Charlie Hall: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Charlie Hall en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
214
œuvres recensées
209 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1921
- Dernière année recensée
- 1959
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1933, « King Kong » fait apparaître Charlie Hall dans un crédit minuscule, celui d’un membre de l’équipage du navire. L’acteur anglais, né à Birmingham le 18 août 1899 et mort le 7 décembre 1959, traverse ensuite les studios sans que son nom passe au premier plan, mais avec une présence régulière dans des seconds rôles et des apparitions non créditées. Son visage circule dans des productions très différentes, du film de monstre au comique burlesque, de la série télévisée naissante au polar.
Des studios britanniques aux productions américaines
Charlie Hall naît à Birmingham, dans le Warwickshire, en 1899. Son activité d’interprétation le mène vite vers des distributions où les rôles sont brefs, souvent sans nom à l’écran, mais repérables dans les marges des génériques. Cette économie de présence se lit dès « Laurel Et Hardy - Un jour une bergère » en 1934, où il apparaît comme un habitant de la ville, puis dans « Quasimodo » en 1939, sous les traits de Mercury.
Les années 1940 le voient revenir dans des productions où il incarne des silhouettes fonctionnelles, utiles à la mécanique de l’intrigue. En 1946, « Sherlock Holmes et la clef » lui confie un chauffeur de taxi. La décennie suivante prolonge cette logique avec « Les Feux de la rampe » en 1952, où il joue un vendeur de journaux, puis « Topper » en 1953, où il occupe un lit inférieur dans une cellule de prison. Ces interventions ne reposent pas sur la démonstration, mais sur l’efficacité d’une présence immédiatement lisible.
Quelques titres révèlent aussi l’ampleur de son passage dans le cinéma de studio. « Alfred Hitchcock présente » en 1955 le montre avec une queue de billard, sans être crédité. La même année, « Témoin à abattre » lui donne la fonction de garçon d’ascenseur, puis « Cheyenne » le place dans le rôle de Kevin. En 1959, « No Hiding Place » figure encore à son actif, l’année de sa disparition.
Les seconds rôles chez Laurel et Hardy
Charlie Hall croise à plusieurs reprises l’orbite de Laurel et Hardy. En 1934, « Laurel Et Hardy - Un jour une bergère » l’associe à un monde de voisins, de badauds et de passants qui servent le rythme du duo. La relation n’est pas celle d’un partenaire de vedette, mais d’un acteur de soutien qui s’insère dans l’architecture comique avec une précision de comparse.
La période des années 1950 ramène ce type de présence dans « The Abbott and Costello Show » en 1952, où il joue Jake, un couvreur. Le format télévisé lui offre un terrain voisin des comédies de studio, avec des personnages immédiatement reconnaissables, construits pour une scène ou un épisode. Dans « Topper », la même année, son apparition en détenu de couchette basse répond à cette même logique de figure brève, insérée dans le tempo d’une situation.
Le burlesque et la comédie lui conviennent par leurs rôles de passage. Charlie Hall n’y occupe pas l’espace central, mais il fournit une matière de décor humain, faite de livreurs, d’employés, de gens de service et de témoins. Cette distribution répétée dans des fonctions modestes compose une continuité très lisible à l’écran, où son nom varie parfois, de Charles Hall à Charley Hall, ou Charles Hill.
Entre cinéma et télévision dans les années 1950
La décennie 1950 inscrit Charlie Hall dans plusieurs œuvres qui appartiennent déjà à l’âge télévisuel. « The Abbott and Costello Show » en 1952 le place au cœur d’un dispositif de sitcom avant l’heure, fondé sur la répétition des types et des entrées rapides. Dans « Alfred Hitchcock présente », en 1955, il passe par une apparition brève, celle d’un homme avec une queue de billard, sans crédit à l’écran.
L’année 1955 le retrouve aussi dans « Cheyenne », où il interprète Kevin. Là encore, le rôle n’appelle aucun déploiement spectaculaire, mais il atteste une capacité à habiter les formats sériels qui se multiplient alors. « Témoin à abattre », la même année, le convoque comme garçon d’ascenseur, figure de circulation plus que d’action, utile à la progression du récit.
En 1959, « No Hiding Place » apparaît comme l’un de ses derniers titres connus. La date importe moins comme point d’aboutissement que comme trace d’une présence maintenue jusque tard dans la décennie. Charlie Hall meurt cette même année, à 60 ans, après avoir traversé une large part du cinéma et de la télévision de studio sans quitter les marges du cadre.
Une filmographie de silhouettes
La liste de ses apparitions dessine une géographie précise de métiers et de fonctions. Dans « King Kong », il est membre de l’équipage du navire. Dans « Les Feux de la rampe », il devient newsboy. Dans « Sherlock Holmes et la clef », il conduit un taxi. Ces emplois de fiction disent moins des personnages que des rouages, des corps placés là où l’action exige un relais.
Cette suite s’étend sur plusieurs décennies et traverse des genres distincts sans changement ostensible de méthode. La comédie, le fantastique, le policier, la série télévisée: Charlie Hall y tient des places modestes, toujours ajustées au besoin de la scène. Le nom reste souvent discret, mais les rôles circulent d’un univers à l’autre avec une constance de présence.
Ses alias, Charles Hall, Charley Hall et Charles Hill, apparaissent comme autant de variantes administratives autour d’une même figure de plateau. Rien n’indique de rupture spectaculaire dans cette suite de crédits, seulement la persistance d’un comédien de studio qui travaille dans les interstices du récit, au plus près de la mécanique des films et des épisodes.
- « King Kong » (1933) — membre de l’équipage du navire
- « Laurel Et Hardy - Un jour une bergère » (1934) — townsman
- « Quasimodo » (1939) — Mercury
- « Sherlock Holmes et la clef » (1946) — chauffeur de taxi
- « Les Feux de la rampe » (1952) — newsboy
- « The Abbott and Costello Show » (1952) — Jake, couvreur
- « Topper » (1953) — homme dans le lit inférieur de la cellule
- « Alfred Hitchcock présente » (1955) — homme avec queue de billard
- « Témoin à abattre » (1955) — garçon d’ascenseur
- « Cheyenne » (1955) — Kevin
- « No Hiding Place » (1959)
Films et séries avec Charlie Hall
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Charlie Hall
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Charlie Hall
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


























