Ben Turpin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ben Turpin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
152 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1907
- Dernière année recensée
- 1940
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1907, Ben Turpin apparaît dans « An Awful Skate, or The Hobo on Rollers » de Gilbert M. Anderson. Né le 19 septembre 1869 à La Nouvelle-Orléans, il a déjà derrière lui un premier temps de scène avant d’entrer dans le burlesque filmé.
Les années Essanay et Charlie Chaplin
Après 17 ans passés au Happy Hooligan, Ben Turpin rejoint les studios Essanay en 1907. Il y tourne plusieurs films burlesques, le plus souvent aux côtés de Charlie Chaplin, dans « Charlot débute », « Charlot fait la noce », « Charlot boxeur » et « Charlot joue Carmen ». Le nom de Turpin circule alors dans un cinéma muet qui affectionne les silhouettes lisibles et les gestes appuyés. Son strabisme lui vaut d’être surnommé cross-eyed, surnom qui accompagne sa présence à l’écran. À cette période, il joue dans des films où la mécanique burlesque repose sur des entrées brèves, des quiproquos visuels et une précision de tempo.
La même période voit son nom revenir dans des titres comme « Curiosity » en 1915 et « That Night » en 1917. Les crédits indiquent une présence régulière dans le cinéma comique de l’époque, sans qu’un seul rôle ne vienne résumer l’ensemble. Turpin travaille alors dans un système où les interprètes de second plan comptent autant que les vedettes, surtout quand le jeu se construit sur un détail physique immédiatement repérable. Son visage et sa manière d’entrer dans le cadre deviennent des éléments de gag autant que les situations elles-mêmes.
Les parodies des années 1920
En 1920, « The Quack Doctor » lui confie le rôle du Justice of the Peace. Trois ans plus tard, « Asleep at the Switch » le montre en Station Agent, puis « Hollywood » en 1923 lui donne le rôle de Ben Turpin. Les titres de cette période installent une comédie fondée sur les travestissements de statut, les emplois d’autorité décalés et les situations de dérèglement. Turpin s’y prête avec une familiarité qui semble faite pour les faux docteurs, les chefs de gare et les figures de marionnette sociale.
« Ten Dollars or Ten Days », en 1924, le désigne comme The Soda Clerk. La même année, « Romeo and Juliet » lui attribue le double rôle de Rodney St. Clair / Romeo, puis « The Raspberry Romance » reprend le nom de Rodney St. Clair en 1925. Ces films signalent une attirance pour la parodie littéraire et les identités déplacées, domaine où Turpin peut jouer sur le décalage entre stature et fonction. Le burlesque des années 1920 lui laisse des rôles de faux dignitaires, de personnages administratifs ou de figures empruntées à des récits connus.
Le passage au parlant
En 1930, Turpin figure dans « Swing High » comme Bartender, puis dans « A Royal Romance » comme Cossack Guard. Le crédit est donné sans autre précision pour ce dernier film, ce qui suffit à inscrire sa présence dans les premières années du parlant. Le changement de régime sonore n’efface pas son nom, mais il le replace dans des emplois plus discrets, là où le gag visuel perd une partie de sa force face à la parole. Turpin reste pourtant identifiable dans ce nouvel environnement, où sa silhouette continue de porter l’effet comique avant même l’échange de répliques.
Cette période ne rompt pas avec son ancrage dans la parodie. Les rôles retenus montrent un acteur utilisé pour des figures de service, de passage ou de satire sociale, sans déplacement vers d’autres formes de jeu. À partir de là, sa présence s’inscrit dans des productions qui accueillent encore des survivances du muet, même si la hiérarchie des rôles a changé. Le cinéma parlant lui réserve moins souvent le centre du cadre, mais pas l’effacement total.
La fin de carrière et les derniers rôles
En 1939, « Hollywood Cavalcade » le distribue en Bartender in Western. L’année suivante, « Laurel Et Hardy - En croisière » lui offre le rôle de Cross-Eyed Plumber, dernier film mentionné avant sa mort. Turpin meurt le 1 juillet 1940 à Santa Monica, à l’âge de 70 ans. La continuité de sa présence jusqu’à cette date dit moins une ascension qu’une fidélité à une forme de comédie née avec le muet et restée lisible dans ses dernières apparitions.
Une étoile lui est dédiée sur le Hollywood Walk of Fame pour sa contribution à l’industrie du cinéma. Ce geste rappelle une carrière associée à la comédie burlesque et à ses figures de second plan devenues mémorables par la répétition des apparitions. Turpin laisse derrière lui une succession de rôles brefs ou plus amples, toujours pris dans le même ressort visuel. Son nom reste lié à ces silhouettes que le cinéma muet savait transformer en événement en quelques secondes.
Films et séries avec Ben Turpin
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