Otto Hoffman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Otto Hoffman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
148
œuvres recensées
148 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1944
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1909, Otto Hoffman apparaît à Broadway dans la comédie musicale « A Broken Idol ». Deux ans plus tard, il tient un rôle dans l’opérette « Die Sprudelfee », puis joue encore en 1913 dans la pièce « The Strange Woman ». Le théâtre ouvre ainsi une présence régulière avant une carrière au cinéma qui s’étend de 1915 à 1944.
Des planches de Broadway aux premiers écrans
Né le 1er mai 1879 à Brooklyn, Otto Franklin Hoffman entre dans le spectacle par la scène new-yorkaise. Broadway lui donne d’abord un terrain de jeu précis, avec une comédie musicale en 1909, puis une opérette tenue sur plusieurs saisons entre 1910 et 1913. Le passage au théâtre parlé, en 1913, prolonge cette présence scénique sans rupture visible.
Le cinéma arrive en 1915 avec « The White Terror » de Stuart Paton. Hoffman y tient le rôle du maire Alrich. Dès cette période, il circule dans des productions très diverses, passant de « Le Système D » en 1917 à « The Kaiser's Shadow » et « Sur la pente fatale » en 1918, puis à une série de films de 1919 où figurent « The City of Comrades », « Le Champion », « Sublime Infamie », « The Haunted Bedroom » et « Pour venger son père ».
Cette première décennie d’écran installe un profil d’interprète de second plan, souvent présent dans des fonctions d’autorité, de notables ou de personnages de passage. Le film muet lui offre une place dans les distributions de Jerome Storm, Victor Schertzinger, Irvin Willat, Fred Niblo et Harry Beaumont, sans l’enfermer dans un seul registre.
Les années du muet
En 1920, Hoffman apparaît dans plusieurs titres, dont « It's a Great Life », « The Jailbird », « Just Out of College », « Silk Hosiery », « Adieu, whisky! » et « Le Roi du bluff ». La même année, il passe d’une comédie à un mélodrame, d’un personnage professoral à un rôle de petit notable, sans qu’un type unique ne s’impose durablement.
La suite du muet le retrouve dans « Bunty Pulls the Strings », « La Cloche d'airin », « Who Am I? », « Passing Through », puis en 1922 dans « Entre deux femmes », « Mr. Barnes of New York », « Trimmed », « Le Bébé de cinq dollars », « The Bootlegger's Daughter », « Ridin' Wild », « The Sin Flood », « A Dangerous Game » et « The Glorious Fool ». Le rythme de ses apparitions dit une activité soutenue, attachée à l’industrie hollywoodienne de l’époque.
En 1923, il figure dans « Lucretia Lombard » de Jack Conway. Le film compte parmi ceux que retient la mémoire de sa filmographie, aux côtés de « The Circle » de Frank Borzage en 1925 et de « La Vallée des géants » de Charles Brabin en 1927. Ces titres le placent auprès d’acteurs comme Irene Rich, Monte Blue, Eleanor Boardman, Malcolm McGregor, Milton Sills et Doris Kenyon, au sein de productions importantes du muet américain.
Le passage au parlant
« Abraham Lincoln », réalisé par D. W. Griffith en 1930, ouvre sa période sonore avec le rôle d’Offut. L’année suivante, il joue Jim Fales dans « Le Code criminel » d’Howard Hawks et Murch Rankin dans « La Ruée vers l’Ouest ». Le changement de régime technique ne modifie pas sa place dans les distributions: Hoffman reste associé à des emplois de caractère, utiles aux architectures dramatiques.
En 1933, Michael Curtiz le distribue dans « Masques de cire » en assistant de Igor. Deux ans plus tard, il apparaît dans « Les mains d'Orlac » et y tient le rôle d’un homme aveugle. Les années suivantes l’amènent vers « Le Dernier Train de Madrid » de James P. Hogan en 1937, puis vers une série de films où sa présence demeure régulière, sans que le texte des rôles ne se répète mécaniquement d’un titre à l’autre.
Le milieu des années 1930 et la fin de la décennie le voient encore dans des productions variées. Son nom circule dans les génériques autour de cinéastes comme Michael Curtiz, Howard Hawks ou James P. Hogan, ce qui témoigne d’une continuité de travail dans les studios américains.
Les dernières apparitions
En 1940, Hoffman figure au générique de « Mord - Der Auslandskorrespondent » dans le rôle d’un opérateur du New York Globe Teletype. Deux ans plus tard, il joue Sam Sterling dans « Red River Robin Hood ». Ces titres prolongent une présence déjà ancienne, désormais concentrée sur des emplois brefs, mais toujours intégrés à des productions de studio.
L’année 1941 le retrouve dans « Boule de feu » et « Texas ». Dans le premier, il tient un rôle de portier de scène; dans le second, il apparaît comme artisan du harnachement. En 1943, il est présent dans « Vivre libre » de Jean Renoir, avant « This Is the Life », sorti le 2 juin 1944, trois semaines avant sa mort. Otto Hoffman meurt le 23 juin 1944 à Woodland Hills, en Californie.
Sa filmographie totalise 204 films américains, parfois en coproduction, avec une entrée au cinéma en 1915 et une dernière apparition en 1944. Entre Broadway, le muet, le parlant et les productions de la Seconde Guerre mondiale, Hoffman traverse près de 30 ans d’images sans changer de métier ni quitter les seconds rôles.
Repères de filmographie
- « The White Terror » de Stuart Paton (1915): le maire Alrich
- « Lucretia Lombard » de Jack Conway (1923)
- « The Circle » de Frank Borzage (1925)
- « La Vallée des géants » de Charles Brabin (1927)
- « Abraham Lincoln » de D. W. Griffith (1930): Offut
- « Le Code criminel » d’Howard Hawks (1931): Jim Fales
- « Masques de cire » de Michael Curtiz (1933): assistant de Igor
- « Les mains d'Orlac » (1935): homme aveugle
- « Vivre libre » de Jean Renoir (1943)
- « This Is the Life » de Felix E. Feist (1944)
Films et séries avec Otto Hoffman
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