Frida Richard: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Frida Richard en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
150
œuvres recensées
150 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1911
- Dernière année recensée
- 1944
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1910, Le Quatrième commandement fait entrer Frida Richard dans le cinéma. L’actrice née à Vienne le 1 er novembre 1873 avait déjà pris le chemin des planches après une école de théâtre dans la capitale autrichienne, puis un passage à Berlin à partir de 1905. À Vienne, elle avait croisé Max Reinhardt dans le même milieu d’apprentissage, avant de travailler comme enseignante d’anglais lorsqu’elle ne parvenait pas à vivre du métier.
De Vienne à Berlin, la scène avant les écrans
Friederike Raithel suit une formation théâtrale à Vienne, puis rejoint Berlin avec Fritz Richard, qu’elle épouse en 1898. Le changement de ville ouvre un autre espace de travail, plus stable, après des années où elle exerce aussi l’enseignement de l’anglais. En 1908, elle monte enfin sur les planches.
Cette entrée tardive dans le métier dit beaucoup de la manière dont elle aborde l’interprétation. Rien de flamboyant dans le point de départ, mais un ancrage dans les scènes germaniques, entre Vienne et Berlin, avec des allers-retours vers les lieux dirigés par Max Reinhardt. Le théâtre reste alors son premier terrain d’expérience publique.
Le cinéma ne vient pas remplacer cet ancrage. À partir de 1910, il s’ajoute à sa pratique et installe une présence régulière à l’écran pendant plusieurs décennies.
Mères, servantes, conseillères
Frida Richard apparaît fréquemment dans des rôles de mère, de servante ou de conseillère. Cette récurrence traverse ses films muets comme ses travaux des années 1930 et 1940. Elle joue dans Rausch en 1919, où elle tient le rôle de Haushälterin, puis dans Irrende Seelen en 1921 dans le rôle de Maries Mutter.
En 1922, elle figure dans Le Fantôme de Friedrich Wilhelm Murnau, sous le nom de Lubotas Mutter. La même année, elle apparaît aussi dans La Flamme et Les Nibelungen de Fritz Lang, créditée comme The Runes Maid. L’année suivante, Cendrillon de Ludwig Berger et La Nuit de la Saint-Sylvestre de Lupu Pick prolongent cette présence dans le cinéma allemand de l’époque.
En 1926, elle travaille dans Faust, une légende allemande et Manon Lescaut. Dans le second, elle joue Manons Tante. Les films de cette période la placent souvent dans des fonctions de relais ou de soutien, sans jamais l’éloigner des récits les plus connus du cinéma germanophone.
Les années 1920, entre Murnau, Lang et les grands ateliers allemands
Les années 1920 l’associent à plusieurs cinéastes de premier plan. Elle tourne avec Friedrich Wilhelm Murnau, Fritz Lang, Ludwig Berger, Lupu Pick, Arnold Fanck, Urban Gad ou Arthur Robison. Les titres s’accumulent sans donner lieu à un seul type de production, depuis De l’aube à minuit en 1920 jusqu’à La Montagne du destin en 1924.
Elle passe par Le Joueur de flûte de Hamelin en 1918, Das große Licht en 1920, Die Fremde aus der Elstergasse en 1921 et L’Appel du destin en 1922. La même décennie la retrouve dans Hedda Gabler, Les Déshérités de la vie, Pietro, der Korsar et Les Frères Schellenberg. Chaque apparition prolonge une activité régulière plutôt qu’un simple éclat isolé.
En 1924, Les Nibelungen marque une étape visible de cette période. L’année suivante, elle figure dans Schatten der Weltstadt, où elle joue Graniers Mutter, puis dans O alte Burschenherrlichkeit et Wetterleuchten. En 1926, son nom circule encore dans plusieurs productions, de Sibérie, terre de douleur à La Montagne sacrée.
Du muet aux années 1940
Les années 1930 ne rompent pas cette continuité. Frida Richard apparaît dans Goethe lebt …! en 1932, Du sollst nicht begehren … en 1933, Wenn du jung bist, gehört dir die Welt en 1934, puis Vorstadtvariete en 1935 et Seine Tochter ist der Peter en 1936. Les titres se succèdent sans changer la nature des emplois qu’elle occupe à l’écran.
La décennie suivante la retrouve dans Le Miroir de la vie en 1938, Une mère et Ich verweigere die Aussage en 1939, puis Toute une vie en 1940. Elle joue encore dans L’Heure des adieux en 1941, Rembrandt et La Ville dorée en 1942, avant Opfergang en 1943.
Son dernier passage mentionné remonte à Die Kreuzlschreiber, en 1950, où elle tient le rôle d’Annamirl. Ce titre posthume fixe une présence étendue sur près de 40 ans, du cinéma muet à l’après-guerre.
Une actrice allemande des répertoires de soutien
Frida Richard meurt le 12 septembre 1946 à Salzbourg. Entre sa naissance à Vienne en 1873 et cette date, elle a traversé des ensembles théâtraux, des studios berlinois et plusieurs grandes productions du cinéma germanophone. Son nom reste lié à des emplois de mère, de servante, de tante ou de confidente, sans quitter les marges actives des récits.
La liste de ses films comprend aussi Das Schicksal der Gabriele Stark, Le Mariage de Louise Rohrbach, Judith Trachtenberg, Das brennende Herz et Der Mann, der den Mord beging. Ces titres dessinent une présence constante, du début du siècle à la période 1940-44, avec des rôles répartis sur plusieurs générations de cinéastes.
Le théâtre, l’enseignement, puis le cinéma composent chez elle une vie professionnelle nette. Vienne lui donne l’apprentissage, Berlin le travail scénique, et l’écran une visibilité durable dans le cinéma autrichien et allemand.
Films et séries avec Frida Richard
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