Edward F. Cline: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Edward F. Cline en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
151
œuvres recensées
151 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1952
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1920, « One Week » place Edward F. Cline au cœur d’un des courts métrages les plus connus de Buster Keaton. Le réalisateur, déjà passé par l’interprétation et l’assistanat, y signe une comédie de construction rapide, fondée sur les chutes visuelles et les objets récalcitrants. Le même cycle le conduit vers « The Scarecrow », « Neighbors » et « The Boat », tournés dans la même période.
Edward F. Cline et la comédie des années 1920
Né le 4 novembre 1891 à Kenosha, dans le Wisconsin, Edward Francis Cline meurt le 22 mai 1961 à Hollywood. Sa présence dans le cinéma américain se lit d’abord dans la mécanique du gag, puis dans une manière de tenir la cadence d’un film bref sans lui faire perdre son allant. Les titres associés à 1920, 1921 et 1922 dessinent ce terrain, avec « One Week », « The Electric House » et « The Paleface » au centre d’une période de travail régulière.
Il partage alors plusieurs films avec Buster Keaton, dont « Convict 13 », « The Haunted House », « Hard Luck » et « The Boat ». Cette série passe par des décors contraignants, des mécanismes domestiques et des situations de poursuite, autant d’éléments que Cline organise avec une nette attention au tempo. En parallèle, « The Love Nest » et « The Balloonatic » prolongent cette même veine en 1923.
Le nom d’Edward F. Cline apparaît aussi sur « Les Trois Âges », sorti en 1923. Le film inscrit son travail dans une collaboration qui dure plusieurs années et le fait traverser des formes comiques proches les unes des autres, sans le réduire à un simple exécutant. Son activité de ces années-là associe mise en scène et écriture, comme le montre « La Maison démontable », crédité à la fois comme réalisation et scénario.
La maison démontable et les films avec Buster Keaton
« La Maison démontable » reste l’un des points de repère les plus lisibles dans l’ensemble de ses crédits. Sorti en 1920, le film le place au poste de réalisateur et de scénariste, association rare dans une filmographie où les tâches se répartissent souvent selon les productions. L’œuvre a l’allure d’une construction ludique, avec un espace domestique qui se défait et se recompose autour de la partition comique.
Le même élan traverse « Malec chez les Indiens » en 1922, puis « Malec aéronaute » en 1923. Ces titres, rattachés à l’univers de Keaton, montrent Cline au service d’un comique d’actions très réglées, où le décor compte autant que le geste. Il travaille aussi sur « Frigo fregoli », « Frigo capitaine au long cours » et « Frigo déménageur », tous situés dans la même zone d’activité de la première moitié des années 1920.
Un crédit d’acteur apparaît plus tôt, sur « Charlot et Fatty dans le ring » en 1914, où il figure comme policier. Puis vient « Wife and Auto Trouble » en 1916, où il est mentionné comme The Driver et aussi comme assistant réalisateur. Ces mentions placent ses débuts dans un cinéma où les frontières entre jeu, organisation du tournage et écriture restent poreuses.
Des années 1930 aux productions des studios
« Un hotel de cuidado », sorti en 1930, prolonge sa présence à la réalisation dans une autre décennie. Le film se situe déjà dans un paysage industriel plus stabilisé que celui des années muettes, et Cline y conserve un poste de metteur en scène. Quelques années plus tard, « The Preview Murder Mystery » le retrouve en 1936 comme producteur associé, signe d’un déplacement ponctuel vers une fonction de fabrication moins visible.
En 1938, « Breaking the Ice » l’inscrit de nouveau à la réalisation. Puis « Cracked Nuts », en 1941, et « Crazy House », en 1943, montrent qu’il demeure présent dans les studios au moment où la comédie américaine change d’échelle et de rythme. Ces titres ne disent pas une rupture, ils fixent seulement des points de travail sur une durée étendue, avec des écarts de plusieurs années entre les projets.
La fin des années 1940 garde trace d’autres mises en scène avec « Jiggs and Maggie in Society » en 1947, puis « Jiggs and Maggie in Court » et « Jiggs and Maggie in Jackpot Jitters ». La continuité de ces crédits montre un cinéaste encore sollicité à un âge avancé, sans que les titres imposent une lecture de transition ou de retour. Ils attestent simplement une présence qui se prolonge jusqu’à l’après-guerre.
Un artisan du rythme burlesque
Les films de Cline privilégient les situations qui se dérèglent par contact avec des objets, des habitations, des véhicules ou des machines. Le cinéma qu’il pratique repose sur des enchaînements courts, des effets de chute et une lecture immédiate de l’espace. Dans « His Bread and Butter », « Sunshine », « Her First Beau » ou « The Kitchen Lady », la comédie se construit sur cette économie du geste net.
Cette manière se retrouve dans les films menés avec Keaton, où le comique repose sur l’architecture du plan plus que sur l’épanchement des personnages. « The Electric House » et « The Boat » en offrent deux exemples distincts, l’un centré sur la maison automatisée, l’autre sur l’aventure maritime. Dans chacun, le mouvement compte davantage que le discours, et Cline organise l’espace pour que la contrariété visuelle prenne tout son poids.
Son activité d’acteur reste ponctuelle, avec des apparitions comme « Charlot et Fatty dans le ring ». Le reste de ses crédits le tient du côté de la mise en scène, parfois de l’écriture, parfois de la production associée. Cette répartition donne un profil de travailleur de studio très inséré dans les routines de fabrication, sans que les titres eux-mêmes invitent à charger son nom d’une mythologie inutile.
Filmographie sélective
- « Charlot et Fatty dans le ring » (1914) — acteur
- « Wife and Auto Trouble » (1916) — assistant réalisateur
- « Wife and Auto Trouble » (1916) — acteur
- « La Maison démontable » (1920) — réalisateur, scénariste
- « Malec chez les Indiens » (1922) — réalisateur
- « Les Trois Âges » (1923) — réalisateur
- « Un hotel de cuidado » (1930) — réalisateur
- « The Preview Murder Mystery » (1936) — producteur associé
- « Breaking the Ice » (1938) — réalisateur
- « Cracked Nuts » (1941) — réalisateur
- « Crazy House » (1943) — réalisateur
- « Jiggs and Maggie in Society » (1947) — réalisateur
Films et séries réalisés par Edward F. Cline
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Galerie photos de Edward F. Cline
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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