Walter Catlett: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Walter Catlett en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
143
œuvres recensées
141 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1924
- Dernière année recensée
- 1957
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1931, « The Front Page » de Lewis Milestone place Walter Catlett au générique dans le rôle de Jimmy Murphy. L’année marque une présence déjà installée à l’écran, après plusieurs films tournés dans les années 1920 et au début des années 1930.
Des débuts au cinéma muet aux années 1930
Walter Catlett naît le 4 février 1889 à San Francisco. Sa présence dans des films datés de 1924 atteste une activité au cinéma bien avant l’arrivée des grands succès de la décennie suivante. En 1924, « Second Youth » d’Albert Parker le montre dans le rôle de John McNab, puis « Célibataires d’été » de 1926 et « The Music Master » de 1927 prolongent cette séquence. Il travaille alors dans un contexte où le cinéma américain passe encore d’un langage muet à un cinéma parlant qui va redistribuer les cartes.
L’année 1929 le retrouve dans « Why Leave Home? » de Raymond Cannon, où il signe aussi le scénario, puis dans « Married in Hollywood » de Marcel Silver et « Happy Days » de Benjamin Stoloff. Dès 1930, son nom revient dans « Nuits de Californie » de Frank R. Strayer, « The Big Party » de John G. Blystone, « The Golden Calf » de Millard Webb et « The Florodora Girl » de Harry Beaumont. Cette série de titres situe Catlett dans une production régulière, sans le réduire à une seule couleur de personnage.
Lewis Milestone, Frank Capra et les grandes comédies des années 1930
Le début des années 1930 l’installe dans des productions de studios très visibles. En 1931, il apparaît dans « La Blonde platine » de Frank Capra dans le rôle de Bingy Baker. La même année, « The Front Page » de Lewis Milestone confirme sa présence dans une comédie de rythme rapide, avant « Maker of Men » d’Edward Sedgwick et « It’s Tough to Be Famous » d’Alfred E. Green en 1932.
La décennie suivante le voit passer d’un film à l’autre avec une continuité remarquable. On le retrouve dans « Histoire d’un amour » de John M. Stahl, « Big City Blues » de Mervyn LeRoy, « Pluie » de Lewis Milestone, « Rockabye » de George Cukor et George Fitzmaurice, puis « So This Is Harris! » de Mark Sandrich en 1934. En 1935, « Le Marquis de Saint-Évremont » de Jack Conway lui confie le rôle de Barsad, tandis que « Every Night at Eight » de Raoul Walsh et « The Affair of Susan » de Kurt Neumann complètent l’année.
En 1936, Frank Capra le rappelle pour « L’Extravagant Mr. Deeds », où il joue Morrow. Le film s’inscrit dans une période où Catlett apparaît aussi dans « Caïn et Mabel » de Lloyd Bacon et « Saint-Louis Blues » de John Cromwell. Sa place dans ces productions tient à une manière de tenir la scène dans des récits déjà fortement structurés autour d’autres vedettes.
Un visage familier des années 1940
En 1937, Walter Catlett participe à « Sur l’avenue » de Roy Del Ruth, « L’Amour en première page » de Tay Garnett et « La Revue du collège » de William Keighley. Ce groupe de films montre une présence suivie dans des comédies et des récits de studio qui font alors circuler les mêmes interprètes d’un plateau à l’autre.
La fin des années 1930 et le début des années 1940 prolongent ce mouvement avec « L’Impossible monsieur Bébé » de Howard Hawks en 1938, où il joue Slocum, puis « Pinocchio » de 1940, dans lequel il prête sa voix à Honest John Worthington Foulfellow. Le rôle, non crédité, appartient à l’un des titres les plus connus de cette période animée de Disney. En 1941, il figure dans « Ève a commencé » de Preston Sturges, puis dans « La Glorieuse Parade » de 1942, où il tient le rôle de Theatre Manager.
L’après-guerre lui réserve encore des apparitions dans des films identifiés avec précision. En 1948, « Le Garçon aux cheveux verts » le désigne sous le nom de The King. L’année suivante, « Vive monsieur le maire » le distribue en Colonel Castine. Dans ces films tardifs, Catlett reste associé à des seconds rôles lisibles, immédiatement situés dans l’économie d’un récit.
Télévision, reconnaissance et fin de vie
En 1954, Walter Catlett apparaît dans Climax! avec le rôle de The Dauphin. Deux ans plus tard, « La Loi du Seigneur » de William Wyler le retrouve dans le personnage de Professor Quigley. Cette présence tardive à l’écran s’ajoute à une activité amorcée dès 1906, date retenue pour le début de sa carrière.
Le nom de Catlett figure aussi parmi les personnalités honorées par une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Il meurt le 14 novembre 1960 à Los Angeles, à l’âge de 71 ans. Sa filmographie visible dans les titres conservés fait apparaître un interprète sollicité sur plusieurs décennies, du cinéma des années 1920 jusqu’aux productions de l’après-guerre.
Films et séries avec Walter Catlett
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