Kim Hunter: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kim Hunter en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
98
œuvres recensées
56 films · 42 séries
- Première année recensée
- 1943
- Dernière année recensée
- 2000
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, « Un tramway nommé Désir » place Kim Hunter au centre d’un rôle qui la mène jusqu’à l’Oscar du meilleur second rôle. Avant ce sommet, l’actrice née le 12 novembre 1922 à Détroit a déjà circulé entre télévision, théâtre et premiers films, après des débuts sur scène en 1939 à Miami.
Kim Hunter, de Détroit à Broadway
Née Janet Cole, elle grandit en Floride après sa naissance à Détroit. Elle étudie à l’Actors Studio, puis monte sur scène à Miami en novembre 1939 dans « Penny Wise ». Cette première étape la mène vite vers New York, où le théâtre devient son premier terrain de jeu durable.
Une rencontre avec des producteurs lui ouvre un contrat avec David O. Selznick, et son premier film arrive en 1943 avec « La Septième Victime » de Mark Robson. La même année, elle joue dans « Tender Comrade » d’Edward Dmytryk, aux côtés de Ginger Rogers. Le film la place dans une atmosphère de femmes réunies pendant la guerre, tandis qu’elle poursuit aussi une présence régulière à la radio et à la télévision.
Sur scène, elle trouve rapidement un rôle qui l’installe durablement. En 1947, elle forme avec Marlon Brando le couple de « Un tramway nommé Désir » à Broadway. Le succès de cette version scénique précède l’adaptation de 1951, où Elia Kazan reprend le duo à l’écran. Hunter y joue Stella Kowalski, personnage qui devient son nom le plus associé au cinéma.
Le choc de « Un tramway nommé Désir »
1951 lui apporte le rôle de Stella Kowalski dans l’adaptation d’Elia Kazan. Face à Marlon Brando, Kim Hunter compose une présence au cœur du drame familial, dans un film qui fait entrer Tennessee Williams dans l’histoire du cinéma américain. L’année suivante, elle reçoit l’Oscar du meilleur second rôle féminin.
Ce prix reste le point le plus haut de sa filmographie des années 1950. Elle tourne pourtant beaucoup durant cette période. En 1952, elle apparaît dans « Tout peut arriver » de George Seaton et « Bas les masques » de Richard Brooks. En 1956, elle joue dans « Au cœur de la tempête » de Daniel Taradash puis dans « Bermuda Affair » d’A. Edward Sutherland.
Le cinéma ne lui réserve plus le même type de premier plan après cet Oscar, mais elle continue d’alterner films et téléfilms. En 1957, elle se retrouve dans « Mon père, cet étranger » de John Frankenheimer. L’année suivante, « L’Héritage de la colère » l’installe dans un autre registre, avec un rôle de femme dans un récit de tensions et d’argent.
Télévision, théâtre et retours réguliers
Kim Hunter garde une présence continue à la télévision dès les années 1950. Elle figure dans « Your Show of Shows » en 1950, puis dans plusieurs épisodes de « Playhouse 90 » en 1956, où elle joue Julie Hogarth, Helen Bragg et Grace Carney. Cette circulation entre rôles courts et programmes en direct l’accompagne pendant toute la décennie suivante.
En 1961, elle apparaît dans « The Dick Powell Show » sous le nom de Ruth Jacobs. Deux ans plus tard, « Breaking Point » lui offre un autre passage télévisé. En 1966, « Mission: Impossible » l’accueille à son tour, preuve d’une familiarité durable avec les séries dramatiques américaines.
Le théâtre reste présent dans cette phase. La scène lui fournit un espace où elle revient sans dépendre des aléas du cinéma. Son travail ne se laisse pas enfermer dans un seul format, et la télévision devient un terrain où elle passe d’un épisode à l’autre avec des rôles souvent brefs, mais bien identifiés.
Zira et la planète des singes
En 1968, Franklin J. Schaffner lui confie l’un des rôles principaux de « La Planète des singes ». Kim Hunter y joue le docteur Zira, personnage de scientifique qui compte parmi les plus marquants du film. Le long métrage relance sa visibilité au cinéma, dans un registre de science-fiction qui tranche avec ses débuts réalistes et ses rôles de drame domestique.
Le personnage revient en 1970 dans « Le Secret de la planète des singes », réalisé par Ted Post, puis en 1971 dans « Les Évadés de la planète des singes » de Don Taylor. Zira devient alors un visage familier de la série de films, au point d’installer une continuité rare dans la suite des aventures imaginées autour de la planète des singes.
Elle retrouve ensuite le cinéma dans « Le Plongeon » de Frank Perry, toujours en 1968, puis dans « Dark August » en 1976. Plus tard, « The Kindred » en 1987 et « Minuit dans le jardin du bien et du mal » de Clint Eastwood en 1997 prolongent sa présence à l’écran, sans que le rôle de Zira cesse d’accompagner son nom.
Une présence jusqu’aux années 2000
Les dernières années de sa carrière gardent ce va-et-vient entre télévision et cinéma. En 1990, elle apparaît dans « Arabesque », puis dans « La Loi de Los Angeles » en 1993. Le retour au cinéma suit avec « Sonia Horowitz, l’insoumise » en 1998, « Abilene » et « Out of the Cold » en 1999, puis « La Valse des souvenirs » et « Here’s to Life! » en 2000.
Elle participe aussi à la production de « Party Crasher: My Bloody Birthday » en 2000. Ce geste tardif ajoute une fonction discrète à un ensemble déjà partagé entre scène, écrans et formats télévisés. Son activité ne se limite pas à quelques titres célèbres, même si deux d’entre eux dominent nettement l’image qu’on conserve d’elle.
Kim Hunter meurt le 11 septembre 2002 à New York, à l’âge de 79 ans. Son nom reste attaché à « Un tramway nommé Désir » et à la série « La Planète des singes », deux pôles très différents qui dessinent, à eux seuls, l’ampleur de son travail sur plus d’un demi-siècle.
- 1943: « La Septième Victime » de Mark Robson
- 1943: « Tender Comrade » d’Edward Dmytryk
- 1951: « Un tramway nommé Désir » d’Elia Kazan, Stella Kowalski
- 1952: « Tout peut arriver » de George Seaton
- 1952: « Bas les masques » de Richard Brooks
- 1956: « Au cœur de la tempête » de Daniel Taradash
- 1957: « Mon père, cet étranger » de John Frankenheimer
- 1968: « La Planète des singes » de Franklin J. Schaffner, Dr Zira
- 1970: « Le Secret de la planète des singes » de Ted Post
- 1971: « Les Évadés de la planète des singes » de Don Taylor
- 1997: « Minuit dans le jardin du bien et du mal » de Clint Eastwood
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