James Cagney: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de James Cagney en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
95
œuvres recensées
93 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1928
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1931, « L'Ennemi public » place James Cagney au centre d'un film de gangsters qui attire d'emblée l'attention. La scène du pamplemousse écrasé sur le visage de Mae Clarke fixe une manière de jouer qui refuse la raideur des gangsters de studio.
De Manhattan à Broadway
James Francis Cagney naît le 17 juillet 1899 à Manhattan. Issu du Lower East Side, il grandit dans une famille de sept enfants. Son père est barman et boxeur amateur d’origine irlandaise, sa mère vient d’une ascendance mêlant Irlande et Norvège.
En 1918, il sort de la Stuyvesant High School. L’année suivante, il apparaît dans Every Sailor, costumé en femme dans le chœur de la revue. Cette première présence professionnelle ouvre une période de vaudeville et de music-hall à Broadway, où il danse et joue pendant plusieurs années.
En 1925, il obtient un premier rôle important. Trois ans plus tard, la pièce Penny Arcade lui donne une place principale et attire l’attention d’Al Jolson, qui achète les droits d’une adaptation cinématographique avant de les revendre à Warner Bros. avec Joan Blondell et James Cagney dans les rôles créés sur scène.
La Warner et les rôles de dur
Après Penny Arcade, Warner Bros. lui signe un contrat initial de 400 $ par semaine pour 3 semaines, puis prolonge l’accord quand le studio découvre les premiers éléments du film. En 1930, Au seuil de l’enfer le fait entrer dans un cycle de films criminels où sa diction rapide et son énergie physique prennent une place nette.
« L'Ennemi public », en 1931, lui apporte un rôle qui devient l’un des plus commentés de l’époque. Le film le place au premier plan du cinéma de gangsters, et la violence sèche du geste compte autant que la réplique. Quelques années plus tard, « Les Anges aux figures sales » lui vaut une première nomination à l’Oscar du meilleur acteur en 1938.
En 1935, il attaque Warner Bros. pour rupture de contrat et obtient gain de cause. Pendant que le conflit se règle, il tourne pour Grand National Films Hollywood Hollywood et Ennemis publics. Cette même année, il s’éloigne d’un cadre studio qui avait longtemps fixé son emploi dans des rôles de dur, tout en revenant ensuite vers Warner dans des conditions plus favorables.
Danser dans les marges du gangster
En 1933, James Cagney obtient que des scènes de danse entrent dans ses films. Le geste compte dans une carrière où le corps ne sert pas seulement à menacer, mais aussi à déplacer la rigidité des rôles qu’on lui propose.
« Les Fantastiques Années 20 », en 1939, puis « Ville conquise », en 1940, le replacent dans des registres criminels marqués par la tension urbaine. En 1949, « L'enfer est à lui » offre un autre sommet de cette veine, avec le personnage d’Arthur Cody Jarrett. Le film prolonge une association très forte entre Cagney et les figures de hors-la-loi, sans le réduire à une seule manière de jouer.
En 1942, il fonde Cagney Productions. La même période le voit présider la Screen Actors Guild de 1942 à 1944 et participer à de nombreuses tournées de l’United Service Organizations avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Jack Warner le surnomme « l’opposant professionnel », formule qui dit assez son rapport de force avec le studio.
L’Oscar pour George M. Cohan
En 1942, « La Glorieuse Parade » lui apporte l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de George M. Cohan. Le film déplace James Cagney vers la comédie musicale, sans effacer ce qui faisait déjà sa réputation de rythme et de précision dans le geste.
Il reçoit une troisième nomination en 1955 pour « Les Pièges de la passion », avec Doris Day. Ce retour aux distinctions arrive après plusieurs décennies où sa présence au cinéma reste liée à Warner Bros., qu’il quitte et retrouve à plusieurs reprises.
En 1950, il apparaît dans Robert Montgomery Presents dans le rôle de George Bridgeman. En 1961, « Un, deux, trois » le place dans la peau de C. R. MacNamara. Le film montre un comédien capable de passer d’un univers de studio à une mécanique verbale plus vive, sans renoncer à son articulation sèche ni à son sens du tempo.
Retours, honneurs et archives
En 1961, James Cagney prend sa retraite du théâtre et de la danse. Vingt ans plus tard, il revient pour « Ragtime », sorti en 1981, où il interprète New York Police Commissioner Rhinelander Waldo. Ce rôle tardif s’inscrit dans une carrière qui continue d’être citée par les institutions hollywoodiennes et les programmes de mémoire du cinéma américain.
En 1973, The American Film Institute Salute to... le montre déjà comme un nom célébré pour lui-même. En 1974, il reçoit l’AFI Life Achievement Award, puis la Médaille présidentielle de la Liberté en 1984. Le Kennedy Center Honors et le Screen Actors Guild Life Achievement Award complètent cet ensemble de distinctions.
James Cagney meurt le 30 mars 1986 à Stanford, à 86 ans. Des archives comme « Les cadavres ne portent pas de costard », « You Must Remember This: The Warner Bros. Story » ou « This Is Bob Hope... » gardent sa présence à l’écran dans des fragments de mémoire filmée, tandis que Sly: Stallone par Stallone reprend encore des images de son jeu.
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