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Do the Right Thing - Image de fond
Do the Right Thing (1989) - Affiche
Langue originale
English
Budget
6 500 000,00 $
Revenus
37 300 000,00 $
Classification
tp
Pays d’origine
US
Sorties en France
  • Avant-première : 19/05/1989
  • Cinéma : 14/06/1989 (TP)
  • Support physique : 24/10/2001
  • Support physique : 03/02/2013
  • Support physique : 03/02/2021
Sociétés de production
Universal Pictures40 Acres and a Mule Filmworks
Audio
Italiano, English, Español, 한국어/조선말
Pays producteurs
Mots-clés

Do the Right Thing(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

14/06/1989
•
tp
•
2heure
7.8 / 10
“C'est la journée la plus chaude de l'été. Vous ne pouvez rien faire, vous pouvez faire quelque chose, ou vous pouvez…”

« Do the Right Thing » est un film américain de comédie dramatique écrit, produit et réalisé par Spike Lee, sorti en 1989 aux États-Unis (Source : Wikipédia, 2024). Le long métrage est produit par la société 40 Acres & A Mule Filmworks, fondée par Lee, qui s’impose alors comme l’une des structures emblématiques du cinéma indépendant afro-américain (Source : Wikipédia, 2024). Le film a une durée d’environ 120 minutes et se situe entièrement à New York, dans le quartier de Bedford-Stuyvesant, à Brooklyn, même si le tournage s’est déroulé sur un bloc reconfiguré pour les besoins de la fiction (Source : Wikipédia, 2024). La musique est signée Bill Lee, père du cinéaste, avec une bande originale qui mêle notamment la chanson « Fight the Power » du groupe Public Enemy, utilisée comme motif récurrent dans le film, en particulier à travers le poste de Radio Raheem (Source : Wikipédia, 2024). Distribué par Universal Pictures sur le territoire nord-américain, le film est présenté comme une œuvre indépendante malgré le soutien d’un grand studio pour sa diffusion, ce qui contribue à sa visibilité internationale (Source : Wikipédia, 2024).

La sortie américaine a lieu à l’été 1989, après une première mondiale au Festival de Cannes en mai de la même année, où le film est projeté en compétition officielle (Source : Wikipédia, 2024). Cette présence en compétition cannoise inscrit l’œuvre dans un contexte de reconnaissance d’auteur, tout en la positionnant d’emblée au cœur de débats sur la représentation des tensions raciales aux États-Unis (Source : Site du BFI, 2019). Le tournage mobilise une équipe principalement issue de la scène indépendante new-yorkaise, quelques années seulement après le succès critique de « She’s Gotta Have It » et de « School Daze », qui avaient déjà installé Spike Lee comme figure montante du cinéma américain (Source : Wikipédia, 2024). L’esthétique visuelle du film se caractérise par une palette chaude et saturée, en cohérence avec la canicule qui traverse le récit, et par l’utilisation fréquente de plans de groupe pour montrer la rue comme un véritable personnage collectif (Source : The Criterion Collection, 2025). Dans ce cadre, « Do the Right Thing » s’affirme comme une œuvre charnière dans la filmographie de Lee, consolidant la réputation d’un réalisateur qui articule enjeux politiques, ancrage urbain et stylisation formelle (Source : The Criterion Collection, 2025).

Intrigue, personnages et enjeux thématiques

L’action se déroule sur une seule journée, du matin jusqu’à la nuit, ce dispositif temporel resserré permettant de suivre l’escalade progressive des tensions au sein d’un même bloc de Brooklyn (Source : Les Cinémas du Grütli Genève, 2020). Mookie, interprété par Spike Lee lui-même, travaille comme livreur pour la pizzeria de Sal, incarné par Danny Aiello, qui dirige l’établissement avec ses deux fils, Pino, joué par John Turturro, et Vito, interprété par Richard Edson (Source : IMDb, 2020). Autour de ce noyau, la narration présente une galerie de personnages du quartier : Da Mayor, un vieil homme porté sur l’alcool incarné par Ossie Davis, Mother Sister, fenêtre ouverte sur la rue sous les traits de Ruby Dee, Radio Raheem, figure massive et silencieuse portant en permanence un ghetto-blaster, ou encore Buggin’ Out, rôle tenu par Giancarlo Esposito (Source : Wikipédia, 2024). Mister Señor Love Daddy, joué par Samuel L. Jackson, commente la journée depuis son poste de DJ, tandis que Tina, campée par Rosie Perez, incarne la compagne de Mookie, avec qui il a un enfant, et représente l’un des rares espaces intimes du personnage (Source : Wikipédia, 2024). Le film marque également les débuts au cinéma de Martin Lawrence et de Rosie Perez, qui y obtiennent leurs premiers rôles significatifs sur grand écran (Source : Wikipédia, 2024).

