Fay Wray: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Fay Wray en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
128
œuvres recensées
112 films · 16 séries
- Première année recensée
- 1924
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1933, « King Kong » fait de Fay Wray un visage immédiatement associé au cinéma fantastique. Avant ce tournage d’Ernest B. Schoedsack, l’actrice canadienne née à Cardston en 1907 avait déjà accumulé des rôles dans des courts métrages, des westerns et plusieurs productions de studio, après des débuts à la radio pendant les vacances scolaires.
Des débuts entre radio et courts métrages
Née le 15 septembre 1907 à Cardston, en Alberta, Vina Fay Wray grandit après le départ de sa famille pour Los Angeles. Elle passe alors très jeune par la radio et par la figuration dans des courts métrages tournés pour Fox et Hal Roach pendant les vacances scolaires.
Le premier long métrage cité dans son itinéraire est « The First Kiss », réalisé par Rowland V. Lee en 1928. La même période la voit travailler avec Erich von Stroheim sur « La Symphonie nuptiale » et « Mariage de prince », deux titres qui la placent déjà dans un circuit de productions très repérées à Hollywood.
En 1929 et 1930, elle apparaît encore dans « Les Quatre Plumes blanches », « Pointed Heels », « Sous le maquillage » et « The Texan ». Ces films la font passer d’un univers de numéros et d’aventures à des productions plus variées, avec des cinéastes comme A. Edward Sutherland, Robert Milton ou John Cromwell.
Le virage fantastique
Au début des années 1930, Fay Wray travaille dans des films de genre qui fixent son nom dans la mémoire du cinéma. Elle joue dans « Docteur X » de Michael Curtiz en 1932, puis dans « Les Chasses du comte Zaroff », tourné la même année par Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel.
Avec « Les Chasses du comte Zaroff », elle entre dans une zone où l’aventure se mêle à la menace. « King Kong », sorti en 1933 sous la direction d’Ernest B. Schoedsack, l’installe au centre d’un imaginaire qui déborde largement le simple cadre de la production de studio.
La même saison, elle figure encore dans « Vampires » et « Masques de cire », deux autres films de 1933. Ces titres resserrent une présence déjà identifiable dans les récits de suspense et de fantastique, sans l’éloigner des autres genres qu’elle traverse alors.
Années 1930 et déplacement vers d’autres scènes
En 1935, Fay Wray obtient la nationalité américaine. Elle part en Angleterre pour plusieurs tournages avant de rentrer aux États-Unis l’année suivante, tandis que sa présence à l’écran se poursuit dans des productions diverses, de « Le Dirigeable » à « The Border Legion ».
Elle écrit aussi pour la scène. En 1939, elle est coauteur avec Sinclair Lewis de la pièce Angela is Twenty-Two, montée à Détroit et à Chicago, puis portée à l’écran en 1944 par Felix Feist sous le titre « This is the life ». Ce passage par le théâtre et l’écriture ajoute une autre ligne à une activité déjà bien installée dans les années 1930.
Jusqu’en 1942, elle tourne à un rythme soutenu. La période se referme avant une pause liée à sa vie familiale, puis à des engagements plus ponctuels dans les années 1950.
Retours ponctuels à l’écran
Entre 1952 et 1958, Fay Wray revient dans plusieurs titres, dont « Cavalcade of America » en 1952, « The Pride of the Family » en 1953 et « Screen Director's Playhouse » en 1955, où elle tient le rôle de Mary Parker. Elle apparaît aussi dans « The Islanders » en 1960, où son personnage est Mrs. Staunton.
Cette présence se prolonge avec « The Eleventh Hour » en 1962. Plus tard, « Monsieur Joe » lui donne une participation vocale non créditée en 1949, puis « Un cadavre au dessert » recycle sa voix d’archive en 1976. Le film d’archives « RKO Production 601: The Making of “Kong, the Eighth Wonder of the World” », sorti en 2008, la montre encore à travers des images anciennes.
Après ces apparitions, elle publie en 1988 son autobiographie, On the other hand. L’ouvrage accompagne une mémoire publique qui continue d’être revisitée dans des films et documents consacrés à « King Kong », comme « Return to Jurassic Park » en 2011 et « King Kong »: le cœur des ténèbres en 2024, où elle apparaît à travers des archives.
Une présence durable autour de « King Kong »
Fay Wray meurt le 8 août 2004 à New York, à 96 ans. Sa date de décès précède de peu une apparition prévue dans le remake de Peter Jackson, projet auquel elle avait donné son accord pour une réplique finale.
Le nom de l’actrice reste attaché à une série de films des années 1920 et 1930, puis à quelques retours espacés dans les années 1950 et 1960. Son crédit le plus connu demeure « King Kong », mais son itinéraire comprend aussi « Les Chasses du comte Zaroff », « Docteur X », « The First Kiss » et « This is the life », qui dessinent un ensemble plus large que la seule image du film de 1933.
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