William Farnum: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William Farnum en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
123
œuvres recensées
123 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1952
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, William Farnum se fixe sur le cinéma après une longue pratique de la scène, avec des titres comme « Samson », « A Gilded Fool » et « The Plunderer ». Né à Boston le 4 juillet 1876, il meurt à Hollywood le 5 juin 1953.
Boston, la scène et Edwin Booth
William Farnum grandit dans une famille liée au spectacle, avec G.D. Farnum et Adela LeGros pour parents, et Dustin et Marshall Farnum pour frères. À l’âge de 10 ans, il joue dans Julius Caesar aux côtés d’Edwin Booth. En 1896, il apparaît pour la première fois sur une scène new-yorkaise. Le rôle-titre de Ben-Hur lui apporte une visibilité durable sur plusieurs scènes américaines, où il le tient pendant 5 ans.
Cette origine théâtrale compte dans sa manière de passer d’un médium à l’autre. Elle installe aussi une continuité nette entre les scènes de Boston, New York et les grandes productions où il se retrouve ensuite engagé. Les années 1890 le voient s’ancrer dans un répertoire dramatique qui l’amène vers des personnages bibliques, historiques ou romanesques, sans rupture brutale entre théâtre et film.
Les années de muet et les grands rôles populaires
En 1913, William Farnum figure au générique de « Why I Am Here ». L’année suivante, il tient David Corson dans « The Redemption of David Corson » de Frederick A. Thomson, Roy Glenister dans « The Spoilers » de Colin Campbell et Marcus Superbus dans « The Sign of the Cross ». À partir de 1915, il tourne beaucoup avec Edgar Lewis, Oscar Apfel, Frank Lloyd puis J. Gordon Edwards.
Cette période le place dans des productions où les personnages changent souvent de statut, de nom et de destination, du soldat au proscrit, du notable au chef de clan. En 1917, il apparaît dans « Les Misérables » de Frank Lloyd en Jean Valjean, puis dans « The Conqueror » de Raoul Walsh en Sam Houston. L’année 1918 le retrouve dans « Riders of the Purple Sage » et « The Rainbow Trail », toujours sous la direction de Frank Lloyd pour l’un des titres.
De 1919 à 1923, il poursuit avec « The Lone Star Ranger », « If I Were King », « Brass Commandments » et « The Gunfighter ». Ces choix le maintiennent dans une circulation régulière entre mélodrame, western et adaptation littéraire, avec des réalisateurs qui reviennent souvent autour de lui. La période muette lui donne une place stable dans des récits d’action et de pouvoir, sans dissoudre son identité d’homme de théâtre.
Blessure, retour à Broadway et nouvelle place sur scène
En 1924, William Farnum est sérieusement blessé pendant le tournage de The Man Who Fights Alone. L’accident limite ensuite ses engagements à des rôles plus réduits jusqu’à la fin du muet. En 1925, il retourne au théâtre pour jouer Sir Ralph Morgan dans « The Buccaneer ». L’année suivante, il interprète Jules César dans la pièce éponyme, puis Banquo dans « Macbeth » à Broadway deux ans plus tard.
Cette séquence montre un déplacement net vers la scène sans abandon du cinéma. Le théâtre reprend alors une place centrale dans ses engagements, avec des rôles qui prolongent le registre historique et tragique déjà présent dans ses films. L’acteur retrouve Broadway dans des textes où le poids des noms propres compte autant que la diction et la présence.
Les années 1930 à 1952
En 1934, William Farnum apparaît dans « Cléopâtre » de Cecil B. DeMille sous les traits de Lepidus. Six ans plus tard, il joue Don Miguel Murphy dans « Kit Carson ». La décennie 1940 l’occupe dans des titres comme « Tennessee Johnson » de William Dieterle, « Les Écumeurs », « Vendetta », « Captain Kidd », « The Perils of Pauline », « La Malediction de la Momie » et « Rolling Home ».
En 1949, il joue Tubal dans « Samson et Dalila ». Trois ans plus tard, il est The King dans « La Poule aux œufs d'or » et Tom Crockett dans « L'Étoile du destin ». Ces apparitions tardives le ramènent vers des récits de costume, de frontière ou de pouvoir, dans des rôles brefs mais identifiables. Elles installent une présence régulière jusqu’aux toutes premières années 1950, avant sa mort en 1953.
Films et séries avec William Farnum
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