Pierce Brosnan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Pierce Brosnan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
156
œuvres recensées
140 films · 16 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1975, au York Theatre Royal, Pierce Brosnan apparaît pour la première fois sur scène dans «Seule dans la nuit». Six ans plus tôt, il avait quitté l’Irlande pour Londres, où une formation à l’Elliott School puis au Drama Centre London avait déjà déplacé son horizon vers le jeu.
Pierce Brosnan, de Navan à James Bond
Né le 16 mai 1953 à Navan, dans le County Meath, Pierce Brosnan porte d’abord le nom de Pierce Brendan Brosnan. Son enfance se déroule dans le comté de Meath, près de Navan, avant un départ pour Londres après le remariage de sa mère. Le jeune homme passe par l’Elliott School, à Putney, puis par une initiation à l’illustration commerciale au Central Saint Martins College of Art and Design.
À seize ans, alors qu’il joue le cracheur de feu dans la rue, un agent de cirque le remarque et l’engage. Pendant trois ans, il suit une formation d’acteur au London’s Drama Centre. Cette période trace une ligne nette entre des débuts de scène et un apprentissage plus méthodique, avant une première apparition au théâtre au York Theatre Royal en 1975.
Le télégramme de Tennessee Williams, envoyé après sa prestation dans la première britannique de «The Red Devil Battery Sign», dit assez ce qui se joue alors. Brosnan y tient le rôle de McCabe et obtient son premier rôle important, après quoi les apparitions s’enchaînent à la télévision et au cinéma dans «Racket: Du sang sur la Tamise», «Le miroir se brisa», «Les Professionnels» et «Play for Today».
En 1982, la série «Les Enquêtes de Remington Steele» le rend familier au public américain. Il y joue un voleur devenu détective aux côtés de Stephanie Zimbalist, et la presse imagine déjà qu’il pourrait aller vers James Bond. L’année même où la série l’installe, il obtient une nomination aux Golden Globe Award pour son rôle de Robert Gould Shaw II dans un documentaire de Masterpiece Theatre consacré à Lady Nancy Astor.
Les années Remington Steele et l’attente de Bond
En 1986, le rôle de James Bond lui est proposé alors que «Les Enquêtes de Remington Steele» n’a pas encore quitté l’antenne. Le contrat qui le lie à la série l’empêche d’accepter. Roger Moore se retire, Timothy Dalton récupère alors le personnage et Brosnan reste à distance d’un rôle qu’il avait vu se rapprocher puis s’éloigner.
Il tourne pourtant «Le Quatrième Protocole» en 1987 avec Michael Caine, puis «Le Cobaye» en 1992. L’année suivante, il partage l’affiche de «Madame Doubtfire» avec Robin Williams, avant «Night Watch» au début de 1995 et «Elle et lui» dans la foulée. Ces films n’ont pas le même poids industriel, mais ils maintiennent Brosnan dans des productions où le personnage importe autant que le dispositif.
Le détour par la télévision ne l’a jamais quitté. Un pilote intitulé «Running Wilde» est tourné en 1992 pour NBC, sans être retenu. Cette même année, le rapport avec l’action et l’espionnage se précise dans «Le Cobaye», tandis que son nom circule toujours autour de Simon Templar, alias Le Saint, sans que l’idée n’aboutisse pour lui.
La bascule survient en 1995 avec «GoldenEye», premier volet de la série Bond qu’il porte. Suivent «Demain ne meurt jamais» en 1997, «Le monde ne suffit pas» en 1999 et «Meurs un autre jour» en 2002. Dans cette série de quatre films, il passe d’un fantasme de casting à une réalité contractuelle et industrielle, devenue le centre le plus visible de sa filmographie.
Après Bond, une présence constante au cinéma
En parallèle, Brosnan apparaît dans «Mars Attacks!» en 1996, puis dans «Thomas Crown» en 1999. Ces titres s’inscrivent dans une période où son nom reste associé aux grandes machines hollywoodiennes, sans que le lien avec Bond cesse de dominer la perception publique de sa carrière.
La décennie suivante le voit reprendre des rôles dans des registres différents, avec «The Matador» en 2005 puis «Mamma Mia!» en 2008. Cette dernière lui vaut un Razzie Award du pire acteur dans un second rôle en 2009, distinction qui tranche avec les prix reçus plus tôt pour Bond. Brosnan ne s’écarte pas pour autant des productions d’envergure et reste présent dans des films où la notoriété du nom compte autant que la place du personnage.
Il reçoit le Saturn Award du meilleur acteur pour «Demain ne meurt jamais» en 1998, puis l’Empire Award du meilleur acteur pour «Le monde ne suffit pas» en 2000. En 2001, il obtient le Jane Fonda Humanitarian Award, avant le Great Immigrants Award en 2008. L’Officier de l’ordre de l’Empire britannique lui est remis en 2013, puis l’Achievement in World Cinema Award en 2016.
La mention de «The Foreigner» en 2017 prolonge cette ligne. Brosnan reste alors attaché à des rôles où la stature du personnage compte davantage que l’effet de révélation, dans une continuité qui ne se réduit pas à Bond mais s’y réfère sans cesse.
Distinctions, engagements et retours à la télévision
Pierce Brosnan est aussi ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef. La fiche le rattache à cette fonction, en plus de ses activités d’acteur, de producteur, de musicien, d’écologiste et de chanteur. Ces mentions dessinent un profil public plus large que celui du seul interprète de James Bond, sans que les faits fournis n’ouvrent ici sur d’autres détails biographiques.
À la télévision, il revient régulièrement dans des émissions de plateau et des programmes américains. Il apparaît au «Tonight Show» en 2014, au «Late Show with Stephen Colbert» en 2015, au «Kelly Clarkson Show» en 2019, dans «Le Daily Show» et dans «Late Night with Seth Meyers». Il est aussi l’invité de «Saturday Night Live» et du «The Late Late Show with Craig Ferguson».
Ces passages ne relèvent pas d’un simple accompagnement promotionnel. Ils montrent un acteur dont l’image demeure lisible dans le paysage télévisuel américain, avec un nom qui circule entre souvenirs de franchise, comédie de plateau et circulation médiatique ordinaire. L’ensemble prolonge une présence entamée sur scène en 1975 et consolidée au cinéma avec «GoldenEye» en 1995.
Le lieu de naissance, la formation londonienne, les premiers rôles au théâtre, la série «Les Enquêtes de Remington Steele», les quatre Bond et les films comme «Madame Doubtfire», «Mars Attacks!» ou «Thomas Crown» composent une ligne lisible. Brosnan y avance sans rupture spectaculaire, porté par des titres identifiables et par des distinctions qui jalonnent ses années Bond puis ses retours successifs à l’écran.
Films et séries avec Pierce Brosnan
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