Thurston Hall: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Thurston Hall en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
235
œuvres recensées
223 films · 12 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1957
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1917, « Cléopâtre » de J. Gordon Edwards place Thurston Hall dans le rôle de Marc Antoine, aux côtés de Theda Bara. Le film est aujourd'hui réputé perdu, mais il fixe un premier jalon net dans une carrière qui avait déjà commencé sur scène. Né à Boston le 10 mai 1882, Ernest Thurston Hall meurt à Beverly Hills le 20 février 1958.
De Broadway aux plateaux
Entre 1904 et 1935, Thurston Hall joue à Broadway dans vingt-deux pièces et trois comédies musicales. Il passe par « Mr. Wiggs of the Cabbage Patch » en 1904-1905, puis « Wildfire » en 1908. Ces premières présences new-yorkaises l’installent dans un répertoire où la parole compte autant que l’allure.
La scène musicale lui ouvre aussi plusieurs portes. Il apparaît dans « The Only Girl » en 1914, puis dans « Have a Heart » en 1917. Quelques années plus tard, « Fifty Million Frenchmen » l’amène de nouveau sur les planches en 1929-1930, dans une production associée à Cole Porter, Helen Broderick et Genevieve Tobin. La pièce sera portée à l’écran en 1931 sous le même titre.
Il fréquente aussi des auteurs qui comptent dans le théâtre américain de l’époque, avec « Civilian Clothes » en 1919-1920, « Mary Stuart » en 1921, « The French Doll » en 1922 et « Still Waters » en 1926. Sa présence dans « Behold the Bridegroom » en 1927-1928, aux côtés de Judith Anderson et Jean Dixon, puis dans « Security » en 1929, confirme une activité régulière sur plusieurs saisons.
Par ailleurs, il croise sur scène des noms comme Ruth Gordon, Warren William, Eric Blore ou John Williams. Cette circulation entre pièces parlées et comédies musicales dessine une pratique précise du répertoire, avec des rôles tenus dans des productions new-yorkaises portées par des distributions très identifiées.
Le cinéma muet puis le retour à l’écran
En 1915, Thurston Hall participe à sept courts métrages. Deux ans plus tard, il obtient le rôle de Marc Antoine dans « Cléopâtre », film de J. Gordon Edwards sorti en 1917. Il figure ensuite dans « Le Mari de l’Indienne » de Cecil B. DeMille, sorti en 1918 et réputé perdu.
Au total, il contribue à trente-deux films muets américains, sauf les deux derniers, britanniques, parus en 1923 et 1924. Cette période s’achève sans éclat particulier dans le texte, mais elle inscrit son nom dans le passage entre les formats courts et le long métrage d’avant le parlant.
Après deux courts métrages en 1930 et 1931, il reprend une activité régulière à l’écran de 1935 à 1957. Cette phase le voit apparaître dans plus de deux-cents films parlants, souvent dans des seconds rôles de caractère, parfois sans mention au générique. Le répertoire s’étend alors de « Théodora devient folle » de Richard Boleslawski en 1936 à « Les Conquérants de Carson City » d’André De Toth en 1952.
Entre ces titres, « La Vie secrète de Walter Mitty » de Norman Z. McLeod, sorti en 1947, le montre dans le rôle de Bruce Pierce. Il figure aussi dans « Vivre libre » de Jean Renoir en 1943, avec Charles Laughton et Maureen O’Hara. Ces jalons suffisent à faire apparaître une traversée du cinéma américain, puis un contact avec un cinéaste français installé à Hollywood.
Les années télévision
À partir de 1950, Thurston Hall travaille aussi pour la télévision et participe à dix-neuf séries. Cette activité s’impose avec « Racket Squad » en 1951, puis « Dangerous Assignment » en 1952, « My Little Margie » en 1952 et « Hopalong Cassidy » en 1952. Les séries placent son nom dans un paysage alors en pleine structuration.
Il revient plusieurs fois dans « The Abbott and Costello Show » en 1952, où il tient les rôles de Mr. Smith et de J. Peter Stuyvesant. La même année, il apparaît dans « Topper », avant d’y revenir en 1953 dans le rôle récurrent de Mr. Schuyler. Le format lui convient manifestement par sa régularité et sa visibilité auprès du public télévisuel de l’époque.
Il travaille encore dans « Letter to Loretta » en 1953, où il joue Judge, puis dans « Lassie » en 1954 et « Les Aventures de Rintintin » en 1954. L’ensemble de ces présences montre un acteur sollicité sur plusieurs séries de première moitié des années 1950, au moment où la télévision américaine multiplie les formats récurrents.
Peu avant sa mort, il tient son ultime rôle dans un épisode de « Maverick », diffusé début février 1958. Il meurt moins de deux semaines plus tard, le 20 février 1958.
Une présence de second plan, tenue dans la durée
Thurston Hall traverse plus d’un demi-siècle de production américaine en occupant des places de soutien, sur scène comme à l’écran. Il passe des théâtres de Broadway au muet, puis au parlant et enfin à la télévision, sans rupture spectaculaire dans les faits retenus ici. Ce qui demeure, c’est la constance d’une présence sollicitée par des metteurs en scène et des producteurs très différents.
Sa filmographie croise des cinéastes comme J. Gordon Edwards, Cecil B. DeMille, Richard Boleslawski, Jean Renoir et André De Toth. Elle croise aussi des séries qui installent durablement son visage dans les années 1950, de « Topper » à « Maverick ». Le nom d’Ernest Thurston Hall demeure attaché à cette mobilité entre théâtre, cinéma muet, films parlants et télévision naissante.
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