Carl Weathers: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Carl Weathers en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
90
œuvres recensées
47 films · 43 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2020
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1976, « Rocky » fait entrer Carl Weathers dans une série qui va le suivre longtemps. Le film de John G. Avildsen le distribue en Apollo Creed, premier adversaire puis ami de Rocky Balboa. Deux ans plus tard, l’ancien joueur de football américain passe au cinéma d’action avec « Chasse à mort » et les années 1980 fixent son visage dans une autre zone du cinéma populaire américain.
De la NFL à « Rocky »
Carl Weathers naît le 14 janvier 1948 à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Avant d’entrer dans le cinéma, il joue au football américain dans l’équipe des Oakland Raiders, puis dans celle des Lions de la Colombie-Britannique. En 1974, il obtient un diplôme en arts du théâtre à l’Université d’État de San Diego et quitte le sport de compétition pour se consacrer à son art.
La bascule se produit deux ans plus tard avec « Rocky ». Apollo Creed y apparaît comme le boxeur qui ouvre la route au héros, puis revient dans « Rocky 2 », « Rocky 3, l’œil du tigre » et « Rocky IV ». Le personnage se déplace d’un film à l’autre, de la rivalité sportive à une relation plus large avec Rocky Balboa, jusqu’à sa mort au début de « Rocky IV ».
Par ailleurs, Weathers ne reste pas cantonné au ring fictif. Il tourne dès 1975 dans « La panthère est de retour » et « Bucktown », puis passe par « Rencontres du troisième type » en 1977. Ces premiers films installent un acteur qui circule vite d’un plateau à l’autre, sans s’enfermer dans un seul type de rôle.
Les années d’action
« Predator », sorti en 1987, donne à Carl Weathers le major George Dillon. Le film de John McTiernan le place face à Arnold Schwarzenegger et Jesse Ventura. Cette présence confirme une attirance du cinéma des années 1980 pour des personnages d’officiers, de soldats et de chefs de groupe, terrain où Weathers trouve une ligne claire.
La même décennie le mène vers « Action Jackson » en 1988, où il joue le sergent Jericho 'Action' Jackson. Il avait déjà tenu le rôle de Sundog / George Washington Lincoln Brown dans « Chasse à mort » en 1981, puis celui du sergent Weaver dans « L’Ouragan vient de Navarone » et du major Dillon dans « Predator ». Ces personnages s’inscrivent dans une période où son nom reste lié à des films de genre très identifiables.
En 1996, « Happy Gilmore » l’écarte du seul registre du film d’action. Il y joue Chubbs Peterson, puis reprend le rôle dans « Little Nicky » en 2000. Quelques années plus tard, « The Sasquatch Dumpling Gang » en 2006, puis « The Comebacks » en 2007 prolongent cette circulation entre comédie et second plan, sans abandonner les silhouettes de costaud qu’il a souvent portées.
La télévision et la mise en scène
Dès 1975, Carl Weathers apparaît dans une série de programmes télévisés : « Kung Fu », « Good Times », « Section 4 », « L’Homme qui valait trois milliards », « Cannon » et « Switch ». L’année suivante, il passe par « McCloud », « Starsky et Hutch », « Barnaby Jones » et « Serpico ». Cette présence régulière à la télévision accompagne sa progression au cinéma, sans l’y enfermer.
En 1986, il tient le rôle-titre de « Fortune Dane » et joue Cullen Monroe dans « The Defiant Ones ». La décennie suivante, il interprète le colonel Brewster dans « L’Enfer du devoir » entre 1989 et 1990, puis Adam Beaudreaux dans « Street Justice » de 1991 à 1993. Sur cette période, les téléfilms et les séries lui offrent un autre rythme de travail, avec des rôles plus étalés dans le temps.
Il passe aussi à la réalisation. Les crédits connus mentionnent « New York, police judiciaire » en 1990, « Strong Medicine (La Vie avant tout) » en 2000, « Arrested Development » en 2003, « Chicago Med » en 2015, « FBI » en 2018, « Hawaii 5-0 » en 2010 et « The Mandalorian » en 2019. À partir de là, il partage son temps entre jeu et mise en scène pour la télévision.
De Greef Karga à la voix de l’animation
En 2010, Weathers interprète aussi le God of Basketball dans « Regular Show ». Cinq ans plus tard, il prête sa voix à Omnitraxus Prime dans « Star Butterfly ». Le doublage prend ensuite une place plus nette avec « Toy Story 4 » en 2019, où il incarne Combat Carl.
La même année, « The Mandalorian » lui donne Greef Karga. La série lui ouvre aussi un espace de réalisation, puisqu’il y dirige plusieurs épisodes dans ses trois saisons. Ce double rôle, jeu et mise en scène, vient tard dans sa carrière et résume une pratique déjà présente à la télévision depuis des années.
Il apparaît encore dans « Magnum » en 2018 sous les traits de Dan Sawyer. Ses derniers crédits connus le font donc circuler entre animation, fiction de franchise et séries contemporaines, sans quitter les zones où il avait déjà travaillé depuis longtemps.
Les derniers écrans
Carl Weathers meurt le 2 février 2024 à l’âge de 76 ans. Sa mort met fin à une présence liée à quelques repères nets : Apollo Creed dans la saga « Rocky », le major Dillon dans « Predator », Chubbs Peterson dans « Happy Gilmore », Greef Karga dans « The Mandalorian ». Ces noms suffisent à traverser une partie importante du cinéma et de la télévision américains des 50 dernières années.
Avant cela, il avait aussi participé à « Creed : L’Héritage de Rocky Balboa » en 2015 et à « Creed II » en 2018 à travers des images d’archive. Son travail ne se limite pas aux apparitions marquantes : il comprend des films, des séries, des téléfilms, de la réalisation et de la voix. La ligne la plus durable reste pourtant celle qui part de « Rocky » et rejoint les dernières saisons de « The Mandalorian ».
Films et séries avec Carl Weathers
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