Andrea Checchi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Andrea Checchi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
137 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1931
- Dernière année recensée
- 1974
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1940, Andrea Checchi apparaît dans Senza cielo, où il tient le rôle de Piero. Le nom de l’acteur florentin circule déjà depuis quelques années dans le cinéma italien, après des débuts remontant à 1934 et une formation qui l’a conduit de l’Académie des beaux-arts de Florence au Centro Sperimentale di Cinematografia.
Andrea Checchi et les années de formation
Né à Florence le 21 octobre 1916, Andrea Checchi se tourne d’abord vers la peinture. Il étudie à l’Académie des beaux-arts de Florence avant de gagner Rome, où il suit les cours d’art dramatique d’Alessandro Blasetti. Le cinéaste lui confie un petit rôle dans 1860.
Cette première présence à l’écran le place déjà dans un environnement de travail où les noms comptent. Blasetti le retrouve dans La Vieille Garde en 1934, puis dans Ettore Fieramosca en 1938, tandis que Max Ophüls lui donne un rôle dans La Dame de tout le monde la même année.
Checchi passe ensuite par plusieurs productions de la fin des années 1930, de Luciano Serra, pilote de Goffredo Alessandrini à Les Grands Magasins et Piccolo hotel. En 1939, il figure encore au générique de Montevergine de Carlo Campogalliani, d’La notte delle beffe et de La conquista dell’aria.
Les années 1940, un présent continu
Senza cielo marque 1940 par un rôle nommé, Piero. La même année, Checchi apparaît dans Manon Lescaut, Giù il sipario, Incanto di mezzanotte, Les Cadets de l’Alcazar et Alerte aux blancs, où il interprète Piero Franci. La série des collaborations se prolonge sans qu’un seul type de personnage ne s’installe durablement.
En 1941, il joue le professeur Marini dans Leçon de chimie à neuf heures de Mario Mattoli. Il figure aussi dans Il re d'Inghilterra non paga, Ragazza che dorme, Brivido et Solitudine. L’année suivante, il passe par Tragica notte, Chaînes invisibles, Avanti c'è posto..., Via delle Cinque Lune, M.A.S., La contessa Castiglione, Labbra serrate et Malombra de Mario Soldati.
En 1943, il est Giacinto Magnenzio dans Giacomo l'idealista d’Alberto Lattuada. Il tourne aussi Tempesta sul golfo, La valle del diavolo, Tristi amori et Tutta la vita in ventiquattr'ore. Deux ans plus tard, Deux Lettres anonymes lui apporte le rôle de Bruno, puis viennent Armando le Mystérieux, Une jeune fille sage, Albergo Luna, camera 34, Un Américain en vacances et Rome ville libre.
De Giuseppe à Ivan Karamazoff
En 1947, Andrea Checchi rejoint Chasse tragique de Giuseppe De Santis dans le rôle d’Alberto. La même année, il joue Ivan Karamazoff dans Les Frères Karamazov de Giacomo Gentilomo. Ce contraste entre des films très différents dit assez bien la variété des emplois qu’il reçoit dans l’immédiat après-guerre.
Il reste présent en 1948 avec Città dolente et Le Carrefour des passions, puis en 1949 avec Rondini in volo et Exodus. Au-delà des grilles, sorti la même année, le montre sous les traits de Giuseppe.
Au tournant des années 1950, il apparaît encore dans Le Matin d'un grand amour, Après moi le déluge, Camicie rosse et Le Métier du mari. Le rythme demeure soutenu, sans que son nom se fixe sur une seule famille de rôles.
Les récompenses et les grands titres des années 1950 et 1960
En 1958, Checchi reçoit le prix du meilleur acteur du Syndicat national des journalistes cinématographiques italiens pour Parola di ladro de Nanni Loy. Cette distinction s’inscrit dans une période où il travaille dans des films qui le placent régulièrement auprès de cinéastes italiens de premier plan.
Le Masque du démon, en 1960, lui donne le double rôle du docteur Choma Kruvajan et du docteur Thomas Kruvajan. La même année, La ciociara de Vittorio De Sica le fait apparaître en fasciste. En 1961, il figure dans La ruée des Vikings sous le nom de Sir Rutford et dans Don Camillo monseigneur comme représentant communiste de Rome.
La décennie se poursuit avec Vita di Michelangelo en 1964, où il joue Francesco Strozzi, puis A l'italienne en 1965, dans le segment « 5 "La Famiglia", episode 3 ». En 1966, il prend part à Moi, moi, moi et les autres dans le rôle de Praying Man. El Chuncho, en 1967, le conduit vers Don Felipe.
Les dernières années à l’écran
En 1970, Andrea Checchi est crédité dans Libération 2: La percée. Le rôle n’y est pas précisé. Un an plus tard, il figure encore dans E le stelle stanno un guardare, adaptation du roman d’A. J. Cronin, aux côtés de Giancarlo Giannini.
L’acteur meurt à Rome le 29 mars 1974, à 57 ans. Entre 1934 et cette date, il aura traversé plusieurs régimes d’images, des productions populaires aux films portés par des cinéastes comme De Santis, Soldati, Antonioni, De Sica ou Lattuada.
Cette présence s’étend sur plus de 150 films, avec une continuité qui passe par des personnages nommés, des apparitions et des emplois très divers. Andrea Checchi laisse derrière lui une filmographie où les titres français, italiens et internationaux dessinent une place durable dans le cinéma italien du 20e siècle.
Films et séries avec Andrea Checchi
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Galerie photos de Andrea Checchi
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