Derek Jarman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Derek Jarman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
88
œuvres recensées
86 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1968
- Dernière année recensée
- 1994
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, Derek Jarman travaille sur « Les Diables » de Ken Russell comme concepteur de production. L’année précédente, il a étudié au King’s College de Londres puis à la Slade School of Fine Art. Né à Londres le 31 janvier 1942, il meurt à Londres le 19 février 1994.
Des arts plastiques au cinéma
Avant ses films, Jarman passe par la Slade School of Fine Art. Cette formation le conduit vers les métiers visuels du cinéma, où il travaille d’abord comme concepteur de production puis comme chef décorateur. « Les Diables », sorti en 1971, le place auprès de Ken Russell dans un film au dessin visuel très marqué.
Il signe ensuite les décors et les costumes de « Jazz Calendar » en 1968, puis la conception visuelle de « Sebastiane » en 1976. Sur cette période, son nom circule aussi autour d’ateliers et de créations liées à Andrew Logan, avec une présence remarquée à l’Alternative Miss World en 1976.
Cette même année, il remporte le premier prix pour sa création « Miss Crêpe Suzette ». Le geste dit déjà une méthode: travailler la surface, l’agencement, la présentation, avant de passer derrière la caméra pour des œuvres où l’image garde une place structurante.
« Sebastiane » et l’entrée comme réalisateur
« Sebastiane », en 1976, installe Jarman dans la réalisation. Le film reprend la figure de saint Sébastien dans une vision homoérotique et s’appuie sur des dialogues en latin. Le projet le rapproche d’un cinéma indépendant, attaché à la matière visuelle et au risque formel.
Il signe ensuite « Jubilee » en 1977, puis « La Tempête » en 1979. La suite le voit travailler sur « The Angelic Conversation » en 1985, où il assure aussi la direction de la photographie et le montage. Ces choix confirment un usage très direct de l’image, des corps et de la lumière, sans séparation nette entre mise en scène et fabrication visuelle.
En 1980, « In the Shadow of the Sun » prolonge cette ligne. Jarman ne s’enferme pas dans un seul format: courts métrages, longs métrages et films musicaux composent un ensemble où la forme varie, mais où la place du regard reste constante.
« Caravaggio », « Edward II » et la reconnaissance
En 1986, « Caravaggio » donne une ampleur nouvelle à son travail de réalisateur. Le film sur la vie de Caravage reçoit l’Ours d’argent pour sa conception visuelle à la Berlinale, puis le prix spécial du jury au festival international du film d’Istanbul. Tilda Swinton y apparaît pour la première fois au cinéma.
Jarman poursuit avec « The Last of England » en 1988, film où il assure aussi la photographie, puis avec « War Requiem » en 1989 et « The Garden » en 1990. En 1987, il tourne « Aria », toujours comme réalisateur et scénariste, dans une logique d’intervention sur plusieurs plans du film.
« Edward II », sorti en 1991, reçoit le Teddy Award et le prix FIPRESCI à la Berlinale, puis le Hitchcock d’or au festival du film britannique de Dinard. L’adaptation de Christopher Marlowe marque un autre moment de son œuvre de cinéma, avec une circulation plus nette dans les grands festivals européens.
Musique, apparitions et travaux de commande
Jarman travaille aussi pour la musique. Il réalise des clips pour Marianne Faithfull, Pet Shop Boys, Marc Almond, The Smiths, Suede, Bryan Ferry, Bob Geldof et d’autres groupes ou chanteurs britanniques. Les titres cités vont de « The Ballad of Lucy Jordan » à « It’s a Sin », en passant par « The Queen Is Dead » et « The Next Life ».
Ces réalisations ne forment pas un simple supplément. Elles prolongent un rapport direct au rythme, au montage et à la composition d’images brèves. Son travail déborde aussi vers des apparitions à l’écran, dans « Cinématon » en 1978, « Prick Up Your Ears » en 1987, ou l’épisode « The Yob » de « The Comic Strip Presents » en 1988.
Il figure encore dans « Dead Cat » en 1989, puis dans plusieurs courts métrages, dont « Ostia » en 1987 et « The Clearing » en 1993. Ces présences ponctuelles s’ajoutent à un ensemble déjà partagé entre création plastique, réalisation et interventions d’acteur.
« Blue » et les dernières années
En 1992, Jarman publie « At Your Own Risk » et ses journaux intimes. L’année précédente, il avait réalisé « Edward II »; en 1993, il livre « Wittgenstein » puis « Blue », son dernier film. « Blue » prend la forme d’un film confession sans images, soutenu par une bande-son très travaillée.
Sa voix y participe elle-même, créditée au générique sonore. Le film évoque son vécu de malade séropositif et referme une œuvre qui avait déjà croisé la peinture, la littérature, la musique et le cinéma expérimental.
Jarman meurt le 19 février 1994 au St Bartholomew’s Hospital, à Londres. Restent des films où les titres de Shakespeare, Marlowe ou Caravage voisinent avec des clips et des pièces plus brèves, sans frontière stable entre commande, essai et récit.
Films et séries réalisés par Derek Jarman
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Derek Jarman
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
































































