William Hurt: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William Hurt en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
114
œuvres recensées
97 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1985, « Le Baiser de la femme araignée » lui apporte le prix d’interprétation masculine à Cannes, puis l’Oscar du meilleur acteur l’année suivante. William Hurt est alors déjà passé par la Juilliard School, après des études de théologie à Londres puis à Boston, et a débuté au théâtre à la fin des années 1970. Né à Washington, D.C., le 20 mars 1950, il meurt le 13 mars 2022 à Portland, dans l’Oregon.
Juilliard, scène new-yorkaise et premiers rôles
William McChord Hurt grandit dans une famille déplacée par le travail diplomatique de son père. Une partie de son enfance se déroule à Lahore, Mogadiscio et Khartoum. Il commence par des études de théologie avant de bifurquer vers l’art dramatique à la Juilliard School, à New York.
La fin des années 1970 le voit entrer au théâtre. Dans les années 1980, il joue « Henri V », « Richard II », « Le Songe d’une nuit d’été », « Fifth of July » et « Hurlyburly ». Cette dernière pièce, jouée avec Sigourney Weaver, lui vaut une nomination au Tony Award du meilleur acteur en 1985.
Le cinéma arrive en 1980 avec « Au-delà du réel » de Ken Russell, où il joue le professeur Eddie Jessup. L’année suivante, Peter Yates le dirige dans « L’Œil du témoin » et Lawrence Kasdan dans « La Fièvre au corps », film qui installe son visage dans le répertoire américain de l’époque.
Kasdan, Babenco, Randa Haines
Lawrence Kasdan le retrouve pour « Les Copains d’abord » en 1983 puis pour « Voyageur malgré lui » en 1988. Entre ces deux films, Michael Apted lui confie « Gorky Park » en 1983, puis Héctor Babenco lui donne le rôle de Luis Molina dans « Le Baiser de la femme araignée » en 1985.
Ce rôle lui vaut le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes et l’Oscar du meilleur acteur. Randa Haines le dirige ensuite dans « Les Enfants du silence » en 1986, puis dans « Le Docteur » en 1991. Dans les deux cas, William Hurt s’inscrit dans un cinéma d’acteurs qui repose sur des dialogues tendus et des personnages enfermés dans leurs choix.
James L. Brooks le fait tourner dans « Broadcast News » en 1987, avec une nomination supplémentaire aux Oscars. L’année 1990 le retrouve chez Woody Allen pour « Alice », avant « Je t’aime à te tuer », encore sous la direction de Kasdan. En 1994, Wayne Wang lui offre « Smoke », puis Franco Zeffirelli le distribue dans « Jane Eyre » en 1996 et Chantal Akerman dans « Un divan à New York » la même année.
Des drames aux mondes de science-fiction
À la fin des années 1990, William Hurt se tourne vers des films de science-fiction et de fantasy. Alex Proyas le convie dans « Dark City » en 1998, Stephen Hopkins dans « Perdus dans l’espace » la même année, puis Steven Spielberg dans « A.I. Intelligence artificielle » en 2001.
Par ailleurs, il apparaît dans des œuvres plus resserrées comme « Au plus près du paradis » de Tonie Marshall en 2002, puis « Le Village » de M. Night Shyamalan en 2004 et « The King » en 2005. En 2006, David Cronenberg lui donne à nouveau une nomination aux Oscars pour « A History of Violence », où il interprète Richie Cusack.
En 2007, il est Daniel Purcell dans « Damages ». La télévision lui offre alors des rôles étirés sur plusieurs épisodes, avec une présence plus sèche, moins liée à la seule durée d’un film.
Le cycle Marvel et les dernières apparitions
En 2008, il entre dans « L’Incroyable Hulk » en général “Thunderbolt” Ross. Le personnage revient dans « Captain America : Civil War » en 2016, puis dans « Avengers : Infinity War » en 2018, « Avengers : Endgame » en 2019 et « Black Widow » en 2021. Sur cette période, William Hurt devient Secretary of State Thaddeus Ross dans la continuité de cet univers.
En parallèle, il joue Donald Cooperman dans « Goliath » en 2016, Bob Partridge dans « Condor » en 2018, Peter Cromwell dans « Mythic Quest » en 2020 et Stephen Holstrom dans « Pantheon » en 2022, où sa voix est utilisée. « Humans », en 2015, l’avait déjà placé dans le rôle du Dr. George Millican.
Ces dernières apparitions prolongent une présence déjà installée dans le cinéma américain depuis le début des années 1980. Elles laissent voir un acteur qui passe du théâtre aux studios, des drames psychologiques aux franchises, sans rompre avec les rôles d’autorité, de conflit ou de retrait. Il meurt le 13 mars 2022, à 71 ans.
Filmographie sélective et distinctions
- 1980 : « Au-delà du réel » de Ken Russell, Eddie Jessup
- 1981 : « L’Œil du témoin » de Peter Yates, Daryll Deever
- 1981 : « La Fièvre au corps » de Lawrence Kasdan, Ned Racine
- 1983 : « Les Copains d’abord » de Lawrence Kasdan, Nick Carlton
- 1983 : « Gorky Park » de Michael Apted, Arkady Renko
- 1985 : « Le Baiser de la femme araignée » d’Héctor Babenco, Luis Molina
- 1986 : « Les Enfants du silence » de Randa Haines, James Leeds
- 1987 : « Broadcast News » de James L. Brooks, Tom Grunick
- 1988 : « Voyageur malgré lui » de Lawrence Kasdan, Macon Leary
- 1990 : « Alice » de Woody Allen, Doug Tate
- 1991 : « Le Docteur » de Randa Haines, Dr Jack MacKee
- 1994 : « Smoke » de Wayne Wang
- 1996 : « Jane Eyre » de Franco Zeffirelli
- 1996 : « Un divan à New York » de Chantal Akerman
- 1998 : « Dark City » d’Alex Proyas
- 1998 : « Perdus dans l’espace » de Stephen Hopkins
- 2001 : « A.I. Intelligence artificielle » de Steven Spielberg
- 2005 : « A History of Violence » de David Cronenberg, Richie Cusack
- 2008 : « L’Incroyable Hulk », Secretary Ross
- 2016 : « Captain America : Civil War », Secretary of State Thaddeus Ross
- 2018 : « Avengers : Infinity War », Secretary of State Thaddeus Ross
- 2019 : « Avengers : Endgame », Secretary of State Thaddeus Ross
- 2021 : « Black Widow », Secretary Ross
Palmarès : Festival de Cannes 1985, prix d’interprétation masculine pour « Le Baiser de la femme araignée » ; Oscar du meilleur acteur 1986 pour le même film ; nominations aux Oscars pour « Les Enfants du silence », « Broadcast News » et « A History of Violence » ; nomination au Tony Award du meilleur acteur 1985 pour « Hurlyburly ».
Films et séries avec William Hurt
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Récompenses et Nominations
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