Jimmy Aubrey: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jimmy Aubrey en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
213
œuvres recensées
213 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1955
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1914, Jimmy Aubrey apparaît dans « Oh, You Pop », après avoir quitté le Royaume-Uni pour les États-Unis avec la troupe de Fred Karno. L’acteur britannique, né le 23 octobre 1887 à Bolton et mort le 2 septembre 1983, s’installe alors dans le burlesque américain où il retrouve une forme de scène familière.
Des planches de Fred Karno aux comédies de série
La troupe de Fred Karno fournit à Jimmy Aubrey un premier cadre de jeu. Charles Chaplin et Stan Laurel y ont aussi circulé, dans un circuit où le comique physique se transmet de tournée en tournée. Aubrey arrive aux États-Unis dans ce mouvement, puis passe à la Mittenthal Film Company.
Au sein de cette compagnie, il prend le rôle d’Heinie dans la série « Heinie et Louie », aux côtés de Walter Kendig. Les courts métrages s’enchaînent en 1915, avec « Skylight Sleep », « She's a Pippin », « Laughing Gas », « Safety First », « Bold Bad Boys » et « Amateur Night ». Le personnage revient encore dans « The Sky Is the Limit », « Monkey Shines », « Matrimonial Bliss » et « A Merry Chase ».
La série se prolonge en 1916 avec « Ach! Such Crimes! », « Hapless Happenings », « Starved to Death in a Restaurant » et « A Matrimonial Mixup ». Après la mort brutale de Walter Kendig en octobre 1915, Jimmy Aubrey continue seul cette suite de films. Il y ajoute d’autres rôles, parfois identifiés par leur fonction sociale, comme dans « Jumps and Jealousy », « Hash and Havoc », « Rah! Rah! Rah! » ou « Shanks and Chivalry ».
Les années 1917 à 1920
En 1917, Jimmy Aubrey figure dans une nouvelle rafale de courts métrages. Il apparaît dans « Speed and Spunk », « Jolts and Jewelry », « Somewere in Any Place », « Cops and Cussedness », « Guff and Gunplay » et « Pests and Promises ». Les rôles portent des noms simples, parfois fantaisistes, parfois fonctionnels, comme Oliver Otbun, Black Ike, Jim ou Gideon Glassarm.
Quelques titres de cette période le montrent sous des identités diverses, du « maire » à « Sa Seigneurie », en passant par « le rival jaloux » ou « un avocat astucieux ». Il passe aussi par « Footlights and Fakers », « Bombs and Blunders », « Turks and Troubles », « Dubs and Drygoods », « Boasts and Boldness », « Worries and Wobbles » et « Shells and Shivers ». Cette abondance de courts formats fixe un mode de présence très lié au gag et à la mécanique du sketch.
La décennie suivante le retrouve dans d’autres productions burlesques. En 1919, il joue dans « Soapsuds and Sapheads », « Jazz and Jailbirds », « Mules and Mortgages », « Tootsies and Tamales », « Healthy and Happy », « Flips and Flops », « Yaps and Yokels », « Mates and Models », « Squabs and Squabbles », « Bungs and Bunglers » et « Switches and Sweeties ». En 1920, il passe à « Dames and Dentists », « Maids and Muslin », « Squeaks and Squawks », « Fists and Fodder », « Pals and Pugs », « He Laughs Last », « Springtime » et « The Decorator ».
Du burlesque au second plan
À partir des années 1930, Jimmy Aubrey réapparaît dans des productions plus espacées. Il tient un rôle non crédité dans « La Joyeuse Divorcée » en 1934, puis dans « The Gilded Lily » en 1935, où il figure comme purser. Ces apparitions placent son nom dans des films où sa présence s’inscrit dans un tissu de personnages secondaires.
En 1940, il participe à « Le Retour de l’homme invisible » en plainclothesman, toujours sans crédit, puis à « La Valse dans l’ombre » où il joue un Cockney in Air-Raid Shelter. L’année 1941 le voit dans « Dr. Jekyll et Mr. Hyde » en hanger-on. D’un film à l’autre, il traverse des univers de studio très différents sans quitter les marges de l’action.
La même logique se retrouve dans « La Vengeance de l’homme invisible » en 1944, où il incarne Wedderburn, l’aubergiste. Cette même année, il apparaît aussi dans « Jack l’éventreur ». En 1945, il est présent dans « Hangover Square », puis en 1946 dans « The Verdict » comme newsboy et dans « The Green Years » comme Speller. En 1947, « Des filles disparaissent » lui donne le rôle de Nelson, sans crédit.
Une présence durable au cinéma américain
Les titres retenus dessinent une activité étalée sur plus de 3 décennies. Jimmy Aubrey traverse le passage du court métrage burlesque aux productions de studio des années 1940, sans abandonner les emplois brefs, les silhouettes de tavernier, de policier ou de passant. Son nom change parfois d’orthographe dans les crédits, sous la forme James Aubrey Whitehead ou James Aubrey.
Le registre de ses rôles reste lié aux petites fonctions narratives, mais la continuité de sa présence frappe par la répétition des années et des formats. Il passe d’« The Decorator » et « His Jonah Day » à « Crazy House », où il figure en cameo appearance. Cette circulation entre le burlesque muet, le parlant et les studios hollywoodiens compose une histoire d’emploi plus qu’une ascension.
Jimmy Aubrey meurt le 2 septembre 1983 à 95 ans. Son travail laisse apparaître une figure du comique de troupe passée par les séries de courts métrages, puis par des productions plus dispersées où le visage reste reconnaissable, même quand le personnage ne l’est pas.
- 1914: « Oh, You Pop »
- 1915: « Skylight Sleep », « She's a Pippin », « Laughing Gas », « Safety First », « Bold Bad Boys », « Amateur Night », « The Sky Is the Limit », « Monkey Shines », « Matrimonial Bliss », « A Merry Chase »
- 1916: « Ach! Such Crimes! », « Hapless Happenings », « Starved to Death in a Restaurant », « A Matrimonial Mixup », « Jumps and Jealousy », « Hash and Havoc », « Rah! Rah! Rah! », « Shanks and Chivalry »
- 1917: « Speed and Spunk », « Jolts and Jewelry », « Somewere in Any Place », « Cops and Cussedness », « Guff and Gunplay », « Pests and Promises », « Footlights and Fakers », « Bombs and Blunders », « Turks and Troubles », « Dubs and Drygoods », « Boasts and Boldness », « Worries and Wobbles », « Shells and Shivers »
- 1919: « Soapsuds and Sapheads », « Jazz and Jailbirds », « Mules and Mortgages », « Tootsies and Tamales », « Healthy and Happy », « Flips and Flops », « Yaps and Yokels », « Mates and Models », « Squabs and Squabbles », « Bungs and Bunglers », « Switches and Sweeties »
- 1920: « Dames and Dentists », « Maids and Muslin », « Squeaks and Squawks », « Fists and Fodder », « Pals and Pugs », « He Laughs Last », « Springtime », « The Decorator »
- 1934-1947: « La Joyeuse Divorcée », « The Gilded Lily », « Le Retour de l’homme invisible », « La Valse dans l’ombre », « Dr. Jekyll et Mr. Hyde », « La Vengeance de l’homme invisible », « Jack l’éventreur », « Hangover Square », « The Verdict », « The Green Years », « Des filles disparaissent », « Crazy House »
Films et séries avec Jimmy Aubrey
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