Wilfrid Hyde-White: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Wilfrid Hyde-White en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
141
œuvres recensées
126 films · 15 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1983
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 12 mai 1903, à Bourton-on-the-Water, dans le Gloucestershire, Wilfrid Hyde-White naît avant de devenir l’un des visages réguliers du cinéma britannique et américain. Sa mort survient le 6 mai 1991, à Los Angeles, à 87 ans.
Wilfrid Hyde-White et la scène londonienne
Au théâtre, Hyde-White débute en 1922 à Londres. Cette entrée sur scène ouvre une présence durable dans les salles anglaises, puis sur Broadway, où il se produit à cinq reprises entre 1947 et 1973.
En 1951, il retrouve Vivien Leigh et Laurence Olivier au St James's Theatre dans « César et Cléopâtre » et « Antoine et Cléopâtre ». Les deux pièces sont reprises jusqu’en 1952 à Broadway, ce qui installe l’acteur dans un circuit transatlantique alors rare pour une carrière d’interprétation de cette époque.
La même saison, ces retours successifs entre Londres et New York signalent une aisance sur les scènes de répertoire, au sein de productions où les grands noms britanniques circulent d’un continent à l’autre. Hyde-White y tient une place de soutien, avec des rôles qui s’inscrivent dans des ensembles très identifiés.
Le cinéma britannique des années 1930 et 1940
Le cinéma entre dans sa carrière en 1934 avec « Josser on the Farm » de T. Hayes Hunter. Les années suivantes le voient passer par « Rembrandt » d’Alexander Korda, « Elephant Boy » de Robert Flaherty et Zoltan Korda, puis « Meet Mr. Penny » de David MacDonald.
En 1949, Carol Reed lui confie Crabbin dans « Le Troisième Homme ». Le film devient l’un de ses repères les plus connus, aux côtés de « La Rue interdite » de Jean Negulesco, « Guet-apens » de Victor Saville et « Helter Skelter » de Ralph Thomas la même année.
Quelques mois plus tard, il apparaît dans « La Salamandre d'or » de Ronald Neame, « Vacances sur ordonnance » d’Henry Cass, « Mission dangereuse » de Roy Ward Baker et « L’Ombre d’un homme » d’Anthony Asquith. Cette période place Hyde-White dans des distributions où le second rôle donne le ton sans jamais voler la vedette à l’ensemble.
Les années 1950 et le passage aux productions américaines
En 1953, Ronald Neame le dirige dans « L’Homme au million ». Hyde-White travaille encore avec Sidney Gilliat sur « Gilbert et Sullivan », puis avec Basil Dearden dans « Casaque arc-en-ciel » et Muriel Box dans « Un fils pour Dorothy » en 1954.
Cette même année, il tourne aussi dans « Le Moineau de la Tamise », « Trio », « Blackmailed » et « Mister Drake's Duck ». Le fil conducteur n’est pas un changement brutal de registre, mais une circulation continue entre productions britanniques et américaines, souvent au service de films de studio où l’élégance du maintien compte autant que la présence à l’écran.
En 1951 et 1952, ses passages au théâtre se doublent d’une activité cinématographique régulière. Dès lors, l’écran et la scène s’alimentent mutuellement, avec des apparitions dans des œuvres signées Anthony Asquith, Carol Reed ou Ronald Neame, trois réalisateurs qui reviennent parmi ses partenaires de travail.
« My Fair Lady » et les rôles de l’âge mûr
En 1964, George Cukor lui confie le colonel Hugh Pickering dans « My Fair Lady ». Le rôle, largement associé à son nom, place Hyde-White dans l’un des grands succès du cinéma musical des années 1960 et prolonge une présence déjà bien installée à Hollywood.
Avant cela, il est apparu dans « Ben Casey » en 1961, puis dans « Daniel Boone » en 1964 sous les traits de George Perkins. Sur cette période, il alterne également avec « Skullduggery » de 1970, où il joue Eaton, et « Cool Million » de 1972, où il figure comme Englishman.
La décennie suivante le mène vers « The Associates » en 1979 et « Filthy Rich » en 1982. Hyde-White y conserve une activité régulière à la télévision, sans rupture visible avec les plateaux du cinéma où son nom circule déjà depuis plusieurs décennies.
Science-fiction télévisée et dernières apparitions
En 1978, il apparaît dans « Battlestar Galactica » sous le nom d’Anton, puis dans « Kampfstern Galactica - Der Kinofilm » dans le rôle de Sire Anton. L’année suivante, il rejoint « Buck Rogers au XXVe siècle » en Dr. Goodfellow, preuve d’une présence tardive dans les productions de science-fiction télévisée.
Entre 1953 et 1983, Hyde-White tourne aussi des téléfilms et des séries comme « Columbo », « Mission impossible » et « La Quatrième Dimension ». Cette activité prolonge un travail d’interprétation installé sur plusieurs supports, du théâtre britannique à la télévision américaine.
La radio complète ce dispositif entre 1962 et 1965, avec la comédie de la BBC « The Men from the Ministry ». Sa dernière apparition au cinéma intervient en 1983, après près d’un demi-siècle de présence régulière dans des productions réparties entre Royaume-Uni et États-Unis.
Films et séries avec Wilfrid Hyde-White
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