Om Puri: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Om Puri en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
245
œuvres recensées
234 films · 11 séries
- Première année recensée
- 1976
- Dernière année recensée
- 2017
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1976, « Ghashiram Kotwal » le place dans un film politique marathi signé par K. Hariharan, Mani Kaul, Saeed Akhtar Mirza et Kamal Swaroop. Om Puri a 25 ans et passe alors par le théâtre avant de rejoindre la National School of Drama, puis la Film and Television Institute of India à Pune. Né à Ambala en 1950, il meurt à Andheri le 6 janvier 2017.
Ambala, New Delhi, Pune
Ambala fournit le premier décor de sa vie, dans une famille pendjabi. Son père passe de l’armée aux chemins de fer, avant que l’étudiant ne s’oriente vers la scène. La National School of Drama à New Delhi ouvre une première formation, prolongée par la Film and Television Institute of India, à Pune, où l’ami de promotion Naseeruddin Shah l’encourage à aller plus loin.
Cette double formation donne à Om Puri une place particulière dans le cinéma indien des années 1970 et 1980. Il entre alors dans des films signés Shyam Benegal, Govind Nihalani, Saeed Akhtar Mirza ou B.V. Karanth, sans se laisser enfermer dans un seul registre. « Bhumika: The Role » en 1977, « Aakrosh » en 1980, « Kalyug » en 1981 et « Arohan » la même année dessinent cette présence continue, bientôt prolongée par « Ardh Satya » en 1983.
Les années Benegal et Nihalani
En 1981, les Filmfare Awards distinguent son travail, puis le National Film Award du meilleur acteur récompense « Arohan » et « Ardh Satya » en 1982. Ces distinctions accompagnent des rôles où sa présence tient moins à l’effet qu’à la tenue du personnage, dans des films qui le placent au centre de récits politiques ou sociaux.
« Ardh Satya », de Govind Nihalani, lui vaut un nouveau Filmfare Award en 1984 pour l’inspecteur adjoint Anant Velankar. La même période le retrouve dans « Sadgati » en 1981, « Mirch Masala » en 1986 et « तमस » en 1988, où il joue Nathu. À travers ces titres, Om Puri travaille un cinéma de confrontation, souvent écrit avec précision, qui s’appuie sur des relations de pouvoir, des blocages administratifs ou des tensions de caste.
En 1982, il figure aussi dans « Gandhi » de Richard Attenborough, dans le rôle de Nahari. Le crédit reste bref, mais il le fait entrer dans une production internationale appelée à circuler largement. Quelques années plus tard, son nom revient dans « Screen Two » en 1985, où il joue Hussein Shah, avant de traverser les années 1990 avec des projets britanniques et indiens.
Britannique, indien, transnational
En 1992, « La Cité de la Joie » le conduit à un large public international dans le rôle de Hazari Pal. L’année suivante, « Maya Memsaab » de Ketan Mehta l’inscrit dans une adaptation de Madame Bovary, puis « Wolf » en 1994 le montre dans le rôle du docteur Vijay Alezais. Il revient en 1996 avec « L'Ombre et la Proie », où il interprète Abdullah, avant « Maachis » la même année.
La décennie suivante, il passe par « Mon fils le fanatique » en 1997, « Such a Long Journey » en 1998 et « Fish and Chips » en 1999, où il joue George Khan. « White Teeth » arrive en 2002 pour Channel 4, avec Samad, puis « Canterbury Tales » en 2003 lui donne le rôle de Jetender. Les tournages se répartissent alors entre l’Inde et le Royaume-Uni, dans des formats de cinéma ou de télévision qui ne l’enferment dans aucun territoire unique.
Cette circulation se poursuit avec « The Mystic Masseur » en 2001, « The Parole Officer » la même année et « Jeena Isi Ka Naam Hai » en 2002. Om Puri prend aussi place dans « Hey Ram » en 2000, où il joue Goel, avant « Lakshya » en 2004, comme Sub. Maj. Pritam Singh, puis « Yuva » la même année.
De Farhan Akhtar à Mike Nichols
En 2006, « Rang De Basanti », « Malamaal Weekly » et « Don: La Chasse à l'homme » l’installent dans des productions très différentes, avec Amanullah Khan, Balwant « Balu » et le CBI Officer Vishal Malik. L’année suivante, il joue le président Zia dans « La Guerre selon Charlie Wilson » de Mike Nichols, rôle qui le place face à un film américain centré sur les équilibres de la guerre froide.
En parallèle, « Billu » arrive en 2008, puis d’autres titres viennent plus tard dans les années 2010, dont « Les Recettes du bonheur » en 2014, où il tient le rôle de Papa. « Bajrangi Bhaijaan » en 2015 le retrouve comme Molana. Ces présences tardives montrent un acteur sollicité par des cinéastes très différents, du film populaire hindi aux productions plus ouvertes sur l’étranger.
Son travail reçoit aussi un écho institutionnel. En 1990, il obtient le Padma Shri dans les arts. En 2004, il devient Officier de l’ordre de l’Empire britannique pour les services rendus à l’industrie britannique du cinéma. La distinction dit quelque chose de sa circulation entre les cinématographies, sans réduire sa présence à une seule aire de diffusion.
Dernières apparitions et héritage d’écran
Les années 2000 et 2010 le voient revenir dans des projets où sa présence demeure immédiatement identifiable, même dans des rôles brefs ou secondaires. « C.I.D. » en 1998 lui donne deux fonctions, Kidnapper et CBI Officer, tandis que « Screen Two » ou « Canterbury Tales » signalent son passage régulier par des formats britanniques. Sa fin de carrière le retrouve dans des films où le personnage compte autant que le titre.
Om Puri meurt le 6 janvier 2017 à l’âge de 67 ans. Entre 1976 et cette date, il aura traversé le cinéma indien, britannique et américain avec des rôles de premier plan ou de présence brève, sans se laisser cantonner aux mêmes partenaires ni aux mêmes espaces de production.
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