Samuel Z. Arkoff: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Samuel Z. Arkoff en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
144
œuvres recensées
143 films · 1 série
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 2001
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1956, Samuel Z. Arkoff fonde avec James H. Nicholson la société American International Pictures. Né le 12 juin 1918 à Fort Dodge, dans l’Iowa, il signe alors le geste décisif qui le place au cœur d’une production américaine à bas coût, tournée vers les films d’exploitation et les genres populaires. Il meurt le 16 septembre 2001 à Burbank, en Californie.
American International Pictures, le pivot
La création d’American International Pictures en 1956 donne à Samuel Z. Arkoff un outil de travail durable. Le producteur s’adosse à une logique de fabrication rapide, pensée pour des films à budget contenu et circulation large. Cette méthode irrigue une série de titres où le fantastique, l’horreur et le cinéma d’ados dominent la liste des crédits. L’entreprise lui permet aussi de travailler sur des productions signées par d’autres noms repérables du cinéma américain de genre.
Parmi les premiers titres associés à son nom figure « The Beast with a Million Eyes » en 1955. Viennent ensuite « Girls in Prison », « The She-Creature » et « Runaway Daughters » en 1956. L’année suivante, il apparaît sur « Voodoo Woman », « Dragstrip Girl », « Rock All Night », « Invasion of the Saucer Men » et « Motorcycle Gang », puis sur « The Amazing Colossal Man » et « The Saga of the Viking Women and Their Voyage to the Waters of the Great Sea Serpent ». La cadence dit assez le type de production privilégié par AIP.
En 1958 et 1959, le même mécanisme se poursuit avec « Terror from the Year 5000 », « The Bonnie Parker Story », « Attack of the Puppet People », « Machine-Gun Kelly », « War of the Colossal Beast » et « Horrors of the Black Museum ». Arkoff reste au centre d’une production où les récits criminels, les mutations monstrueuses et les variations horrifiques se répondent d’un titre à l’autre.
Le règne des séries B
Samuel Z. Arkoff est présenté comme un spécialiste de la série B. Son nom circule sur des films qui s’installent dans cet espace précis, loin des machines de prestige, avec une économie de moyens assumée. « The Circle of Horror » n’apparaît pas ici, mais « Circus of Horrors » et « Space Men » en 1960, puis « Reptilicus », « Master of the World » et « Pit and the Pendulum » en 1961, prolongent la même logique. La liste se déploie ensuite avec « Premature Burial », « Journey to the Seventh Planet », « Night of the Eagle », « Tales of Terror » et « Panic in Year Zero! » en 1962.
La production se resserre encore autour des figures du fantastique en 1963 et 1964. Arkoff figure sur « The Raven », « Beach Party », « The Haunted Palace », « X », puis sur « The Comedy of Terrors », « The Last Man on Earth », « Muscle Beach Party », « Bikini Beach », « Pajama Party » et « The Tomb of Ligeia ». Les titres dessinent un territoire où l’épouvante côtoie le divertissement balnéaire et les variations parodiques, sans que le producteur quitte la logique d’ensemble d’AIP.
En 1965 et 1966, son nom reste lié à « Beach Blanket Bingo », « How to Stuff a Wild Bikini », « Sergeant Dead Head », « Terrore nello spazio », « Die, Monster, Die! », « Dr. Goldfoot and the Bikini Machine », « Queen of Blood » et « The Wild Angels ». La décennie suivante confirme la continuité d’un même principe de production, avec « Devil's Angels » en 1967 et « Wild in the Streets », « The Savage Seven » et « Three in the Attic » en 1968.
Fantastique, horreur, crime
Les années 1970 déplacent Samuel Z. Arkoff vers des titres qui gardent le même ancrage de genre. Il est crédité sur « De Sade » en 1969, puis sur « The Dunwich Horror », « Bloody Mama », « Dorian Gray », « Wuthering Heights » et « Cry of the Banshee » en 1970. Le producteur se maintient dans une zone où le fantastique voisin de l’adaptation littéraire et du récit criminel forme un ensemble identifiable.
À partir de là, la liste conserve cette orientation avec « Les Crocs de Satan » en 1970, puis « Mais qui a tué tante Roo? » en 1971, « Blacula, le vampire noir » en 1972 et « Guerra ao Império do Vício » en 1973. Loin de s’éparpiller, Arkoff reste associé à des productions qui travaillent le même fonds de macabre, de violence ou d’excès.
La fin de la décennie s’inscrit dans la même continuité avec « Les Rescapés du futur » en 1976, où son nom apparaît comme producer et executive producer, puis « Le Continent oublié » et « L'ouragan vient de Navarone » en 1977 et 1978, et « A Cidade do Horror » en 1979. La variété des titres ne rompt pas la cohérence d’un producteur qui continue à travailler sur des films de genre, souvent à la frontière du fantastique et du spectaculaire.
Les années 1980 et le retour ponctuel
Au début des années 1980, Samuel Z. Arkoff figure comme executive producer sur « Pulsions » en 1980. Deux ans plus tard, il apparaît encore sur « Les branchés du bahut » en 1984. Ces crédits prolongent une présence régulière sans changer la nature de ses choix, toujours attachés à des productions circulant dans les genres populaires.
La fin de sa présence au générique se lit avec « Hantise » en 1999, où il est à nouveau executive producer. En 1994, il apparaît aussi comme Shopkeeper dans « Rebel Highway ». Ce crédit d’interprétation reste isolé dans l’ensemble du relevé connu, alors que l’essentiel de son activité demeure celle d’un producteur.
Samuel Z. Arkoff meurt le 16 septembre 2001. Son nom reste attaché à une manière de fabriquer des films vite identifiables, de l’horreur au récit de bandes, avec une grande fidélité aux formats de l’exploitation américaine.
- 1956: fondation d’American International Pictures avec James H. Nicholson.
- 1972: « Blacula, le vampire noir », comme executive producer.
- 1976: « Les Rescapés du futur », comme producer et executive producer.
- 1980: « Pulsions », comme executive producer.
- 1999: « Hantise », comme executive producer.
Films et séries produits par Samuel Z. Arkoff
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Galerie photos de Samuel Z. Arkoff
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.























































