Stan Laurel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Stan Laurel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
235
œuvres recensées
234 films · 1 série
- Première année recensée
- 1918
- Dernière année recensée
- 1965
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1921, Le Veinard réunit Stan Laurel et Oliver Hardy pour la première fois à l’écran. Laurel, né le 16 juin 1890 à Ulverston, dans le Lancashire, a déjà quitté le music-hall anglais et les tournées de la troupe de Fred Karno lorsqu’il arrive en Californie. Avant ce tandem appelé à durer, il a déjà joué sous les noms de Stan Jefferson puis Stan Laurel, dans des courts métrages muets et des rôles de scène où la pantomime tient une place décisive.
Des planches britanniques à Hollywood
La famille de Stan Laurel appartient au spectacle. Son père, Arthur J. Jefferson, et sa mère, Madge Metcalfe, jouent au théâtre, et le jeune Arthur Stanley Jefferson s’éloigne vite des études. Dès 1905, son père l’aide à trouver ses premiers rôles. Il passe par le music-hall anglais et par la troupe de Fred Karno, où il travaille dans la pantomime de Mumming birds.
En 1908, il rejoint de nouveau la troupe de Karno, alors dirigée par l’un des grands impresarios de sketches. Charlie Chaplin tient le rôle principal et Jefferson devient sa doublure. Quand Chaplin occupe la scène, Jefferson prend les autres rôles disponibles. Fin 1912, la troupe part en tournée aux États-Unis. La pièce prend alors le titre A night in an English music hall, avant de s’interrompre lorsque Chaplin est engagé par Keystone à Hollywood. Jefferson s’installe en Californie et tourne pour Universal quelques courts métrages muets proches du slapstick.
Stan Jefferson puis Stan Laurel
Son premier film, Nuts in May, sort en 1917 sous le nom de Stan Jefferson. Il y joue aux côtés de Mae Dahlberg, qui lui conseille d’adopter le pseudonyme de Stan Laurel pour ses films suivants. Les deux acteurs vivent alors ensemble pendant plusieurs années, et Dahlberg apparaît même sous le nom de Mae Laurel dans plusieurs productions.
L’année suivante, Laurel aligne plusieurs courts métrages, dont Hickory Hiram, Who’s Zoo?, Phoney Photos et Just Rambling Along. En 1919, il joue encore dans Do You Love Your Wife?, Hustling for Health et Hoot Mon!. Ces tournages installent un acteur à l’aise dans les formats brefs, les farces visuelles et les métamorphoses rapides. En 1921, Le Veinard l’unit pour la première fois à Oliver Hardy, avec un rôle de jeune homme accusé d’avoir volé un chien.
Le début des années 1920 le voit multiplier les collaborations avec James Finlayson, dont La Sirène de midi en 1923. Cette même année, il travaille aussi sur The Garage comme scénariste. Le film Maison à louer, réalisé par Fred Guiol avec la collaboration de Leo McCarey, attire l’attention sur le potentiel du duo qu’il forme avec Hardy. Le scénario vient d’un sketch écrit par son père, où deux vagabonds prennent la place de riches bourgeois dans une demeure vide.
Le tandem avec Oliver Hardy
La rencontre avec Hardy ne produit pas immédiatement le duo qui va les unir, mais Le Veinard fixe un premier partage des rôles. Laurel y joue le héros, Hardy le voleur. Quelques années plus tard, Unaccustomed as we are, version française On n’a pas l’habitude, devient en 1929 leur premier film parlant. Le passage au parlant ne modifie pas seulement leur diction, il donne aussi à leur entente une autre vitesse, fondée sur les reprises et les retards de réplique.
En 1930, The Laurel-Hardy Murder Case, traduit par La Maison de la peur, constitue leur premier court métrage parlant de 28 minutes sur trois bobines. Oliver Hardy y lance pour la première fois à l’adresse de Laurel la phrase devenue récurrente «Here’s another nice mess you’ve gotten me into», reprise ensuite près de 17 fois dans leurs films. Leurs échanges reposent sur ce type de mécanique verbale, avec un Laurel souvent placé dans l’embarras et un Hardy chargé de le lui rappeler.
En 1931, Laurel apparaît dans Les Bijoux volés dans le rôle d’un policier. En 1933, il figure dans Les Compagnons de la nouba sous le nom de Stanley «Stan» Laurel. L’année suivante, Hollywood Party le retrouve simplement sous son prénom, puis Laurel Et Hardy - Un jour une bergère le mentionne comme Stannie Dum. Ces titres prolongent un temps où le duo se fixe dans le cinéma américain, sous des formes et des formats variés.
Réalisateur, scénariste, puis mémoire du duo
En 1924, Stan Laurel signe un contrat avec Joe Rock pour douze films. Rock ajoute une clause empêchant Mae Dahlberg de jouer dans les mêmes films que lui. Laurel se tourne alors davantage vers l’écriture et la réalisation. En 1925, il réalise Yes, Yes, Nanette pour Hal Roach, avec James Finlayson en tête d’affiche et Laurel au générique, puis il travaille aussi sur des films où son nom reste associé au scénario.
Ce détour par la réalisation ne l’éloigne pas de l’écran, mais lui permet d’occuper plusieurs fonctions dans le même espace de travail. Le fait apparaît aussi dans The Noon Whistle, devenu La Sirène de midi, où il signe le scénario. Laurel ne se contente donc pas des rôles de jeu, et ses années 1920 le montrent présent dans l’architecture des films autant que dans leur exécution.
Après la période des courts métrages, son nom reste attaché à des reprises, des archives et des hommages. Brother, Can You Spare a Dime?, That’s Entertainment! III, Hollywood, Hollywood, Stan and Ollie et The Real Charlie Chaplin utilisent des images ou des traces de son travail. Le duo Laurel et Hardy vit aussi dans ces apparitions tardives, qui prolongent la circulation de ses films bien après leur première sortie.
Distinctions et fin de vie
En 1961, lors de la 33e cérémonie des Oscars, Stan Laurel reçoit un Oscar d’honneur pour «creative pioneering in the field of cinema comedy». Deux ans plus tard, en 1963, la Screen Actors Guild lui remet un trophée pour sa carrière dans le cinéma américain. Il ne peut pas aller chercher cette récompense en personne, sur ordre du médecin.
Il meurt le 23 février 1965 à Santa Monica, en Californie, à l’âge de 74 ans, des suites d’une crise cardiaque. Ses cendres reposent au cimetière du Forest Lawn Memorial Park, à Hollywood Hills. Buster Keaton dira lors des funérailles que Charlie Chaplin n’était pas le plus drôle, que lui-même ne l’était pas davantage, et que le plus drôle était Stan Laurel.
Son nom demeure lié à Arthur Stanley Jefferson, à Stan Jefferson et à Stan Laurel, mais surtout au tandem formé avec Oliver Hardy. Les films, les archives et les récompenses gardent la trace d’un artisan du burlesque britannique passé par le théâtre, le muet, le parlant et la reconnaissance tardive des institutions américaines.
Films et séries avec Stan Laurel
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