéraire, qui ne relève pas de l’exercice de style mais d’une manière de construire un cinéma de récit. Nemesis et Redenzione, en 1920 et 1919, s’inscrivent dans la même séquence de travail, avec une activité soutenue sur plusieurs années.
La période des années 1920 l’installe dans des productions plus vastes. La cavalcata ardente en 1925 puis Les Derniers Jours de Pompéi en 1926 marquent une orientation vers des reconstitutions ambitieuses. Le film de 1926, coréalisé avec Amleto Palermi, reprend le roman d’Edward George Bulwer-Lytton et s’inscrit dans une logique de spectacle historique à grande échelle.
L’exil européen et les années de reprise
La crise économique italienne de 1929 pousse Gallone hors d’Italie. Il travaille en Allemagne, puis en Angleterre et en France, où il produit trois films avant son retour. Cette circulation européenne modifie son environnement de production sans rompre avec ses sujets favoris, entre musique, romance et reconstitution.
Dans les premières années 1930, La Ville qui chante apparaît deux fois, en 1930 puis en 1934 sous une autre version. City of Songs, Ma cousine de Varsovie et Un soir de rafle suivent en 1931, puis Le Chant du marin, Un fils d’Amérique et Le Roi des palaces en 1932. La suite donne Two Hearts in Waltz Time et Mon cœur t'appelle en 1934, signes d’un travail qui alterne langues et marchés sans perdre le centre italien de l’entreprise.
Le retour en Italie se précise avec Casta Diva en 1935, film consacré à Vincenzo Bellini. Scipion l'Africain, en 1937, prend une tout autre ampleur, avec une production soutenue par l’État et l’armée. Le Roman d'un génie en 1939, centré sur Giuseppe Verdi, prolonge cette veine biographique et musicale qui traverse une part importante de son activité.
Musique, opéra et grands récits historiques
En 1940, Gallone dirige Oltre l'amore, puis Manon Lescaut et Melodie eterne. L’année suivante, La Tosca enrichit une série où l’opéra et ses relais filmiques occupent une place régulière. Le cinéaste ne traite pas ces œuvres comme de simples illustrations: il les inscrit dans une logique de cinéma spectaculaire, fondée sur des partitions dramatiques déjà puissantes.
Pendant la guerre, Le due orfanelle sort en 1942, avec Gallone à la réalisation et à la production. Le film témoigne d’une présence continue à plusieurs postes de fabrication, sans quitter le terrain du récit classique. La suite de l’après-guerre conserve cette orientation musicale, avec Rigoletto en 1946, Il trovatore en 1949 et La forza del destino en 1950.
La décennie 1950 renforce ce lien avec les compositeurs et les livrets. Puccini paraît en 1953, Casa Ricordi en 1954, puis Tosca en 1956 sous la forme d’un film dont Gallone assure le scénario, l’histoire et la réalisation. Son travail sur l’opéra demeure central jusque dans les années 1960, où le catalogue comprend encore des titres comme Don Camillo monseigneur en 1961.
Don Camillo, Michel Strogoff et les dernières années
La Grande Bagarre de Don Camillo, en 1955, puis Don Camillo monseigneur en 1961, installent Gallone dans une série populaire de l’après-guerre. Il y rejoint une tradition de comédie rurale et de personnages récurrents qui tranche avec ses fresques historiques, sans l’éloigner de son goût pour les récits déjà constitués.
Michel Strogoff, en 1956, s’ajoute à cette phase tardive. Le film, tiré de Jules Verne, prolonge la relation de Gallone aux grands récits d’aventure et aux adaptations littéraires. Son activité reste alors fidèle à plusieurs lignes déjà présentes depuis les débuts: le livre, la musique, la reconstitution, puis la circulation entre production et écriture.
Gallone meurt le 12 mars 1973 à Frascati. Son nom demeure attaché à une série d’œuvres où se croisent les formats, des premiers films muets aux productions musicales de l’après-guerre. La continuité ne tient pas à une formule unique, mais à une manière de revenir vers les mêmes matériaux narratifs, en les adaptant aux époques de production qu’il traverse.
Films et séries réalisés par Carmine Gallone
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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