William Dieterle: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William Dieterle en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
129
œuvres recensées
128 films · 1 série
- Première année recensée
- 1921
- Dernière année recensée
- 1970
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1936, La Vie de Louis Pasteur place William Dieterle au centre d’un cycle hollywoodien consacré à des vies d’hommes publics. Le film s’inscrit dans une série où il dirige Paul Muni, comme il le fera encore pour La Vie d’Émile Zola en 1937 et Juarez en 1939.
Des planches allemandes aux plateaux de Berlin
Né le 15 juillet 1893 à Ludwigshafen am Rhein, Wilhelm Dieterle grandit dans une famille rhénane de neuf enfants. Très jeune, il travaille comme charpentier puis marchand de ferrailles pour aider les siens. À 16 ans, il rejoint une troupe de théâtre où on lui confie un rôle de jeune premier, première étape d’un apprentissage mené sans détour par la scène.
En 1913, il entre au cinéma avec Fiesko de Carl Hoffmann. Il tourne encore comme acteur avant de passer à la réalisation en 1919. L’essai ne dure pas, mais la rencontre avec Max Reinhardt change sa place dans le milieu berlinois. Le metteur en scène autrichien l’emploie dans ses productions, puis le retrouve plus tard aux États-Unis.
Dans les années 1920, Dieterle devient un visage fréquent du cinéma muet allemand. Il apparaît dans Faust, une légende allemande de Friedrich Wilhelm Murnau en 1926, où il joue Valentin, puis dans Le Cabinet des figures de cire de Paul Leni et Leo Birinski en 1924. Il signe aussi la réalisation de Der Mensch am Wege en 1923 et coréalise Das Geheimnis des Abbe X en 1927 avec Julius Brandt.
Le départ vers les États-Unis
En 1930, la Warner l’invite aux États-Unis. The Last Flight, en 1931, devient son premier long métrage pour le studio. Dieterle choisit alors de rester sur place après l’arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne, puis obtient la nationalité américaine en 1937.
À Hollywood, il garde des liens étroits avec l’émigration allemande, autour de Bertolt Brecht, Max Reinhardt et Erich Wolfgang Korngold. Avec Reinhardt, il met en scène Le Songe d’une nuit d’été, sur une musique de Korngold. Cette proximité nourrit une partie de ses films américains, où les sujets historiques prennent souvent le dessus sur l’ornement.
En parallèle, il engage Paul Muni pour plusieurs œuvres majeures de cette période. La Vie de Louis Pasteur en 1936, La Vie d’Émile Zola en 1937 et Juarez en 1939 reçoivent des nominations aux Oscars. Blockade, en 1938, se tient à part comme l’un des rares films américains sur la guerre d’Espagne. Le choix d’un sujet aussi frontal marque une période où Dieterle privilégie des récits politiques et humains.
Hollywood et les grands récits
Le Quasimodo de 1939 occupe une place importante dans cette période américaine. Dieterle y dirige Charles Laughton dans une adaptation du roman de Victor Hugo. La même logique de mise en scène revient dans Kismet en 1944, Le poids d’un mensonge en 1945 et Duel au soleil en 1946, où il signe la coréalisation.
Le Portrait de Jennie, en 1948, reste son film le plus commenté. Adapté du roman de Robert Nathan, le long métrage mêle histoire d’amour et apparition surnaturelle. Le cinéaste y rassemble des moyens visuels rarement réunis dans ses autres œuvres, sans quitter la précision du récit. L’époque voit aussi passer Salomé en 1953 et La Piste des éléphants en 1954, deux titres qui prolongent sa présence dans le cinéma américain de studio.
Il travaille aussi pour la télévision avec Screen Director's Playhouse en 1955. Cette activité se poursuit en Allemagne à partir de 1958, où il revient réaliser quelques films, puis des programmes pour la télévision. Hessenschau, en 1961, figure parmi ces travaux tardifs.
Retour en Allemagne et fin de vie
Après son retour en Allemagne en 1958, Dieterle continue de travailler sans rupture nette avec les formats qui l’avaient occupé aux États-Unis. Ses dernières années le voient rester dans la réalisation pour l’écran, loin des années berlinoises où il jouait encore dans le muet.
Il meurt le 8 décembre 1972 à Ottobrunn. Son nom reste attaché à une suite de films historiques et littéraires, menés des plateaux allemands à Hollywood, puis à des productions pour la télévision. Wilhelm Dieterle laisse aussi derrière lui les alias W. Dieterle et les formes translittérées de son nom employées dans d’autres langues.
- 1923: Der Mensch am Wege
- 1927: Das Geheimnis des Abbe X
- 1931: The Last Flight
- 1936: La Vie de Louis Pasteur
- 1937: La Vie d’Émile Zola
- 1938: Blockade
- 1939: Juarez
- 1939: Quasimodo
- 1944: Kismet
- 1945: Le poids d’un mensonge
- 1946: Duel au soleil
- 1948: Le Portrait de Jennie
- 1953: Salomé
- 1954: La Piste des éléphants
- 1955: Screen Director's Playhouse
- 1961: Hessenschau
Films et séries réalisés par William Dieterle
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de William Dieterle
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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