Ossie Davis: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ossie Davis en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
126
œuvres recensées
98 films · 28 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 2005
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 18 décembre 1917, à Cogdell en Géorgie, Raiford Chatman Davis naît dans le Sud ségrégué des États-Unis. Après des études à Howard University jusqu’en 1939, il gagne New York avec l’idée d’écrire, mais travaille d’abord comme concierge, ouvrier et commis avant de découvrir le théâtre pendant son service militaire durant la Seconde Guerre mondiale.
De Howard à Broadway
En 1946, Ossie Davis fait ses débuts à Broadway. Il y joue des seconds rôles pendant les années 1950 et commence aussi à apparaître au cinéma. « La Porte s'ouvre » de Joseph L. Mankiewicz, « 14 Heures » de Henry Hathaway et « Le Cardinal » d’Otto Preminger figurent parmi ces premiers films, où il traverse déjà des mondes sociaux très différents sans quitter le rang des rôles secondaires.
Sa présence sur scène prend une autre dimension en 1961 avec « Purlie Victorious », qu’il signe et interprète à Broadway. Deux ans plus tard, « Gone Are the Days! » reprend cette matière au cinéma, avec le même titre comme axe dramatique. À cette période, le théâtre lui offre une liberté d’écriture que le cinéma n’accorde pas encore, et cette double activité installe durablement son nom dans le paysage new-yorkais.
Les années 1960, du film social au western
En 1965, Sidney Lumet lui confie Jacko King dans « La Colline des hommes perdus ». Le film le place au cœur d’un camp disciplinaire britannique, où son personnage se révolte contre le racisme de l’armée. La même décennie, il tourne « Shock Treatment » de Denis Sanders, « A Man Called Adam » de Leo Penn, puis « Les Chasseurs de scalps » de Sydney Pollack, où il joue Joseph Winfield Lee.
Il apparaît aussi dans « Sam Whiskey le dur » d’Arnold Laven, puis « Esclaves » d’Herbert J. Biberman. Ces titres le montrent dans des univers de genre très différents, du western au récit historique, avec des rôles qui passent du chauffeur de taxi à des figures de notable, de prisonnier ou de serviteur. En parallèle, sa voix rejoint le documentaire « Malcolm X » d’Arnold Perl en 1972, où il dit l’éloge funèbre.
Passage à la réalisation
En 1970, Ossie Davis passe à la mise en scène avec « Cotton Comes to Harlem ». Le film obtient un bon rendement au box-office. Ce premier long métrage comme réalisateur s’inscrit dans une suite d’apparitions qui ne ralentit pas, mais la nouvelle fonction ajoute une maîtrise de fabrication rarement dissociée chez lui de l’interprétation.
Quelques années plus tard, il revient à l’écran dans « Le Coup à refaire » de Sidney Poitier, puis dans « Countdown at Kusini », qu’il réalise lui-même en 1976. Il joue aussi dans « Les Fourgueurs » de Michael DeLuise, « Death of a Prophet » de Woodie King Jr., « The House of God » de Donald Wrye et « L'Affrontement » de Paul Newman. À partir de là, son activité alterne sans hiérarchie rigide entre cinéma, télévision et travaux de réalisation.
Spike Lee et la dernière grande visibilité
En 1988, Spike Lee le choisit pour « School Daze », où il joue coach Odom. L’année suivante, « Do the Right Thing » lui donne le rôle de Da Mayor, qui vaut à Ossie Davis le NAACP Image Award for Outstanding Supporting Actor in a Motion Picture en 1989. Dans les années suivantes, Spike Lee le retrouve dans « Jungle Fever », « Malcolm X », « Get on the Bus » et « She Hate Me ».
Cette collaboration s’étend aussi au documentaire et à la fiction politique, avec une même fidélité d’emploi qui traverse les années 1990. Il apparaît encore dans « Joe contre le volcan », « Gladiator », « Les Anges du bonheur », « JAG » et « New York 911 ». À travers ces rôles, il passe de Gabriel et Erasmus Jones à Terrence Minnerly ou Mr. Parker, sans que son emploi ne se laisse enfermer dans un seul type de télévision.
Récompenses et héritage public
Le 18 décembre 1917, Cogdell donnait naissance à un acteur qui a aussi été écrivain, producteur, réalisateur et dramaturge. Parmi les distinctions recensées figurent le Paul Robeson Award en 1975, le Coretta Scott King Award en 1979, le NAACP Image Award – Hall of Fame Award en 1987 et le Screen Actors Guild Life Achievement Award en 2001. En 2004, il reçoit le Prix Kennedy.
Sa présence dans « Tony Awards » dès 1956 comme présentateur, puis dans « American Experience » en tant que Harlem Resident, rappelle une carrière qui a circulé entre scène, écran et récit public. Il meurt le 4 février 2005 à 87 ans, après plus d’un demi-siècle de rôles, d’écritures et de réalisations qui ont laissé des traces dans le théâtre noir américain, le cinéma de studio et les séries télévisées.
Films et séries avec Ossie Davis
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