Le récit prend appui sur des situations quotidiennes – commandes de pizzas, discussions de trottoir, disputes de voisinage – qui se chargent progressivement de sous-entendus raciaux et identitaires (Source : Les Cinémas du Grütli Genève, 2020). Un motif central concerne le « Wall of Fame » de la pizzeria, où Sal n’affiche que des portraits d’Italo-Américains, ce que Buggin’ Out conteste au nom de la clientèle majoritairement noire, déclenchant une querelle qui s’intensifie au fil de la journée (Source : Wikipédia, 2024). La mort de Radio Raheem lors d’une intervention policière, après un affrontement dans le restaurant, agit comme déclencheur d’une émeute qui aboutit à la destruction de la pizzeria, événement autour duquel se cristallisent les lectures contrastées du film (Source : Wikipédia, 2024). Le geste de Mookie, qui jette une poubelle à travers la vitre de l’établissement, est ainsi interprété par certains critiques comme un acte de protection détournant la colère de la foule loin de Sal, et par d’autres comme une incitation à la violence (Source : Wikipédia, 2024). En clôture, le film juxtapose deux citations, l’une de Martin Luther King, l’autre de Malcolm X, sur la question de la violence, reflétant la volonté de ne pas produire de message univoque mais de confronter le spectateur à une pluralité de positions (Source : Wikipédia, 2024).

Mise en scène, esthétique et dispositifs formels

La mise en scène de Spike Lee repose sur un usage marqué des couleurs chaudes, des rouges et des jaunes, pour traduire la chaleur écrasante et l’exacerbation des tensions, une approche fréquemment relevée par la critique (Source : The Criterion Collection, 2025). La caméra circule le long de la rue, adopte par moments des angles légèrement plongeants ou contre-plongeants, et multiplie les plans frontaux dans lesquels les personnages s’adressent directement à la caméra, notamment lors des séquences de tirades racistes où différents protagonistes insultent tour à tour d’autres groupes ethniques (Source : Wikipédia, 2024). Ce procédé de face caméra, combiné à un montage saccadé et à un cadrage serré, met en évidence la violence verbale et l’isolement de chacun dans sa propre perspective (Source : The Criterion Collection, 2025). Par ailleurs, la musique joue un rôle structurant, « Fight the Power » revenant comme un leitmotiv sonore associé à Radio Raheem, tandis que la bande originale de Bill Lee souligne certains moments de transition plus calmes (Source : Wikipédia, 2024). La présence constante de Mister Señor Love Daddy à la radio offre un commentaire interne qui fonctionne à la fois comme chœur et comme contrepoint, reliant des scènes séparées dans le temps et l’espace du quartier (Source : Wikipédia, 2024).

Le décor unique de la rue, construit pour le film, permet de travailler finement la géographie du bloc, chaque façade et chaque angle de trottoir revenant à plusieurs reprises, ce qui installe un sentiment de familiarité et de répétition au fur et à mesure que la journée progresse (Source : The Criterion Collection, 2025). Spike Lee privilégie une alternance entre scènes de groupe, où plusieurs personnages commentent l’actualité ou observent la rue, et moments plus intimistes, comme les échanges entre Mookie et Tina ou les conversations entre Da Mayor et Mother Sister (Source : Wikipédia, 2024). L’éclairage accentue la chaleur à travers des reflets sur le bitume, des halos lumineux et une lumière souvent crue, ce qui contribue à la dimension presque oppressive de certains plans (Source : The Criterion Collection, 2025). La construction narrative en temps réel, ou quasi temps réel, soutient enfin une montée dramatique linéaire, qui va du calme relatif du matin à la rupture nocturne, tout en conservant une tonalité oscillant entre chronique de quartier, comédie de mœurs et drame social (Source : Les Cinémas du Grütli Genève, 2020). Par cette combinaison de dispositifs formels, le film se situe au carrefour d’un cinéma d’auteur stylisé et d’une représentation très ancrée dans le quotidien de Brooklyn à la fin des années 1980 (Source : The Criterion Collection, 2025).

