Andy Clyde: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Andy Clyde en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
312
œuvres recensées
299 films · 13 séries
- Première année recensée
- 1921
- Dernière année recensée
- 1964
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1921, Andy Clyde commence à apparaître à l’écran, après une formation déjà modelée par le théâtre familial. Né le 24 mars 1892 à Blairgowrie, dans le Perthshire, il s’installe dans le registre comique avec une maîtrise du maquillage qui lui permet de composer un vieil homme reconnaissable au premier regard.
Les courts métrages de Mack Sennett
Au milieu des années 1920, Andy Clyde travaille pour Mack Sennett et s’inscrit dans le paysage des courts métrages burlesques. En 1924, il apparaît dans La Longue Nuit de Harry Edwards. Trois ans plus tard, The Girl from Everywhere et Broke in China le placent dans des productions de Edward F. Cline, tandis que La Fierté de Pikeville le retrouve dans le même circuit. Ces titres montrent un acteur déjà installé dans un univers de comédie fondé sur la rapidité du geste et du visage.
Les années qui suivent prolongent cette présence dans les formats courts. En 1928, il joue dans The Good-Bye Kiss puis The Best Man. L’année 1929 l’amène à Girl Crazy, The Bees' Buzz et Midnight Daddies. Ce groupe de films dessine une continuité de travail avec Sennett, alors que le cinéma parlant s’installe et modifie les rythmes de jeu.
En 1932, les studios Sennett réduisent son salaire. Andy Clyde proteste, puis le rôle du « vieux » passe à Irving Bacon avant d’être abandonné. Le distributeur Educational Pictures reprend ensuite la série d’Andy Clyde, qui se poursuit encore pendant 2 ans. En 1934, Columbia Pictures lance sa filière de courts métrages et le fait figurer parmi les premiers comédiens engagés par Jules White.
Le visage du « vieux » chez Columbia
Chez Columbia, Andy Clyde construit un personnage fondé sur le détail plutôt que sur l’esbroufe. Le texte le décrit comme un comédien qui peut tenir sur un sourcil levé, un frisson léger ou un simple « My, my, my ». Cette économie de moyens traverse ses courts métrages jusqu’en 1956, plus longtemps que la plupart des autres comédiens de la firme, à l’exception des Trois Stooges.
En 1934, il joue aussi dans Le Petit Ministre de Richard Wallace. L’année suivante, Romance in Manhattan, Village Tale, La Gloire du cirque de George Stevens et Romance à Manhattan de Stephen Roberts l’installent dans des seconds rôles de long métrage. En 1939, Le monde est merveilleux de W. S. Van Dyke le retrouve dans une distribution plus large, puis Abraham Lincoln de John Cromwell paraît en 1940.
Le début des années 1940 le voit toujours présent dans le cinéma de studio. Il tient un rôle de Fireman dans Ames rebelles en 1942, puis revient dans Zone mortelle de Lesley Selander en 1943 sous le nom de California Carson. La même année, La Justice du lasso le garde dans le même territoire de production, avant Roughly Speaking de Michael Curtiz en 1945.
Des seconds rôles aux westerns
En 1946, Les Vertes Années de Victor Saville lui donne le rôle de Saddler Boag. Deux ans plus tard, False Paradise lui confie Clarence "California" Carlson, puis Fence Riders le présente en Winks McGee en 1950. Ces films fixent un pan de son image dans le western de studio, où son nom revient souvent dans des fonctions de faire-valoir.
La décennie suivante l’éloigne du seul cinéma de salle. En 1953, il apparaît dans City Detective. L’année 1954 l’associe à Lassie et à Les Aventures de Rintintin, où il joue Homer Tubbs. En 1955, il revient dans l’univers télévisuel avec My Little Margie et avec Rintintin, cette fois dans une série de plusieurs épisodes.
En 1956, The Hardy Boys lui donne le rôle de Lacey. L’année suivante, The Real McCoys l’installe dans une présence récurrente, aux côtés de Walter Brennan. Dans cette série, il tient le rôle de George McMichael, voisin de Grandpa Amos. Cette période télévisuelle s’inscrit dans la continuité d’un humour déjà travaillé dans les courts métrages, mais déplacé vers des formats plus longs et plus réguliers.
La télévision jusqu’à la fin
En 1964, Andy Clyde retrouve une série de comédie militaire avec No Time for Sergeants. Il y interprète Grandpa, dans une version télévisée inspirée du film d’Andy Griffith sorti en 1958. La même saison, cette présence prolonge un type de personnage déjà aperçu dans d’autres séries, un vieil homme excentrique que l’entourage cherche à expulser ou à contenir.
Andy Clyde meurt le 18 mai 1967 à l’âge de 75 ans. Il laisse derrière lui une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Sa présence dans les studios de Mack Sennett, chez Columbia puis à la télévision américaine compose une continuité nette, tenue par un même type de jeu et par des figures de second plan qui ont marqué plusieurs générations de spectateurs.
Son activité se prolonge de 1921 à 1967, avec des passages remarqués dans les courts métrages comiques, les westerns et les séries télévisées. Parmi les titres retenus de sa filmographie figurent aussi Carolina Cannonball en 1955 et Colorado Saloon en 1955, qui confirment la persistance de sa présence dans les productions de studio de l’après-guerre.
Films et séries avec Andy Clyde
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