Charles Clary: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Charles Clary en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
128
œuvres recensées
128 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1910
- Dernière année recensée
- 1930
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 24 mars 1931, Charles Clary meurt à Los Angeles le jour de ses 58 ans. Né le 24 mars 1873 à Charleston, dans l’Illinois, l’acteur américain traverse l’ère des studios muets avec une présence récurrente dans des films signés Otis Turner, Colin Campbell, Frank Beal, Edwin S. Porter ou Francis J. Grandon. Son nom circule dès 1910 dans « The Vampire », puis revient l’année suivante dans plusieurs productions où il occupe des emplois de notables, d’hommes de loi ou de figures d’autorité.
Les premières années au cinéma
En 1911, Charles Clary apparaît dans « Back to the Primitive », « Jim and Joe », « The Rose of Old St. Augustine », « Captain Kate » et « Life on the Border ». Plusieurs de ces titres portent la signature d’Otis Turner, qui le dirige aussi dans « Lost in the Jungle », « The Inner Mind » et « Dad's Girls ». Il y joue Jim, Clancy, Sam Gleason ou encore Locksley, des rôles qui installent un jeu de présence et de fonction plus que de vedette.
La même année, Colin Campbell le retrouve dans « Getting Married », « Brown of Harvard » et « Paid Back ». Dans « Brown of Harvard », il tient le rôle de Gerald Thorne, a Tutor, tandis que « The Two Orphans » lui confie le comte de Linières, ministre de la Police. Ces emplois, liés à l’ordre, au commandement ou à la hiérarchie sociale, reviennent souvent dans ses débuts. L’année 1912 prolonge cette série avec « Cinderella », « The Prosecuting Attorney » et « The Hypnotic Detective ».
Dans « The Coming of Columbus », toujours sous la direction de Colin Campbell, il interprète Christopher Columbus. Cette apparition tranche avec ses autres figures d’autorité et place le comédien au centre d’un récit historique. En 1912, il participe encore à « An Unexpected Fortune », « The Girl at the Cupola » et « A Detective's Strategy », où il joue Narrow, le détective. La même année, « The Fire Fighter's Love » le montre sous les traits de Steve.
Une présence soutenue dans les années 1910
L’année 1913 le voit dans « The Lesson », « A Husband Won by Election », « A Change of Administration » et « The Ex-Convict ». Dans « The Lesson », il joue Dave Ellis, the Floorwalker, puis Walter Force, Edna's Sweetheart dans « A Husband Won by Election ». « A Change of Administration » lui confie Warren, the Old Clerk, et « The Ex-Convict » ajoute un autre titre à cette année dense. Il participe aussi à « Thor, Lord of the Jungles » de Colin Campbell.
La même période le mène vers « Les Aventures de Kathlyn » de Francis J. Grandon, où il interprète Umballah, The Hindu. Cette production en épisodes l’inscrit dans une circulation entre mélodrame, aventure et récit exotique. En 1914, il figure dans « The Fifth Man », « The Leopard's Foundling », « A Woman Laughs », « The Speck on the Wall » et « Hearts and Masks ». Son activité se poursuit sur cette période avec une régularité visible dans les catalogues de l’époque.
À partir de là, les titres de 1915 et 1916 prolongent ce mouvement avec « The Mysteries of Myra », « The Cupid's Round-Up », « The Sign of the Mystery », « The Romance of Elsinore », « The Parson of Panamint » et « Liberty ». Dans ces films, Charles Clary conserve une place dans des récits où l’action, le suspense ou le feuilleton dominent. L’acteur passe d’un décor à l’autre sans que son identité se fixe sur un seul type de personnage.
Des figures d’autorité dans les années 1920
En 1917, « The Honor System » lui donne Crales Harrington. L’année suivante, « Her Moment » et « Her Love Story » prolongent sa présence au sein de productions variées, puis 1919 l’emmène vers « The Last of the Duanes » et « The Lone Star Ranger ». Dans ce dernier, il joue Cyrus Longstreth, alias Cheseldine, rôle repris dans l’autre titre de l’année sous la forme de Cheseldine. Le nom du personnage lie ces deux films et inscrit Clary dans un imaginaire de frontière et de conflit.
La décennie suivante concentre plusieurs de ses apparitions les plus identifiables. En 1920, il joue le docteur Ferris dans « Satan ». Le titre de 1923 le ramène dans « Thundering Dawn » en Lawyer Sprott, puis dans « The Acquittal » en Attorney, dans « Six Days » en Richard Kingston et dans « The Last Hour » en William Mallory. Ces rôles d’avocat, de médecin ou de propriétaire dessinent une zone très précise de son emploi, faite de respectabilité, de pouvoir et de parole.
En 1924, il apparaît dans « The Dangerous Blonde », « The Next Corner » et « Monsieur Beaucaire ». La même année, « The Great Diamond Robbery » le retient encore. Puis viennent « Three Keys », « The Heart Buster » et « The Glass Slipper » en 1923 et 1924 selon les titres mentionnés dans sa filmographie conservée. Charles Clary reste alors associé à des récits où l’allure des personnages prime sur leur psychologie détaillée.
La fin du muet et le passage au parlant
En 1925, il se retrouve dans « The Unwritten Law », « The Dark Swan », « The Redeeming Sin » et « The Net ». Cette même année, « The Monster » et « The Fate of a Flirt » complètent une séquence qui montre sa constance dans le cinéma de studio. En 1926, « The Midnight Kiss » et « The Blue Eagle » ajoutent encore des titres à une liste déjà longue.
Quelques mois plus tard, il figure dans « Sweet Daddies », « The Hollywood Revue of 1929 », « The Virtuous Sin » et « The Last of Mrs. Cheyney ». Le rapprochement avec la fin des années 1920 le fait entrer dans le cinéma parlant sans rupture affichée dans les titres recensés. En 1930, il joue Colonel Lee dans « Lucky Larkin », l’un de ses derniers rôles mentionnés. Cette apparition clôt un ensemble où dominent les hommes d’ordre, les juristes, les médecins ou les figures d’encadrement.
Charles Clary laisse une filmographie qui traverse plus de deux décennies et passe des courts métrages de 1910 aux productions de la fin des années 1920. Son jeu s’inscrit dans l’économie très codée des studios de l’époque, où la fonction du personnage compte souvent autant que son nom. Le 24 mars 1931, sa mort à Los Angeles referme une présence régulière dans le cinéma américain du muet, puis du début du parlant, sans détour spectaculaire ni changement de cap affiché.
Films et séries avec Charles Clary
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