Réception critique, distinctions et postérité

À sa sortie en 1989, « Do the Right Thing » suscite un large débat critique aux États-Unis, certains commentateurs y voyant un film susceptible de provoquer des troubles, tandis que d’autres insistent sur sa capacité à refléter l’état des relations raciales dans le pays (Source : BFI, 2019). Gene Siskel et Roger Ebert, figures majeures de la critique américaine, classent tous deux le film en tête de leurs listes des meilleurs films de l’année 1989, avant de l’intégrer dans leur classement des meilleurs films de la décennie, respectivement en sixième et quatrième position (Source : Wikipédia, 2024). Sur le plan institutionnel, le film obtient deux nominations aux Oscars, pour le meilleur scénario original et pour le meilleur acteur dans un second rôle (Danny Aiello), mais n’est pas nommé dans la catégorie du meilleur film, ce qui alimente un débat public sur la reconnaissance de ce type d’œuvre par l’Académie (Source : BFI, 2019). D’un point de vue critique agrégé, le film affiche un score de 92% sur Rotten Tomatoes, à partir de plus de 150 critiques recensées, et une note de 93 sur 100 sur Metacritic, indiquant une réception largement favorable (Source : Wikipédia, 2024). Ces évaluations contribuent à l’inscrire durablement dans les listes académiques et professionnelles des films majeurs de la fin du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2024).

Au-delà de son accueil initial, « Do the Right Thing » acquiert une place centrale dans l’histoire du cinéma américain et dans la représentation cinématographique des tensions raciales (Source : BFI, 2019). Le film est souvent cité comme une référence par des cinéastes et des critiques, et sa structure ainsi que son ancrage urbain ont été rapprochés de films ultérieurs comme « La Haine » de Mathieu Kassovitz ou « La Cité de Dieu » de Fernando Meirelles (Source : BFI, 2019). Il est régulièrement étudié dans les programmes universitaires de cinéma, de cultural studies et d’études afro-américaines, en particulier pour son articulation entre forme, musique et discours politique (Source : The Criterion Collection, 2025). Aux États-Unis, l’œuvre est intégrée au National Film Registry de la Library of Congress, qui sélectionne des films jugés « culturellement, historiquement ou esthétiquement significatifs », reconnaissance qui confirme sa place dans le patrimoine cinématographique américain (Source : Wikipédia, 2024). Par ailleurs, le film continue d’être reprogrammé dans des cinémathèques, festivals et cycles thématiques sur la représentation des minorités à l’écran, ce qui maintient sa visibilité auprès de nouvelles générations de spectateurs (Source : BFI, 2019).

  • Réalisateur : Spike Lee (Source : Wikipédia, 2024)
  • Scénario : Spike Lee (Source : Wikipédia, 2024)
  • Musique : Bill Lee, Public Enemy pour « Fight the Power » (Source : Wikipédia, 2024)
  • Interprètes principaux : Danny Aiello, Spike Lee, Ossie Davis, Ruby Dee, John Turturro, Giancarlo Esposito, Bill Nunn, Samuel L. Jackson, Rosie Perez (Source : IMDb, 2020)
  • Production : 40 Acres & A Mule Filmworks (Source : Wikipédia, 2024)
  • Durée : 120 minutes (Source : Wikipédia, 2024)
  • Pays : États-Unis (Source : Wikipédia, 2024)
  • Genre : comédie dramatique (Source : Wikipédia, 2024)
  • Première : Festival de Cannes 1989, compétition officielle (Source : Wikipédia, 2024)
  • Nominations : Oscars du meilleur scénario original et du meilleur acteur dans un second rôle (Danny Aiello) (Source : Wikipédia, 2024)
directeur
écrivain

Critique sur Do the Right Thing

7.8 / 10
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Où regarder en streaming Do the Right Thing

Do the Right Thing est disponible en streaming par abonnement sur MUBI et MUBI Amazon Channel, à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, LaCinetek, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, LaCinetek, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Do the Right Thing figurent Sal, interprété par Danny Aiello, Da Mayor, interprété par Ossie Davis et Mother Sister, interprété par Ruby Dee. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Ossie Davis - Photo
Ossie Davis
Da Mayor
Ruby Dee - Photo
Ruby Dee
Mother Sister
Spike Lee - Photo
Spike Lee
Mookie
Bill Nunn - Photo
Bill Nunn
Radio Raheem
Frankie Faison - Photo
Frankie Faison
Coconut Sid
Robin Harris - Photo
Robin Harris
Sweet Dick Willie
Miguel Sandoval - Photo
Miguel Sandoval
Officer Ponte
Rick Aiello - Photo
Rick Aiello
Officer Long

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