John Ince: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de John Ince en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
152 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1913
- Dernière année recensée
- 1947
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1930, « Moby Dick » place John Ince dans le rôle du révérend Mapple, au moment où l’acteur américain revient à l’écran après avoir déjà travaillé dans le muet. Né le 29 août 1878 à New York et mort le 10 avril 1947 à Hollywood, John Edward Ince traverse plusieurs périodes du cinéma américain, avec une présence régulière dans des seconds rôles de 1930 à 1946.
Des débuts dans le muet à Hollywood
John Ince arrive à Hollywood en 1912, après ses frères Thomas H. Ince et Ralph Ince, déjà installés dans le milieu. L’acteur commence alors à tourner dans le cinéma muet, avec une activité attestée dès 1915 dans « The Cowardly Way » et « Sealed Lips ». Deux titres de 1916, « The Crucial Test » et « Her Maternal Right », montrent une présence déjà suivie à l’écran.
La décennie avance avec « Secret Strings » et « Her Man » en 1918, puis plusieurs films en 1919, parmi lesquels « A Favor to a Friend », « La Rose messagère » et « Blackie's Redemption ». En 1920, il apparaît dans « Held in Trust », « Old Lady 31 » et « Someone in the House », avant « Passion Fruit » en 1921 et « The Love Trap » en 1923. Cette période le fixe dans une circulation continue entre titres dramatiques et mélodramatiques, sans rupture visible dans les années qui suivent.
Le muet, les années 1920 et les premiers repères de mise en scène
En parallèle de ses apparitions comme acteur, John Ince passe à la mise en scène et au scénario en 1911, selon le même mouvement que sa carrière d’interprète. Les 33 films qu’il réalise relèvent surtout du drame, avec une incursion dans l’aventure pour « Black Feather » en 1928. Cette activité de réalisateur ne remplace pas l’interprétation; elle l’accompagne pendant plusieurs années.
La fin du muet le retrouve dans « Cheap Kisses » en 1924, puis « The Girl of Gold », « The Great Jewel Robbery » et « If Marriage Fails » en 1925. Viennent ensuite « A Call in the Night » et « Her Big Adventure » en 1926, puis « The Hour of Reckoning » en 1927. Il termine cette séquence muette avec « Black Feather » et « Wages of Conscience » en 1928, au moment où le parlant s’installe déjà dans l’industrie.
Le parlant et les seconds rôles
John Ince reprend alors son activité d’acteur avec le parlant. En 1930, « Moby Dick » de Lloyd Bacon lui donne le rôle du révérend Mapple. Deux ans plus tard, « Afraid to Talk » d’Edward L. Cahn le montre dans le rôle de Bill, puis « Un danger public » de Lloyd Bacon en 1933 le crédite comme capitaine de police. La même année, il figure dans « Le Bateau des fugitifs ».
En 1934, il apparaît dans « Le Texan chanceux » de Robert N. Bradbury, puis dans « Fighting to Live » et « Un rude cow-boy » de Edward F. Cline. L’année 1935 le voit dans « Texas Terror » de Robert N. Bradbury, où il joue Bob, le forgeron, puis dans « Pourvu que ça tombe » de George Marshall, où il tient le rôle du shérif. Il est encore présent dans « Chef d'orchestre malgré lui » de Charles Lamont et « Gardez-les sous les verrous » de Benjamin Stoloff en 1936.
Des apparitions chez Frank Capra et d’autres cinéastes
La fin des années 1930 le place dans des productions plus visibles. En 1938, il figure dans « Vous ne l'emporterez pas avec vous », où il joue un voisin, puis dans « Gangster d'occasion » en 1938, encore sous la direction de Edward F. Cline. En 1939, il apparaît dans « Monsieur Smith au Sénat » de Frank Capra, avec le rôle du sénateur Fernwick. Cette présence le fait entrer dans un film politique devenu l’un des titres les plus repérés de l’année.
Le début des années 1940 poursuit ce travail de présence brève mais repérable. En 1940, il joue un homme à la gare dans « Jeune Tom Edison ». En 1941, « Le Défunt récalcitrant » lui donne le rôle de Bill Collector. En 1942, il apparaît dans « Vainqueur du destin » comme homme en loge, puis dans « Plus on est de fous » en 1943, dans le passage intitulé Shaving Gag. Ces rôles l’inscrivent dans un cinéma de studio où sa silhouette revient dans des ensembles très divers.
1944-1946, les derniers écrans
En 1944, John Ince joue le sénateur Watson dans « Wilson » de Henry King. Il apparaît aussi la même année dans « Heavenly Days » et « L'Esprit diabolique », sous la direction de Howard Estabrook et William Beaudine. Le registre reste celui de partitions courtes, mais le nom revient désormais dans des productions liées à des cinéastes installés.
La fin de la guerre ne l’écarte pas tout de suite de l’écran. En 1946, il figure dans « Les Plus Belles Années de notre vie » comme Ryan, gardien de banque, et dans « Crack-Up », dans le rôle d’un homme. Ces apparitions précèdent sa mort à Hollywood en avril 1947. L’acteur laisse ainsi une filmographie qui traverse le muet, le parlant, les westerns de série B et des productions de studio plus exposées.
- « Moby Dick » (1930) — Révérend Mapple
- « Monsieur Smith au Sénat » (1939) — Senator Fernwick
- « Jeune Tom Edison » (1940) — Man at Station
- « Le Défunt récalcitrant » (1941) — Bill Collector
- « Vainqueur du destin » (1942) — Man in Box Seat
- « Plus on est de fous » (1943) — Shaving Gag
- « Wilson » (1944) — Senator Watson
- « Les Plus Belles Années de notre vie » (1946) — Ryan, Bank Guard
- « Crack-Up » (1946) — Man
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